<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-29396835</id><updated>2012-02-02T02:48:12.414-08:00</updated><category term='Micronouvelles en ligne'/><category term='Nouvelle en ligne'/><category term='Life and all this kind of stuffs...'/><category term='Journal des Nouveautés'/><category term='Dreams and all that kind of stuffs'/><category term='Trads en ligne'/><category term='Appel à textes'/><category term='Poèmes en ligne'/><category term='Extraits de roman en ligne'/><category term='Chroniques littéraires : La solitude de l&apos;Espingouin'/><category term='Retours de salon'/><category term='Foire à l&apos;empoigne littéraire'/><title type='text'>Un coin de ciel entre Salem et Midian</title><subtitle type='html'>Blog de Jacques Fuentealba - Littérature, écriture, traduction, coups de geule, coups de déprime, coups de barre (de rire)</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://mandesandre.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29396835/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mandesandre.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Jacques Fuentealba</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05632382363708981191</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>44</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29396835.post-8258663245080097221</id><published>2010-01-17T05:06:00.000-08:00</published><updated>2010-03-29T16:22:15.649-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Journal des Nouveautés'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Une interview dans la Gazette de MéluZine n°3 (sortie en Février 10)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On m'a proposé de répondre à quelques questions pour la &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Gazette de MéluZine&lt;/span&gt;. Je vous offre ici en exclusivité trois réponses à des questions qui ne seront pas, faute de place, dans les colonnes de la Gazette :D&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;MéluZine : Pouvez-vous nous parler de l’édition professionnelle ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est impératif de parvenir à se constituer un réseau pour espérer pouvoir y travailler. On peut passer des années à taper à une porte avant qu’on vous ouvre. C’est lassant, mais les éditeurs sont débordés et ont l’embarras du choix : tout le monde veut écrire en France, quant aux traducteurs, il n’y a qu’à se baisser pour ramasser des candidats (après s’ils font l’affaire, c’est autre chose). Le copinage que l'on peut observer dans le fanzinat est là aussi bien présent. Cependant, il ne faut pas s’imaginer que les éditeurs ont des positions en or : on a tendance à idéaliser ce métier. Je connais pas mal de petits éditeurs qui galèrent !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;MéluZine : Et du fandom hispanique ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le fandom espagnol est plus petit que le français, en un sens, plus dynamique également, tout en étant moins reconnu par le grand public de son pays. J’ai eu l’occasion en 2009 d’aller à la Convention nationale de SF à Huesca et j’en suis revenu avec une impression très positive. Les conférences étaient vraiment intéressantes et les intervenants pointus. Ce qui m’a particulièrement marqué, c’est la jeunesse des auteurs d’horreur qui se sont réunis dans l’association Nocte, laquelle fêtait sa première année d’existence. Ils ont fait une présentation de l’association – en étant à peu près aussi nombreux que l’assistance ! – avec douze ou treize auteurs présents, et on sentait vraiment qu’ils en voulaient, qu’ils essayaient d’avancer en groupe, de se faire connaître comme les représentants d’un genre et qu’ils avaient des projets. Depuis quelques années, on ressent un vide au niveau des revues espagnoles, suite à la disparition de certains titres tels que Solaris ou Gigamesh. Cela aurait pu rendre plus difficile l’émergence d’une nouvelle génération d’auteurs si Internet n’avait pas pris le relais. Il est intéressant de remarquer que les liens avec l’Amérique latine sont plus étroits que ceux de notre pays avec la francophonie.&lt;br /&gt;Pour ce que j’ai pu en voir, les phénomènes de copinage et les petites guéguerres entre membres du fandom sont malheureusement loin d’être une exclusivité franco-française.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;MéluZine : Lorsque vous écrivez ou que vous planifiez un récit, recourrez-vous des techniques spéciales ? Des ruses d’auteur ? Des gestes fétiches ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eh bien… ça dépend vraiment du feeling. J’essaie le plus souvent d’avoir un plan assez précis (que je garde dans la tête ou transpose  à la fin de mon doc Word en gestation) ou d’avoir au moins une direction approximative avec une fin claire. J’apprécie particulièrement de pouvoir ressentir une ambiance propre à l’histoire que je suis en train d’écrire, mais cela ne se commande pas toujours. Quand je « tiens » l’ambiance de l’histoire, et c’est plutôt le cas sur des nouvelles courtes, que je sens les phrases qui viennent toutes seules, alors le texte peut s’écrire très vite.&lt;br /&gt;Concernant les micro-nouvelles, je dois être vigilant, parce qu’elles peuvent me venir à tout instant : je me balade tout le temps avec un carnet. Le surgissement d’idées pour des microfictions se fait quand même souvent par périodes. Et c’est un peu comme collier de perles, on tire sur une idée, et une autre suit derrière, ainsi de suite.&lt;br /&gt;Sur les textes longs, il arrive parfois que j’en vienne à faire ce que j’appelle « forcer l’écriture ». Il faut pour cela avoir un plan béton, bien détaillé et avoir réfléchi à l’univers. Je sais alors ce que je dois écrire pour aller du point A au point B de mon histoire, avec les étapes et tout, et du coup, même si je n’ai pas l’inspiration sur le moment, je me force à écrire le passage en question, ne serait-ce que pour avancer et passer à la suite.&lt;br /&gt;Pour les ruses d’auteur, quand je cherche activement des idées, pour un appel à textes,par exemple, selon que le sujet est plus ou moins « bateau », j’essaie dans un premier temps de faire un inventaire rapide de ce qui a déjà été faits, pour m’en démarquer en tachant de fouiller les origines des mythes et voir les explications ou les distorsions que je pourrais apporter dessus.&lt;br /&gt;Certains auteurs ont effectivement des gestes fétiches, des rituels de mise en condition. Je n’en ressens pas vraiment le besoin. Question d’état d’esprit, je pense… et d’organisation (ou désorganisation, dans mon cas). Je peux écrire dans les transports, dans une salle d’attente, chez moi… Après, c’est vrai qu’on a parfois besoin de se caler confortablement dans une bulle de tranquillité pour être le plus productif possible. Parfois la musique (souvent du métal symphonique, mais pas toujours) m’aide à écrire, parfois au contraire, elle me dessert.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La suite dans la &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Gazette de MéluZine&lt;/span&gt; n°3, donc, où j'évoquerai entre autres des choses dont seuls Xavier Dollo semble encore se rappeler, ou je dirai deux mots sur mon actualité littéraire et d'autres joyeusetés !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29396835-8258663245080097221?l=mandesandre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mandesandre.blogspot.com/feeds/8258663245080097221/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=29396835&amp;postID=8258663245080097221' title='6 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29396835/posts/default/8258663245080097221'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29396835/posts/default/8258663245080097221'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mandesandre.blogspot.com/2010/01/une-interview-dans-la-gazette-de.html' title=''/><author><name>Jacques Fuentealba</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05632382363708981191</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29396835.post-8305572178214887141</id><published>2009-04-19T09:19:00.000-07:00</published><updated>2009-04-20T07:11:24.649-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Foire à l&apos;empoigne littéraire'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;PLAGIAT : SCRUPULES, EMMERDES ET CONSIDERATIONS !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me suis retrouvé dans la délicate position (à presque minuit, l'heure du crime, en plus) de découvrir un plagiat, il y a deux trois jours, et de confondre son plagiaire.&lt;br /&gt;J'en dirais peut-être plus, ou pas, sur ce blog ou ailleurs, comme je ne suis pas concerné au premier chef, mais j'avais envie de porter à votre réflexion les mécanismes derrière cet acte qui, selon moi, à lui seul mériterait le rétablissement de la peine de mort !&lt;br /&gt;J'étais donc en train de corriger une des revues à laquelle je participe quand je me rends compte que ce texte m'est étrangement familier. Arrivé à la fin de la première page, ma conviction est faite. J'ai déjà lu ça ailleurs, je sais où et en plus je connais le nom de l'auteur et du texte, pas de problème.&lt;br /&gt;Je prends la traduction du texte américain, je prends le texte "original" paru en français et ça sent effectivement la grosse resucée. Le personnage d'ouverture boit du thé dans un texte, du café dans l'autre, mais sinon c'est la même chose, les noms seuls diffèrent !&lt;br /&gt;J'avoue être tombé sur le cul, sur le coup (oui, les deux). Je contacte direct le traducteur de la nouvelle que je corrigeais donc, puis le rédacteur en chef de la revue spoliée, puis l'autre rédacteur en chef... Et on arrive bien à la même conclusion. Ce qu'il y a de bien avec l'imaginaire en France, c'est que finalement, tout le monde se connaît !&lt;br /&gt;Donc la nouvelle de la spoliation a déjà commencé à circuler en privé et en même temps qu'on se penche sur ça, on se rend compte que le gus n'en ait a priori pas à son premier plagiat, et qu'il a déjà vandalisé au moins un autre texte du même auteur...&lt;br /&gt;Et moi qui aimait beaucoup ce qu'il faisait... oui, bah je comprends maintenant !&lt;br /&gt;On prend un auteur de talent, mais pas connu sous nos lattitudes, on se fait sa petite trad tranquilou, on colle son nom et on envoie ça à gauche à droite... Et ça marche, enfin, ça eût marché !&lt;br /&gt;Je me demande cependant, et c'est le cœur de ce billet, comment on peut avoir le toupet de faire ce genre de truanderies. La même semaine, je taquinais gentiment une amie auteure pour sa paranoïa. Elle cherchait tous les moyens possibles et imaginables pour protéger ses textes. Apparemment, ce que disait ma Céline : "A partir du moment où l'œuvre est créé, elle est automatiquement protégée" ne lui suffisait pas.&lt;br /&gt;Maintenant, en fait, ça ne me rend pas tellement plus paranoïaque que ça, personnellement. Je me dis que si on veut nous plagier, on peut toujours y parvenir, rien ne nous garantit pas, qu'en ce moment même, on ne soit pas en train de récupérer un de mes textes qui traînent, de le retoucher un peu et de l'envoyer à un rédacteur en chef ou un éditeur.&lt;br /&gt;On avait déjà d'ailleurs publié un de mes poèmes sur un forum, sans rappeler que j'étais l'auteur, le pillage avait été signalé par un autre membre du forum, sans que je n'ai trouvé à redire ou intervenir :&lt;br /&gt;&lt;a href="http://forum.doctissimo.fr/sante/cannabis/flibuste-sanglante-sujet_148495_3.htm"&gt;http://forum.doctissimo.fr/sante/cannabis/flibuste-sanglante-sujet_148495_3.htm&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Au moment de traduire une nouvelle de Emilia Pardo Bazán, dans Borderline n°3, "La resucitada", j'étais tombé sur un site avec un guignol qui avait mis le texte en ligne en disant en gros : regardez le chouette texte que je viens de finir avec mes petits doigts boudinés.&lt;br /&gt;A cela je réponds : une décharge de chevrotine dans les testicules ! C'est tout ce que méritent les plagiaires ! Ou on leur coupe les mains pour qu'ils arrêtent leurs méfaits... Car c'est peut-être le pire des crimes, déposséder un auteur de ses rêves devenus manifestations physiques, de son intimité émotionnelle, de ses opinions, de ses personnages, de tout ce qu'il veut partager avec un public, le plus large possible, bref le déposséder de son monde intérieur !&lt;br /&gt;Hum ! Non, bon restons dans le domaine de la simple considération des motifs... et rappelons-nous la leçon de l'ami Anaël, qui me disait encore récemment : "Jacques, tu n'es pas ton texte !"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu'est-ce qui peut bien pousser un &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;"&lt;/span&gt;artiste&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;"&lt;/span&gt; (en gras, les guillemets !) à spolier l'oeuvre d'un créateur. Pour qu'il y ait plagiat, il faut au moins que le plagiaire apprécie l'œuvre qu'il détourne, non ? Qu'il se dise : "Waaaoh ! Ce texte/cette chanson, c'est trop fort !"&lt;br /&gt;Sans appréciation de l'œuvre, il n'y aurait sûrement pas volonté de le piller.&lt;br /&gt;Mais à ce premier mouvement du cœur, doit s'en ajouter un autre, qui étouffe tout simplement l'admiration naissante, sincère : la jalousie. Peut-être aussi le sentiment de sa propre nullité.&lt;br /&gt;"Comment ! Machin est arrivé à pondre un texte comme ça, à le vendre à tant, à telle revue !"&lt;br /&gt;S'ensuit sûrement le classique : "Pourquoi lui et pourquoi pas moi ?"&lt;br /&gt;Le ghetto de l'imaginaire en France, et j'imagine que ce doit être comme ça ailleurs, est peuplé d'âmes en peine qui barbotent dans un mélange d'auto-satisfaction et lamentations sur le mode Caliméro.&lt;br /&gt;C'est toujours désagréable de se prendre un refus de nouvelle, plus encore de roman, de la part de rédacteurs en chef ou d'éditeurs, dont on se demande souvent en quoi ils sont plus compétents que nous pour juger de la qualité d'une œuvre.&lt;br /&gt;J'imagine qu'à la longue, des aigris ou des rageux conçoivent de tels stratagèmes : On pique le texte d'un autre, on le retravaille un peu (ou même pas) et on le publie à son nom. Après tout, cet autre, là, est un salaud qui ne mérite pas son talent. C'est moi qui aurais dû écrire cette nouvelle !!&lt;br /&gt;Est-ce que le raisonnement va aussi loin ?&lt;br /&gt;Et le déni de réalité ?&lt;br /&gt;Quel est le degré de conscience ou d'inconscience ? Se dire qu'on ne se fera jamais attraper... C'est un peu court, un peu naïf même. Mais ça doit effectivement marcher, dans certains cas. Par exemple, qui saurait en France de nos jours que tel texte plagié serait en fait l'œuvre d'un moldave de la fin du XIXème ? Pourtant, le risque existe toujours... Et le coût risque d'être très élevé, dans un milieu comme le nôtre où comme précisé plus haut, tout le monde se connaît (et se fait des poutous ou se bouffe le nez, mais ça c'est un autre débat).&lt;br /&gt;Je suppose que sa réputation, au plagiaire qui m'a inspiré ce billet, va être carbonisée en quelques semaines... Le mouvement naturel dans le ghetto de l'imaginaire, c'est bien souvent la curée, dès que l'occasion se présente de déchiqueter un "camarade" tombé à terre. Mais ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit, dans son cas précis, je ne verserais pas une larme sur son sort !&lt;br /&gt;Quel est dans tous les cas le rapport du plagiaire à son plagiat, avant que le méfait ne soit éventé :&lt;br /&gt;Comment peut-on en parler, si on vous demande comment l'idée vous est venue, si on essaie de vous en faire décortiquer le style et le contenu ?&lt;br /&gt;Lui souhaite-t-on le plus grand public possible, ou au contraire, une diffusion restreinte, parce qu'on a honte après coup, ou un peu peur peut-être de se faire attraper ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, comment se regarde-t-on dans la glace, après ça ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Edit du lundi 20 avril : L'auteur français se défend en indiquant qu'il a publié cette nouvelle et d'autres sur des forums anglosaxons et qu'il aurait ainsi pu se les faire piquer. Alors, qui a copié sur l'autre ? Le plagiat existe toujours, dans un sens ou dans l'autre ! Affaire à suivre...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29396835-8305572178214887141?l=mandesandre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mandesandre.blogspot.com/feeds/8305572178214887141/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=29396835&amp;postID=8305572178214887141' title='4 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29396835/posts/default/8305572178214887141'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29396835/posts/default/8305572178214887141'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mandesandre.blogspot.com/2009/04/plagiat-scrupules-emmerdes-et.html' title=''/><author><name>Jacques Fuentealba</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05632382363708981191</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29396835.post-7410900762301384292</id><published>2009-04-19T09:03:00.000-07:00</published><updated>2009-04-19T09:07:13.588-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Micronouvelles en ligne'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;COUCOUCHE-PAPIER !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un projet mort-né, du moins dans sa forme première, me fait tchatter à ce sujet avec l'un des auteurs normalement prévu : Santiago Eximeno. Il n'a vraiment pas le temps... Sans amertume aucune, ça m'a amené à écrire une flash fiction que je partage avec vous et qui vous expliquera de quoi il retourne, dans les deux langues !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;¡Pañapel!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Santiago echaba de menos al mítico síndrome de la página blanca. Estaba cambiando a su niña y a él le perseguía el síndrome del pañal lleno.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Coucouche-papier !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Santiago regrettait le mythique syndrome de la page blanche. Il changeait sa fille, et lui, c’était le syndrome de la couche pleine qui le poursuivait.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29396835-7410900762301384292?l=mandesandre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mandesandre.blogspot.com/feeds/7410900762301384292/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=29396835&amp;postID=7410900762301384292' title='1 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29396835/posts/default/7410900762301384292'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29396835/posts/default/7410900762301384292'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mandesandre.blogspot.com/2009/04/coucouche-papier-un-projet-mort-ne-du.html' title=''/><author><name>Jacques Fuentealba</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05632382363708981191</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29396835.post-5086244780216591401</id><published>2009-03-03T14:03:00.000-08:00</published><updated>2009-03-03T14:04:42.280-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques littéraires : La solitude de l&apos;Espingouin'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;El Libro de las Voces de Carlos Gardini (in Premio UPC 2001 – ediciones B (2002) – environ 170000 signes&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Roman de space opera à fortes tonalités mystiques.&lt;br /&gt;Gardini traite dans ce roman court finaliste du prestigieux prix UPC 2001 de la révélation d’un marin, Andreï Lamar, qui en parvenant à comprendre les voix qui lui parlent, deviendra Arcángel. Ce pêcheur de primadonnas, d’étranges créatures évoquant les sirènes, voit en effet son destin bouleversé par sa capacité à entendre les « voix de la nuit », le Hálito (souffle) divin aussi appelé la língula sacra. Le plus souvent, dans son monde, Delfos, les gens entendant de telles voix finissent par devenir des fous méprisés, craints ou vénérés selon la culture. Surveillé depuis longtemps par une troupe nomade de cirque, la Cálifa, et plus particulièrement Tania Tok, appelée à devenir sa veuve, Lamar échappe à une tentative de meurtre de l’ordre religieux majoritaire, les Edenistas. Ces derniers professent une forme de résignation spirituelle, terre à terre, en prônant que le Paradis ne doit pas être cherché dans les étoiles, il est là, sur Delfos, à portée de main.&lt;br /&gt;Tania Tok emmène Andreï dans le désert, où il rencontre le reste de la Cálifa avant de devoir subir l’épreuve qui décidera de son statut de dómine (homme capable d’entendre les voix) et surtout de futur prophète.&lt;br /&gt;Abandonné dans le désert, Andreï se retrouve entouré par les terribles raspodas, un peuple de nomades du désert spécialisés dans le trafic d’esclaves. Il pense devenir leur captif, mais quand il se met à leur crier dessus en língula sacra et qu’il s’écroule, ils ne sont plus là à son réveil. Il se retrouve littéralement transporté, sa conscience file dans l’espace… Et à partir de ce moment, le roman s’ouvre vraiment sur sa dimension space opera/science-fiction, sans jamais perdre sa portée mystique. En esprit, il rencontre le DIAL – Dispositif d’Intelligence Artificielle Limitée – qui est à l’origine de ces voix…. Et à l’origine de la vie sur cette planète. Coupé un temps de la population de Delfos, il cherche à reprendre contact avec elle et à intervenir à nouveau dans son développement, à travers un Arcángel. Lamar supportera l’afflux d’informations transmis par le DIAL et sera à même de remplir sa mission et bien plus encore. Il découvrira l’origine de ce DIAL et donnera un nouveau destin à sa planète. En ce sens, la fin est époustouflante avec une gradation vertigineuse des révélations concernant l’univers développé dans ces pages.&lt;br /&gt;On retrouve dans ce roman des thèmes chers à Gardini tels que la combinaison (qu’elle se traduise par l’affrontement ou la complémentarité) entre science et religion, la construction de sociétés étranges aux modes de fonctionnement absurdes voire cruels. Dans El Libro de la Voces, jusqu’à l’étourdissement, il utilise des grands thèmes propres au mysticisme religieux, tels que le fait d’entendre des voix, le parler en langues, le ravissement aux cieux et également propres à la cosmogonie (Création du monde, des espèces vivantes)… en ajoutant une dimension technologique, mais sans jamais non plus vider ce mysticisme de son sens. C’est là la grande force de l’œuvre, ce qui nous amène, nous, lecteur, à nous poser de nombreuses questions sur les mécaniques d’une révélation, d’une religion quelles qu’elles soient. Tout cela, tout en parvenant à développer une intrigue solide, riche en rebondissements, avec des personnages souvent fascinants et un monde dans lequel on rentre sans difficulté avec un réel plaisir, d’autant que les révélations de plus en plus importantes nous permettent d’en découvrir l’envers du décor. Comme toujours, grâce à sa grande maîtrise de l’écriture, Gardini parvient à faire passer énormément d’émotions, d’idées et ouvre des abîmes de réflexions pour le lecteur sans jamais que la force de sa narration, de ses descriptions, des actions et de l’intrigue n’en pâtissent.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29396835-5086244780216591401?l=mandesandre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mandesandre.blogspot.com/feeds/5086244780216591401/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=29396835&amp;postID=5086244780216591401' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29396835/posts/default/5086244780216591401'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29396835/posts/default/5086244780216591401'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mandesandre.blogspot.com/2009/03/el-libro-de-las-voces-de-carlos-gardini.html' title=''/><author><name>Jacques Fuentealba</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05632382363708981191</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29396835.post-640374591902596142</id><published>2009-01-13T13:09:00.000-08:00</published><updated>2009-01-13T13:11:18.972-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Poèmes en ligne'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Même sans comprendre&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je prends la mesure de l’incompréhension&lt;br /&gt;Elle palpite, sauvage, désarticulée,&lt;br /&gt;En apparence proche, en fait reculée&lt;br /&gt;Rythme ancré dans mon crâne, vibrante pulsion&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Imparfait, l’Homme en pensée tout comme en action,&lt;br /&gt;Vacille pour au final s’effondrer, acculé&lt;br /&gt;Par le destin, sa poignée de rêves brûlés&lt;br /&gt;Rejoint les braises de ses erreurs et questions&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même sans comprendre, j’éprouve et je savoure,&lt;br /&gt;Je donne une couleur à tout ce qui m’entoure,&lt;br /&gt;Nourris la vie à l’intérieur de notre vie&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’écho de nos âmes et l’appel de l’amour&lt;br /&gt;Jouent à se répondre, recouvrant les tambours&lt;br /&gt;De l’incompréhension pour servir nos envies&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Un sonnet pour ma chérie tant... chérie ! en écho à son blog...&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29396835-640374591902596142?l=mandesandre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mandesandre.blogspot.com/feeds/640374591902596142/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=29396835&amp;postID=640374591902596142' title='3 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29396835/posts/default/640374591902596142'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29396835/posts/default/640374591902596142'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mandesandre.blogspot.com/2009/01/mme-sans-comprendre-je-prends-la-mesure.html' title=''/><author><name>Jacques Fuentealba</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05632382363708981191</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29396835.post-398343321684213383</id><published>2009-01-10T02:15:00.000-08:00</published><updated>2009-01-10T02:28:46.201-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Trads en ligne'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Un savoir inutile&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;de sergio Gaut Vel Hartman&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On passe sa vie à essayer d’imaginer comme ce sera d’être mort. Et une fois qu’on le sait, ça ne sert à rien. Je m’explique, l’univers entier devient une chambre Gesell et tu as beau écraser ton visage contre la vitre : personne ne te voit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Pour la petite histoire, cette nouvelle fait partie d'un ensemble de six micros nouvelles parues sur le site &lt;a href="http://www.letrasdechile.cl/mambo/index.php?option=com_content&amp;task=view&amp;id=795&amp;Itemid=40"&gt;Letras de Chile&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;ON trouvera une autre nouvelle de cette sélection sur le site Antre-Lire et d'autres devraient également suivre toujours sur l'Antre-lire et toujours traduite par mes soins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29396835-398343321684213383?l=mandesandre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mandesandre.blogspot.com/feeds/398343321684213383/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=29396835&amp;postID=398343321684213383' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29396835/posts/default/398343321684213383'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29396835/posts/default/398343321684213383'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mandesandre.blogspot.com/2009/01/un-savoir-inutile-de-sergio-gaut-vel.html' title=''/><author><name>Jacques Fuentealba</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05632382363708981191</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29396835.post-1849094386261787712</id><published>2009-01-09T13:34:00.000-08:00</published><updated>2009-01-10T03:22:17.885-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques littéraires : La solitude de l&apos;Espingouin'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_w7nkxnULU80/SWfeC3eDgbI/AAAAAAAAAKw/T9W9MGTucx4/s1600-h/couverture+-+Peregrinos+de+Marte.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 266px; height: 400px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_w7nkxnULU80/SWfeC3eDgbI/AAAAAAAAAKw/T9W9MGTucx4/s400/couverture+-+Peregrinos+de+Marte.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5289440428201050546" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Je voulais vous parler aujourd'hui d'un texte qui m'a réellement séduit, dès le moment où j'ai lu des critiques à son sujet, avant même de l'avoir entre les mains ! Les chroniques lues sur le net étaient dithyrambiques... Après pas mal d'aller-retour entre auteurs et éditeurs espagnols de l'imaginaire, j'arrivai à avoir le mail de l'auteur. Super, il m'envoyait le roman par la Poste ! Mais pas le temps d'attendre, je lui demandai la version PDF, que je dévorai avant que le courrier n'arrive, lecture à l'écran, des heures durant, des yeux éclatés comme ceux des lapins albinos des labos... !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà ci-dessous un avis plus construit, qu'une simple suite d'exclamations hyperboliques !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Peregrinos de Marte de José Antonio Suárez (257 pages, ediciones Espiral)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce roman de science-fiction présente la vie de deux scientifiques en 2098 occupant une base sur Mars. Il se compose de deux narrations à focalisation interne centrée sur chacun des personnages avec alternance systématique des deux points de vue : on passe de Nerea à León, puis retour sur Nerea, puis à nouveau León… De façon chronologique selon un schéma du type 1a, 1b, 2a, 2b…&lt;br /&gt;Les conditions de travail difficiles des scientifiques et l’ambiance déjà tendue entre eux se voient encore détériorées par l’arrivée d’un groupe de touristes dans leur base. Effectivement, du fait du coût très élevé de la maintenance de bases sur Mars, les fonds sont en partie privés, provenant du tourisme de quelques rares privilégiés suffisamment riches pour se payer le voyage.&lt;br /&gt;De fait, le développement du programme spatial stagnant pendant des décennies n’a été repris que contraint et forcé par l’humanité. Une vingtaine d’années avant l’action du roman, une énorme météorite s’est écrasée sur la Terre, rayant la ville de Munich de la carte. Les politiques se sont trouvés dans l’obligation de reprendre les programmes de boucliers anti-missiles pour parer à une nouvelle catastrophe de ce type. Une sorte de supragouvernement - l’Union pour l’Exploration Extraplanétaire - s’est alors mis en place sous l’impulsion des États-Unis et de l’Europe. Le bouclier de missiles a pu être déployé, des bases implantées sur la Lune, sur Mars, un vaisseau automatisé envoyé vers Proxima du Centaure… mais les contribuables voient au final cela d’un mauvais œil, au vu des dépenses que cela suppose. La catastrophe de l’Hermès, un vaisseau de touristes en partance pour Mars qui avait explosé en 2097, a diminué encore le capital confiance des gens.&lt;br /&gt;Dans ce contexte, quatre touristes débarquent sur Candor Chasma, la base de Nerea et de León : Luis Tello, héritier d’un empire informatique à la pointe de la technologie robotique, Martin Wink, ancien sénateur de l’UEE au passé trouble, Enzo Fattori, ponte réactionnaire de la banque vaticane et enfin la gagnante de la loterie offrant une chance à monsieur tout le monde de partir sur Mars, Sonia Alba, proche d’écologistes radicaux.&lt;br /&gt;Tous, les deux protagonistes y compris, ont des vies et des comportements plus ou moins chargés de zones d’ombre. Des événements inattendus surviennent assez rapidement et une ambiance de paranoïa commence à s’installer.&lt;br /&gt;Difficile d'en dire tellement plus ensuite, sans déflorer l'intrigue. Je me contenterai de dire qu'une série d'incidents se déroulent au cours des jours suivants avec une escalade dans leur gravité et le suspense qui en découle...&lt;br /&gt;L’intérêt du livre repose sur une maîtrise totale des techniques narratives : les personnages sont crédibles, palpables et parfois complexes, humains en somme, le scénario est très bien ficelé, avec un bon dosage entre suspense et révélation. On apprend plus sur ce futur au fur et à mesure de notre lecture, en même temps que les protagonistes. Ainsi, on n’est pas dans un univers figé, mais au contraire en « mouvance ». Rien n’est sûr et ce que l’on croyait être avéré ne l’est pas forcément. Cela se retrouve dans l’ambiance de paranoïa distillée par l’auteur.&lt;br /&gt;En cela, le choix d’une narration bipolaire, avec le point de vue successif de chaque scientifique ne nuit pas au suspens, car même ainsi, tout n’est pas dit sur les activités des deux personnages principaux et cela contribue alors à brouiller plus encore les cartes.&lt;br /&gt;Le style est efficace, le roman est écrit « sans fioriture » mais captive et retient le lecteur.&lt;br /&gt;Les thèmes abordés sont plutôt subtilement et intelligemment traités et donnent matière à réflexion : un ordinateur, un robot peuvent-ils être plus humains que nous ? Et où s’arrête l’humanité pour des personnages comme Félix et Muriel, modifiés génétiquement pour pouvoir vivre sur Mars ?&lt;br /&gt;Le futur planté est bien pensé et vraisemblable, les explications fournies pour planter le décor s’imbriquent avec logique et donne un tableau bien détaillé.&lt;br /&gt;En récompense de sa qualité, le roman a récolté des critiques très positives, voire dithyrambiques, sur Internet et la première édition est épuisée. Peregrinos de Marte est arrivé finaliste du Prix Ignotus, l’un des prix des genres de l’imaginaire les plus courus en Espagne avec le Prix Minotauro et le Prix Domingo Santos. L’auteur m’a d’ailleurs indiqué qu’une autre édition était en préparation, mais il semble que cela soit en stand-by pour le moment...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà pour finir quelques extraits des critiques qu’il a pu recueillir sur le net :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Creo que Suárez es un excelente ejemplo de cómo esta avanzando en este momento la Ciencia Ficción en español. Estoy seguro que este libro será nombrado y recomendado durante muchos, pero muchos años. No pierdan la oportunidad de ser los primeros en leerlo. »&lt;br /&gt;(Je crois que Suárez est un excellent exemple de la façon dont la science-fiction en langue espagnole est en train d’évoluer. Je suis sûr que ce livre sera nommé et recommandé durant de nombreuses, vraiment de nombreuses années. Ne perdez pas l’opportunité d’être les premiers à le lire.) Omar G.L. Munárriz para Axxón y Garrafex News. l'article &lt;a href="http://axxon.com.ar/not/144/c-1440020.htm"&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Peregrinos de Marte es una joya que ningún buen aficionado al género puede permitirse el lujo de dejar escapar.&lt;br /&gt;Están avisados. »&lt;br /&gt;« Peregrinos de Marte est un joyau qu’aucun bon amateur du genre ne peut se permettre le luxe de laisser s’échapper.&lt;br /&gt;Vous êtes prévenus. » © 2003 Joan Antoni Fernández (BEM On Line)&lt;br /&gt;La critique complète &lt;a href="http://www.bemonline.com/modules/wfsection/article.php?articleid=58"&gt;ici&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;« Suárez demuestra un dominio completo en el desarrollo de la historia que nos quiere contar: a través de suaves bosquejos, va mostrándonos la trama poco a poco, sin ralentizar la novela ni acelerarla, todo en su grado justo, con ese sentido del entretenimiento ya tan característico de él. »&lt;br /&gt;Suárez fait preuve d’une maîtrise complète dans le déroulement de l’histoire qu’il veut nous raconter : à travers de douces esquisses, il dépeint la trame peu à peu, sans ralentir le rythme du roman ni l’accélérer. Tout est à son juste niveau, avec ce sens de l’humour si caractéristique chez lui. » © Carlos F. Castrosín, 15 de diciembre de 2003 pour cienciaficcion.com : &lt;a href="http://www.ciencia-ficcion.com/opinion/op00674.htm"&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29396835-1849094386261787712?l=mandesandre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mandesandre.blogspot.com/feeds/1849094386261787712/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=29396835&amp;postID=1849094386261787712' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29396835/posts/default/1849094386261787712'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29396835/posts/default/1849094386261787712'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mandesandre.blogspot.com/2009/01/je-voulais-vous-parler-aujourdhui-dun.html' title=''/><author><name>Jacques Fuentealba</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05632382363708981191</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_w7nkxnULU80/SWfeC3eDgbI/AAAAAAAAAKw/T9W9MGTucx4/s72-c/couverture+-+Peregrinos+de+Marte.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29396835.post-8340917359347865975</id><published>2008-12-27T04:21:00.001-08:00</published><updated>2008-12-29T01:23:49.158-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Micronouvelles en ligne'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;Figure de style&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le profiler tâcha de ne pas laisser paraître son profond dégoût. Il avait beau être docteur en criminologie et en psychologie, même ainsi, il ne parvenait pas à comprendre la monstruosité de certains actes. Il écarta d'un geste les photos du visage de la jeune victime où le rouge prédominait. Gorgeait presque tous les pixels.&lt;br /&gt;"Comment avez-vous pu faire une telle chose ? Pourquoi avoir massacré sa face comme ça ?"&lt;br /&gt;Le profiler sentit comment ses lèvres tremblaient alors même qu'il pensait garder le contrôle. Sous le coup de l'émotion, il avait une voix aiguë, de fausset.&lt;br /&gt;Le psychopathe que la presse avait surnommé le Cruciverbiste partit d'un petit rire, comme s'il goûtait une bonne plaisanterie.&lt;br /&gt;"J'ai testé une figure (il insista sur ce mot en détachant les syllabes, tel un professeur faisant la leçon à un cancre), une figure de style sur elle. Je ne lui avais rien demandé moi, mais quand je l'ai croisée, elle m'a dévisagé.... alors je l'ai défigurée."&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29396835-8340917359347865975?l=mandesandre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mandesandre.blogspot.com/feeds/8340917359347865975/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=29396835&amp;postID=8340917359347865975' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29396835/posts/default/8340917359347865975'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29396835/posts/default/8340917359347865975'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mandesandre.blogspot.com/2008/12/figure-de-style-la-profiler-tcha-de-ne.html' title=''/><author><name>Jacques Fuentealba</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05632382363708981191</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29396835.post-5407097760929592403</id><published>2008-12-23T16:09:00.000-08:00</published><updated>2008-12-24T05:53:32.883-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques littéraires : La solitude de l&apos;Espingouin'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_w7nkxnULU80/SVGA2RtZ2BI/AAAAAAAAAKQ/1LNolQ5-pJA/s1600-h/nicho.preview.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 280px; height: 400px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_w7nkxnULU80/SVGA2RtZ2BI/AAAAAAAAAKQ/1LNolQ5-pJA/s400/nicho.preview.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5283145507837433874" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;La Tierra del Dragón : Nicho de Reyes&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;(tome 1) de Tobias Grumm, Edición Equipo Sirius, 2005 (606 p.) 17x24 cm ISBN: 978-84-96554-337 &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a quelque chose de pourri au Royaume d’Abisinia !&lt;br /&gt;Elvor, le prince cadet, dévoré par la haine envers son père Theorn, un amour trouble pour sa sœur Irka et une jalousie sans borne à l’égard de l’héritier Galendor, a réveillé les forces de l’Ombre et s’est trouvé parmi elles un nouveau maître de magie. Des terres du Nord condamnées depuis des siècles surgissent des hordes de sauvages monstrueux qui ne sont pas sans rappeler les Pictes d’Howard. Ce qui ne semble au départ qu’une simple expédition punitive contre ces sauvages revêt vite des implications beaucoup plus sinistres… Une intelligence machiavélique est derrière ces attaques, la même qui contrôle désormais Elvor et attise son hubris. Le jeune prince et son éminence grise, grâce à une embuscade, massacrent le roi et accusent Galendor de régicide. Le cruel cadet monte sur le trône pendant que l’héritier s’enfuit en embarquant sur un bateau de pirates.&lt;br /&gt;Ce premier roman de Tobias Grumm est très plaisant à lire. Il se dévore d’une traite et on se montre indulgent face aux imperfections de style, au côté un peu attendu de certaines scènes. On évolue en toute confiance dans un univers médiéval fantastique assez classique, au continent morcelé en Royaumes, aux différentes mers, aux promesses d’aventure et d’évasion… Les rebondissements s’avèrent bien minutés et les nombreux personnages – mêmes secondaires - réellement attachants. Sa toute première qualité réside dans cette faculté à camper des caractères, des attitudes et à brosser des situations avec une grande force d’évocation. Pour couronner le tout, l’ouvrage est particulièrement soigné, s’accompagnant de cartes et de belles illustrations intérieures de Manuel Calderón.&lt;br /&gt;Sans être le roman de l’année et ni la révolution du genre, Nicho de Reyes garantit un très bon moment de détente et laisse le lecteur plus que curieux de voir la suite…&lt;br /&gt;(A noter qu'entre-temps, les tomes 2 et 3 sont sortis)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29396835-5407097760929592403?l=mandesandre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mandesandre.blogspot.com/feeds/5407097760929592403/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=29396835&amp;postID=5407097760929592403' title='4 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29396835/posts/default/5407097760929592403'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29396835/posts/default/5407097760929592403'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mandesandre.blogspot.com/2008/12/la-tierra-del-dragn-nicho-de-reyes-tome.html' title=''/><author><name>Jacques Fuentealba</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05632382363708981191</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_w7nkxnULU80/SVGA2RtZ2BI/AAAAAAAAAKQ/1LNolQ5-pJA/s72-c/nicho.preview.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29396835.post-289077148725418486</id><published>2008-12-23T15:32:00.000-08:00</published><updated>2008-12-24T05:52:47.452-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques littéraires : La solitude de l&apos;Espingouin'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;span style="font-size:130%;"&gt;En guise d'introduction aux chroniques hispaniques&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour terminer l'année, ou pour bien la commencer... Ou pour Noël, on va dire (je poste pas ça demain, parce que demain j'ai piscine), j'ai décidé après moult hésitations de balancer la purée sur ce que je sais de ces gens-là, là de l'autre côté des Pyrénées, de l'autre côté de l'Atlantique, ces rastacouères et espingouins qui ne parlent pas la même langue que nous... Et pourtant, ils écrivent avec, ça fait des recueils de nouvelles, ça fait des romans bien brochés, avec un beau papier, des numéros de pages même... que certains de ces estrangers ou leurs éditeurs ont pu m'envoyer à l'occasion.&lt;br /&gt;Voilà, à une époque je faisais le "scout" dans le domaine hispanique de l'imaginaire pour une maison d'éditions "de cuyo nombre no quiero acordarme" maintenant en mort clinique.&lt;br /&gt;Sans résultat aucun.&lt;br /&gt;Puis, parce que je suis un acharné dont l'entêtement confine à la bêtise crasse et béate, et que j'y crois, plutôt deux fois qu'une, j'ai étendu l'expérience à d'autres maisons d'édition. J'ai eu des "Ah, ouaif..." des "Euh", une pelleté de "Pas intéressé", quelques "très intéressant, mais reviens en 2010" et... surtout beaucoup de silence.&lt;br /&gt;Un silence assourdissant.&lt;br /&gt;La conclusion que j'en ai tirée, c'est que de toute manière, le monde de l'édition de l'imaginaire en France a mieux à faire que de publier des Carlos Gardini, des Domingo Santos, des Alfredo Alamo, Santiago Eximeno ou autres... Allez zou, un Américain, ça vend bien : collez sur la jaquette : Le nouveau best-seller (2 millions d'exemplaires vendus aux USA).&lt;br /&gt;"Je fais dans le social qu'une fois par an", comme m'a dit une éditrice récemment. Elle a raison, son social, c'est de publier des auteurs français plus ou moins amateurs, quelques pros, sur le mode du : "on fait un appel à textes, on publie le meilleur".&lt;br /&gt;Je peux pas la blâmer, moi aussi je ponds des appels à textes, et je réponds à d'autres, dont les siens parfois, d'ailleurs.&lt;br /&gt;ça revient moins cher de publier un Français, si on veut faire dans le social, que de prendre un Espagnol ou un Chilien qu'il faudra traduire (un trados à payer en plus, bah oui).&lt;br /&gt;La logique mercantile basique veut qu'on fasse ce qui se vend ou a des chances de se vendre et qu'on fasse aussi ce qu'on connaît. Alors bien sûr, si on n'a pas moyen de mieux connaître des auteurs étrangers, on se rabat sur des valeurs sûres anglosaxonnes.&lt;br /&gt;Mais moi, je ne veux pas vous faire connaître du Peter Danger ou du Peter Dean, pseudos utilisés à une époque en Espagne pour vendre, mais bien le Domingo Santos qui se cachait derrière. Parce que le problème est bien là, juger de la qualité d'un auteur à la consonnance de son nom - ça me rappelle d'ailleurs un débat sur les pseudos qui a "agité" le forum de Borderline... Déjà dans les années 60 en Espagne, et ça devait aussi être le cas en France, mieux valait ne pas s'appeler Ramirez ou Dupont pour publier un roman de genre, si on voulait vendre.&lt;br /&gt;Est-ce que cette tendance va changer, va-t-on arriver à faire éclore un peu partout des Aguilera, des Javier Negrete ? Retrouver cette époque où la France esbaudie découvrait Jorge Luis Borges, Gabriel Garcia Marquez et Julio Cortazar en se disant : "Ah oué ? On peut faire &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;ça&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; avec des mots ??"&lt;br /&gt;Franchement, je ne sais pas, mais si au moins les fiches de lecture envoyées à bon nombre d'éditeurs muets ou trop occupés que je vous propose désormais à la lecture peuvent vous donner envie d'en découvrir plus sur les auteurs de langue espagnole de nos genres de prédilection, je me dirais que, peut-être, je ne me serais pas battu contre des moulins à vent sans brasser un peu d'air frais...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29396835-289077148725418486?l=mandesandre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mandesandre.blogspot.com/feeds/289077148725418486/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=29396835&amp;postID=289077148725418486' title='1 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29396835/posts/default/289077148725418486'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29396835/posts/default/289077148725418486'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mandesandre.blogspot.com/2008/12/en-guise-dintroduction-aux-chroniques.html' title=''/><author><name>Jacques Fuentealba</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05632382363708981191</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29396835.post-1603092183270976845</id><published>2008-02-19T13:47:00.000-08:00</published><updated>2008-03-04T15:28:23.082-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Retours de salon'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold;font-size:180%;" &gt;Echange de bons procédés, dirait&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:180%;" &gt; ce charmant M. Lecter !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_w7nkxnULU80/R7tk6TslCOI/AAAAAAAAAGw/XnCtlxj7hck/s1600-h/055.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_w7nkxnULU80/R7tk6TslCOI/AAAAAAAAAGw/XnCtlxj7hck/s320/055.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5168835950220216546" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;L'économie des festivals de l'imaginaire me semblait, depuis que je les fréquente - cela fait 2 à 3 ans - pour le moins souterraine...&lt;br /&gt;Mes deux récentes expériences - Nogent sur Oise et Zone Franche à Bagneux - me l'ont confirmé...&lt;br /&gt;Ces rencontres sont le fruit d'agencement miraculeux des étoiles dans le ciel, des conjonctions exceptionnelles d'astres, qui n'ont lieu en général que... pfffiou... Au moins une fois par an !&lt;br /&gt;Lors de de ces moments privilégiés, les troupeaux de fans déchaînés paissent au pied des tables de leurs bergers qui les abreuvent de fantaisies en tout genre !&lt;br /&gt;Enfin, ça c'est ce qu'on aimerait croire... En fait, ce sont surtout des orgies incestueuses auxquelles on assiste (et participe bien sûr joyeusement ! Ne soyons pas bégueules !). Petit morceau choisi :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Aaaaah, tiens Machin !!! ça va, ça fait super plaisir de te voir là ! J'ai adooooré ton dernier roman sur la vivisection des vénusiens !!!&lt;br /&gt;- C'est vrai Truc ??? Trop gentil... Ton article dans Fäctions (un mix entre Fäeries et Fiction) sur ma nouvelle saga était chou également !&lt;br /&gt;- Salut Machin, Salut Truc ! Vous ici mais c'est inespéré, comme le monde est petit !!! Par contre, pas de nouvelles de Nécrose ? Hein ?&lt;br /&gt;- Bah non, il semblerait bien qu'ils aient coulé, mais ça m'étonne pas... Ils m'ont refusé un texte...&lt;br /&gt;- Ouais, moi pareil, mais pas un texte, un article... En plus, vous avez vu, ils publiaient Bidule, ce ringard qui se prend pour un vampire... C'est même pas du fantastique, c'est du goooothisme pour midinettes en manque de frisson...&lt;br /&gt;- Ouais exactement, d'ailleurs j'ai même pas lu, tellement c'est nul...&lt;br /&gt;- Ouais t'a raison, moi pareil hein...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du coup, les présents se félicitent, se font des papouilles, gardent quand même un peu de fiel dès qu'un "ami" s'éloigne, au cas où, faudrait pas être trop élogieux, ça titille l'égo... Les absents prennent quelques petits coups de poignards qui démangent quand même...&lt;br /&gt;Les rituels se succèdent, changent, selon l'agencement des lieux, mais c'est plus ou moins les mêmes qui reviennent : Maxime arrive et avec lui le sourire revient, bière plus ou moins chaude, on lance des "Alors ça Monsieur c'est une revue dans l'esprit pulp, science-fiction, policier, fantastique, western, BD..." et "ça, Madame, c'est parfait pour les 6-12 ans, c'est une revue d'horreur... euh non, de hem... comment non pas d'angoisse, une revue de soucis, voilà, de soucis, c'est bien comme mot, une revue de désagrément... ? L'illustration fait peur ??? Non, c'est rien, regardez, juste un toutou... Comment ? Un loup-garou mort-vivant ? Ah oui, peut-être..."&lt;br /&gt;Lionel choppe et plaque au sol les petits grappilleurs de bonbons (c'est censé attirer les parents, mais c'est pas trop au point comme technique) et il y a les nouvelles rencontres.&lt;br /&gt;J'ai eu la chance d'être assis à Nogent sur Oise de cette année à côté de M. Gevart ! (à la base on était censé être installé à côté de rien du tout, dans un coin paumé à l'étage, mais 5ème Saison a commencé une œuvre de rédemption en nous proposant un petit coin de table en bas, œuvre que nous avons parachevé, par l'action en déménageant tout le bastringue à une table inoccupée). Discussion sympathique, qui m'a permis de connaître le nouveau responsable de Galaxies, que j'avais contacté par mail peu de temps auparavant didon ! Mais... Il m'emprunte deux euros pour question de trésorerie, et pouf, ça disparaît... Je l'accuse surtout pas de vol, c'est juste qu'il a complètement oublié de me les rendre (à moins qu'il les ait subrepticement remis dans la boîte).&lt;br /&gt;Voilà ce que j'appelle de l'économie souterraine, mais attendez, c'est que le début de la démonstration. En même temps c'est aussi les copains, la famille et les amis des exposants qui squattent les repas prévus pour ces mêmes exposants... Argh !&lt;br /&gt;"Dépêchez-vous de vous servir, nous presse une bibliothécaire, il n'y en aura pas pour tout le monde..." Pour le coup, petite déception, mais on comprend que le festin soit revu à la baisse, si tout la smala étendue doit se goinfrer au passage !&lt;br /&gt;L'année dernière c'était royal, au point que mon boss de Black Mamba m'avait demandé de le ravitailler depuis Nogent par Colissimo, en pensant que ça serait pareil cette année... Las ! C'était des plateaux sous vide sans tellement de charme ni saveur. En tout cas, et sans ironie, merci pour le repas et la logistique mise en place !&lt;br /&gt;Economie souterraine toujours, le libraire du coin qui me fait remarquer qu'il n'a plus de Black Mamba ni plus de Borderline, le drame, qu'il a essayé de contacter le boss de BM, sans réponse, lequel me dit pareil dans l'autre sens... Bon, dialogue de sourds au téléphone ? Pas évident, hein !!&lt;br /&gt;Et sur Zone Franche, à nouveau, super rencontres, kikoos, bisous, poutous...&lt;br /&gt;Caza en dédicace, la classe, Naheulbeuk aussi, c'est top !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_w7nkxnULU80/R7tkATslCNI/AAAAAAAAAGo/4a9U7LlMY6g/s1600-h/054.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_w7nkxnULU80/R7tkATslCNI/AAAAAAAAAGo/4a9U7LlMY6g/s400/054.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5168834953787803858" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;On héberge une boat-people de l'art sur notre double stand (la charmante Charline) qui finit par être un... double demi-stand, comme je coudoie Jean-Luc Bizien et son fils. Mais on va pas se plaindre, je suis cerné avec Lionel par du beau-monde, surtout que Thomas Bauduret me fait de temps en temps coucou (il me nargue j'en suis sûr) avec sa bière Kwak en main en face de nous.&lt;br /&gt;M. Bizien, ça c'est du personnage que je connais depuis loooooooooooooongtemps, sans connaître !&lt;br /&gt;C'est à dire, on n'a pas gardé de cochons (ou de morues, dindons, poulets ou autres) ensemble, mais il a fait des choses à une époque (j'adore l'expression "fait des choses") qui ne me sont pas inconnus : les JdR Hurlements, Chimères, et il a participé à INS/MV !!!! Ce à quoi je ne peux répondre qu'une chose, raisonnablement : Raaaaaaah !!! Lovely !!!!&lt;br /&gt;On discute alors à bâtons rompus sur les chapeaux de roues, je vous conseille d'essayer un jour, c'est très marrant, mais faut prendre le coup de main.&lt;br /&gt;Je m'éclipse un moment le temps de gagner - c'est-à-dire d'aller chercher mes lots pour un concours de poèmes sur l'imaginaire : Acrostiche, Haïku, Rondelle, en l'occurrence des mangas et revues de mangas, cool - et je reviens reprendre la discussion sur le thème : "Brussolo lui de toute façon il a tout compris, respect !!!"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_w7nkxnULU80/R7tlyDslCPI/AAAAAAAAAG4/IqTs1ZoyzFE/s1600-h/065.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_w7nkxnULU80/R7tlyDslCPI/AAAAAAAAAG4/IqTs1ZoyzFE/s320/065.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5168836907997923570" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Je suis pas peu fier d'avoir récupérer un numéro spécial Otomo et je fais au fils en question : "Regarde pas de problème, waoow c'est beau, ça..." En même temps c'est un peu le bordel sur les stands, ça range, ça papotte, ça coule des regards biaiseux, ça fait des mamours ! Mais en rentrant chez moi, je me rends compte, god damned ! que le numéro a disparu. Là encore, je veux accuser personne, peut-être perdu sur le stand, peut-être que le fils en question avait compris que je lui donnais la revue... Pour le coup j'aurais bien aimé pouvoir la lire, mais bon. C'est pas la fin du monde. Mais là encore, économie souterraine : une sorte de collectivisme latent, avec des ressources de fanzineux et d'éditeurs de mauvais genres, mis douloureusement, difficilement bout à bout, se met plus ou moins en place sur les salons. Et tiens que je te passe un exemplaire de ce à quoi tu es abonné, parce que ça m'évite les frais de cochons, et tiens qu'en échange je te refile ce bouquin, dont tu feras une bonne critique, allez, hein...&lt;br /&gt;Dans la précipitation et l'échange suffoquante d'idées avec un acheteur, je m'embrouille, un billet de 20, quoi de la monnaie, qui quoi... J'ai pris le billet, je l'ai rendu?? Tenez la monnaie... Je reste à me demander encore maintenant si j'ai bien pris le billet ou pas, oh !&lt;br /&gt;Et l'économie souterraine, c'est aussi le paiement en nature : morceaux de gâteaux au chocolat délicieux gracieusement données par les fées du stand Fées Divers - Merci mille fois Raphaëlle et la récompense de l'amitié : les bières chaudes de Maxime bien sûr, et celles fraîches et belges de Thomas Bauduret... Ils ont du cœur, ces hommes :))&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En bonus, parce que vous avez été sage, une photo de Maxime en mode Profond lovecraftien !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_w7nkxnULU80/R7tm3DslCQI/AAAAAAAAAHA/rq5NHpXJ3lk/s1600-h/062.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_w7nkxnULU80/R7tm3DslCQI/AAAAAAAAAHA/rq5NHpXJ3lk/s400/062.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5168838093408897282" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Edit du 4/03/08 : Ayant ignominieusement sali la réputation d'Elric (Bizien Junior), je tiens quand même à m'en excuser hein... Je vais pas commencer à me faire des ennemis dans l'édition, c'est déjà si dur de se faire des amis... :)&lt;br /&gt;On s'est juste mal compris ! Et un ado qui aime Otomo ne peut pas être foncièrement mauvais !!! Surtout avec un prénom comme ça&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29396835-1603092183270976845?l=mandesandre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mandesandre.blogspot.com/feeds/1603092183270976845/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=29396835&amp;postID=1603092183270976845' title='7 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29396835/posts/default/1603092183270976845'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29396835/posts/default/1603092183270976845'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mandesandre.blogspot.com/2008/02/echange-de-bons-procds-dirait-ce.html' title=''/><author><name>Jacques Fuentealba</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05632382363708981191</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_w7nkxnULU80/R7tk6TslCOI/AAAAAAAAAGw/XnCtlxj7hck/s72-c/055.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29396835.post-4072917306501300</id><published>2008-02-13T14:16:00.000-08:00</published><updated>2008-02-13T15:40:19.495-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Life and all this kind of stuffs...'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold;font-size:130%;" &gt;TAGrut !!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Règlement :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Chaque personne décrit sept choses à propos d'elle-même&lt;br /&gt;- Ceux qui ont été "tagués" doivent écrire sur leur blog ces sept choses ainsi que ce règlement&lt;br /&gt;- Vous devez "taguer" sept autres personnes et les énumérer sur votre blog&lt;br /&gt;- Et, il faut mettre le nom de celui qui vous a tagué !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                                                  Mes 7 choses:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un plat, parce que j'adore baffrer : Un pastel de choclo (sorte de gratin de maïs avec de la viande, des oignons et autres ingrédients... hmmmm !! trop bon !!)&lt;br /&gt;Un livre, parce que j'adore lire ! : Euh... Argh, je me plante à mon propre jeu-là... A si ! ça y est !! &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Les neuf princes d'Ambre&lt;/span&gt; de Roger Zelazny !&lt;br /&gt;Un animal : Le fennec ! (je pourrais aussi dire le chat mais c'est tellement, tellement, tellement classique !!) A une époque j'adorais cet animal, je voulais en avoir un chez moi. Je sais pas si c'est un symptôme type Petit Prince, mais ensuite j'ai été horriblement déçu d'apprendre qu'il vivait vraiment plutôt dans le désert quand même et qu'il supporterait mal le dépaysement en région parisienne :s :s Et en plus, paraît que ça pue, un fennec !! lol&lt;br /&gt;Une plante : le lotus ! ça me fait halluciner comme plante, je connais très peu de choses là dessus mais j'ai bien envie de m'y pencher. C'est-à-dire étudier l'objet, réel, et tout le fantasme ésotérico-mystico-religieux qui existe autour. Sans parler de ce qu'on trouve dans certains univers d'heroic fantasy (Conan par exemple).&lt;br /&gt;Un personnage : La Tour d'Auvergne... C'est un personnage historique, qui a traversé la Révolution, la Terreur, jusqu'à l'époque napoléonienne... Je l'ai trouvé en faisant des recherches pour mon roman et vraiment, son destin m'a paru assez singulier. Il a étudié les langues celtes et publié un dictionnaire de termes celtes, si jeune Mabuse... Il a refusé la plupart des honneurs et est reparti dans les rangs de l'armée, à la place du fils d'un de ses amis, parce que le fils devait s'occuper du vieil homme. Il est enterré au Panthéon... mais son coeur est Aux Invalides. Il est aussi cité sur l'Arc de Triomphe. Je ne suis pas militariste du tout, toutefois, sa vie m'a semblé digne d'un roman.&lt;br /&gt;Un groupe de musique : Kamelot... Je viens de découvrir il y a quelques semaines et c'est pas mal du tout, du tout. (j'aurais pu dire Nightwish sinon, mais je dis toujours Nightwish, dès que quelqu'un quelque part là à côté de moi parle de musique... puis Nightwish sans la chanteuse Tarja, c'est plus rien... enfin, plus rien d'écoutable !)&lt;br /&gt;Une série télé : Je suis moyennement série TV (normal, j'ai pas de télé) mais je dois dire que les derniers épisodes de Kaamelott (lol, association d'idées par homonymie) saison 5 m'ont laissé sur le chpouns ! C'est passé d'une série super marrante et en format strip à une succesion d'épisodes chronologiquement très structurés avec une vraie trame et une forte montée dramatique, jusqu'au dernier épisode, magistrale ! ça perd quand même pas mal en humour comme ça devient sombre, dommage, mais on peut pas tout avoir hein !!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et voilà !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors je tague, mes amis !!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://celeezer.skyrock.com/"&gt;Celeezer, my black beauty from Africa/West Indies&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://profile.myspace.com/index.cfm?fuseaction=user.viewprofile&amp;amp;friendid=241418180&amp;amp;MyToken=d47ff41c-59d0-4805-b0a2-7ffe1b44ede6"&gt;Lara, Reine du Mic&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://profile.myspace.com/index.cfm?fuseaction=user.viewprofile&amp;amp;friendid=127540432&amp;amp;MyToken=d47ff41c-59d0-4805-b0a2-7ffe1b44ede6"&gt;Celine Brenne, auteur gourmande de mots... et de chocolat&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://profile.myspace.com/index.cfm?fuseaction=user.viewprofile&amp;amp;friendid=184959542&amp;amp;MyToken=d47ff41c-59d0-4805-b0a2-7ffe1b44ede6"&gt;Cyril Carau, Alias Aède, auteur aussi à la plume alerte et efficace ! A surveiller...&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://profile.myspace.com/index.cfm?fuseaction=user.viewprofile&amp;amp;friendid=110245023"&gt;Black Mamba la revue Pulp pleine de bulles et d'aventures !&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon j'ai pas idée pour les deux derniers hein !!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;alors... si faut que je dises, d'où vient mon attaque à tag !&lt;br /&gt;&lt;a href="http://tt-sur-avrillavigne.skyrock.com/"&gt;&lt;br /&gt;TtsurAvrilLavigne&lt;/a&gt;...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29396835-4072917306501300?l=mandesandre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mandesandre.blogspot.com/feeds/4072917306501300/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=29396835&amp;postID=4072917306501300' title='4 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29396835/posts/default/4072917306501300'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29396835/posts/default/4072917306501300'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mandesandre.blogspot.com/2008/02/tagrut-rglement-chaque-personne-dcrit.html' title=''/><author><name>Jacques Fuentealba</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05632382363708981191</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29396835.post-4914511923652547862</id><published>2008-02-07T04:20:00.000-08:00</published><updated>2008-02-08T12:34:49.264-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Appel à textes'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold;font-size:180%;" &gt;Appel à textes : Légendes !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà un petit Appel à texte qui plaira je l'espère à un max d'auteurs et aussi, à la publication, à un max de lecteurs !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(Du latin legenda : qui doit être lu.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De tous temps l’homme a essayé de donner un sens à ce qui l’entourait et de le magnifier. Laissez-vous porter par l’inspiration des bardes et composez vous aussi votre légende à l’époque qui vous plaira, tous genres de l’imaginaire confondus. Certes, on peut garder en mémoire les hauts-faits de Gudrul le Preux, 112ème chevalier de la Table Ronde, mais on peut également imaginer la légende d’un contrebandier de l’espace, d’un pistolero, d’un sombre dieu jusqu’à nos jours oublié du grand public (qui a parlé de Lovecraft ?), d’un personnage historique revisité ou réinventé… Et bien sûr, la part belle sera aussi faite aux légendes urbaines : vous savez, cette petite vieille qui vit au bout de votre rue, et dont tout le quartier affirme en chuchotant que c’est une sorcière, une vraie.&lt;br /&gt;Les textes proposés devront mettre en avant le caractère légendaire du personnage (ou du lieu), que ce soit par l’héroïsme, ses caractéristiques exceptionnelles, voire son côté mystificateur cynique – comme certains de ces hommes de pouvoir qui vont jusqu’à forger leur légende « officielle » de leur vivant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La date limite de remise des textes est fixée au 6 juillet 08 et le nombre de signes à 50000 par texte (espaces compris).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour tout envoi de texte ou de question : jacques.fuentealba[at]gmail.com ou eric[at]kymeracomics.com&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les textes retenus seront rémunérés à hauteur de 20 € (plus deux exemplaires papier) et feront l’objet d’un contrat d’édition de deux ans, au bout desquels les auteurs récupéreront leurs droits sur le texte.&lt;br /&gt;_________________&lt;br /&gt;Tout sur Kymera / Drakosia / Outworld :&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.outworldeditions.com"&gt;http://www.outworldeditions.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.kymeracomics.com"&gt;http://www.kymeracomics.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.drakosia.com"&gt;http://www.drakosia.com&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29396835-4914511923652547862?l=mandesandre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mandesandre.blogspot.com/feeds/4914511923652547862/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=29396835&amp;postID=4914511923652547862' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29396835/posts/default/4914511923652547862'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29396835/posts/default/4914511923652547862'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mandesandre.blogspot.com/2008/02/appel-textes-lgendes-voil-un-petit.html' title=''/><author><name>Jacques Fuentealba</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05632382363708981191</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29396835.post-5744043670943749471</id><published>2008-02-05T15:40:00.000-08:00</published><updated>2008-02-05T15:49:25.298-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Extraits de roman en ligne'/><title type='text'></title><content type='html'>Voilà le début de mon roman Emile Delcroix et l'ombre sur Paris, que je poste sur ce blog ainsi que sur mon myspace... Je me résous pas vraiment à me défaire de ce blogspot, en me disant qu'il y a peut-être là au bout du réseau, devant un écran, quelqu'un qui lit ce blog, même s'il ne laisse pas de message... :)) Ci-dessous donc, le prologue et le premier chapitre du roman. Tout commentaire sera le bienvenu...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style="font-size:24;"&gt;EMILE DELCROIX ET L’OMBRE SUR PARIS&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style="font-size:14;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style="font-size:14;"&gt;Jacques FUENTEALBA&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style="font-size:14;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style="font-size:14;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style="font-size:14;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style="font-size:14;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style="font-size:14;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style="font-size:14;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style="font-size:14;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style="font-size:14;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style="font-size:14;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style="font-size:14;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;  &lt;b style=""&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:14;"  &gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style="font-size:16;"&gt;Prologue&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style="font-size:14;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style="font-size:14;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style=""&gt;Mai 1862.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style=""&gt;Une vie bouillonnante de jeunesse, trépidante, faite d’aventures et de Chefs d’œuvre, une vie qui ne demandait qu’à s’épanouir, qu’à se réaliser… Une vie qui s’écoulait dans le caniveau.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style=""&gt;Roland Delcroix plaqua sa main droite contre la plaie. Geste futile, le sang continuait de s’en échapper avec le même flot rapide, effrayant. Il allait mourir, quoi qu’il entreprenne. Mourir comme sa Muse, qui avait fini broyée dans le poing de la monstrueuse créature.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style=""&gt;Qu’était cette chose qui l’avait attaquée en pleine nuit, au cœur de Paris déserté ? L’obscurité presque complète de la sinistre ruelle l’empêchait de distinguer mieux son agresseur. Une forme humanoïde gigantesque aux étranges reflets, un golem peut-être.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style=""&gt;Il revenait d’une retenue que lui avait imposée son professeur M. Goya Santángel. Cette chose lui était tombée dessus sans crier gare. D’un simple coup de griffes, elle l’avait éventré.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style=""&gt;Puis elle avait saisi sa Muse à pleines mains et l’avait écrasée. Sa Muse !&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style=""&gt;C’était impossible, personne ne pouvait toucher la Muse d’un Artiste sans son autorisation expresse. Elle était immatérielle pour tout le monde, sauf lui. C’était bien ce qu’il avait appris en cours ? Mais il existait tellement de choses inconnues sous le ciel…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style=""&gt;Une ombre, une grande ombre allait recouvrir Paris, se mit-il à délirer, à l’agonie.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style=""&gt;Dans sa main gauche la présence de sa plume sembla se rappeler à lui. Une belle plume de phénix d’Equateur. L’ironie lui fit grimacer un sourire.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style=""&gt;La chose monstrueuse s’était figée, aussi immobile que les murs froids et silencieux autour. Ses yeux luisants de pierre se contentaient de contempler sa mort lente, inéluctable.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style=""&gt;La vue de Roland Delcroix se troubla, ses pensées se dispersèrent. Puis l’espoir, la survie revinrent s’accrocher à sa chair moribonde, lui insufflèrent une dernière réflexion.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style=""&gt;La plume… Elle était encore là, dans sa main.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style=""&gt;Il devait essayer, même si tous disaient que c’était voué à l’échec.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style=""&gt;Sans Muse, pas d’Inspiration, et sans Inspiration, pas d’Arsestrange possible.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style=""&gt;Il approcha la plume tremblante de sa plaie. En temps normal, même en la trempant avec son propre sang, il aurait pu refermer sans problème la blessure…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style=""&gt;Il ne devait pas y réfléchir. Simplement agir. Il n’y voyait plus clair maintenant, mais même à l’aveuglette, il parvint à poser la pointe sur les bords de sa chair déchirée et les lui fit parcourir.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style=""&gt;Il sentit un léger frémissement, rien de plus. Un léger, désespérant frémissement.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style=""&gt;L’Inspiration s’était enfuie, le laissant seul face au monstre, avec sa vie, son sang, ses pensées s’écoulant dans le caniveau.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style=""&gt;« A l’aide » croassa-t-il, alors qu’il voulait hurler.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style=""&gt;L’image de Luzarch, son premier professeur en Arsestranges tournoya dans sa tête. Il aurait voulu se réconcilier avec lui avant de mourir. Puis il revit une dernière fois ses parents, son cousin, ses amis de province et de l’Académie. Ils le regardaient tous, muets, comme s’ils attendaient quelque chose de lui.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style=""&gt;Le froid s’empara de son être, une vague de blancheur cristalline l’emporta.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;b style=""&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:14;"  &gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style="font-size:16;"&gt;Chapitre Un : La Première à l’Odéon&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style="font-size:14;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style="font-size:14;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;Le Tout Paris était réuni sous le dôme rutilant de l’Odéon. Les nombreuses classes de la capitale se côtoyaient ou s’évitaient. Titis, gavroches, cosettes et grisettes, vendeurs de journaux éreintés, soldats à la solde maigre comme une peau de chagrin emplissaient la fosse. On trouvait là aussi des étudiants bravaches et surexcités ainsi que des cheminots couverts de suie. Mille activités occupaient ce groupe hétéroclite et bruyant, ils fumaient, bavassaient, buvaient, se chamaillaient ou jouaient aux cartes ou aux dés. Grelot, le vieux borgne à l’œil mauvais qui vous clouait sur place, passait dans ces rangs indisciplinés pour haranguer les uns et les autres dans un sabir incompréhensible. Mais on le connaissait bien et on le laissait tranquille, ce pauvre hère à moitié fou qui avait élu domicile sous un porche de la place Saint-André-des-Arsestranges. Il suffisait d’un geste rapide de la main, d’un « Hola ! » crié un peu plus fort que de coutume et il s’éloignait, effarouché, en quête d’un autre auditeur.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;Ensuite venaient les gens du monde, qui ne frayaient pas avec la plèbe, mais attendaient patiemment que la représentation commence. Bien mis et polis, venus en famille, drapés dans une même dignité et par un même tailleur, riches paysans des campagnes ou bourgeois de petites villes de province, montés à Paris pour voir la Capitale. Tous avaient en horreur le chaos et le tumulte du peuple qui s’agitait devant eux.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;Les convenances les vissaient à leur fauteuil, et souvent un garçonnet ou sa petite sœur se faisait réprimander dès lors que l’un ou l’autre remuait trop. Il ne fallait pas qu’on les assimile à &lt;i style=""&gt;ces&lt;/i&gt; gens-là.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;Enfin, derrière et dans l’ombre, comme des prédateurs de l’assistance qui emplissait la fosse et les fauteuils, se tenaient perchés dans leur loge les grands seigneurs et les puissants bourgeois qui faisaient la vie de Paris et défaisaient celle des hommes.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;Emile, jeune pratiquant des Arsestranges de tout juste dix-sept ans, fraîchement monté de sa province depuis le début de son année scolaire, n’était pas à l’aise parmi ces oiseaux de proie. Sa place — il le savait bien — était au milieu des étudiants qui chahutaient et jouaient au jeu de paume avec le béret d’un de leurs malheureux camarades. Comme souvent lorsqu’il sentait la nervosité le gagner, Emile se mit à jouer avec une craie qu’il sortit d’une poche intérieure de sa blouse.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;Un de ces rapaces en particulier lui faisait littéralement froid dans le dos. Il se tenait debout contre le balcon de sa loge, à quelques mètres à peine de celle qu’occupait Emile. Un homme grand et sec dont la peau blanche semblait fine comme du papier bible, nippé d’une informe tenue grise. Ses cheveux blancs tombaient, raides et disciplinés, de chaque côté son visage. Quelque chose en lui dégageait un mystère trouble, doublé d’une mélancolie poignante. Il semblait trop statique, trop figé, évoquant irrésistiblement à Emile la figure infernale du Commandeur. Un frisson glacial descendit lentement son échine, le laissant tétanisé. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;Le jeune homme secoua sa tête aux boucles châtain et tacha de ne plus faire cas de cet étrange bonhomme... En vain, cette impression de froid grelottant continua à l’habiter pendant plusieurs minutes.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;Sa chère Floriane lui avait trouvé une place de choix en lui assurant que le Sieur Antoine de Montaillère n’allait pas occuper sa loge ce soir-là. Elle était allée jusqu’à le conduire à sa place pour s’assurer qu’il serait vraiment bien installé.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;La scène était pudiquement cachée par un rideau de velours bordeaux, aussi reporta-t-il son attention sur l’assemblée hétéroclite.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;Il se lassa bientôt de la bruyante activité de la fosse et de l’immobilité des occupants des fauteuils. Les loges étaient plus intéressantes à observer et son œil aigu de Peintre aimait à s’attarder sur ces petits espaces privatifs emplis de la personnalité de leurs propriétaires. Il pensait pouvoir y trouver là un peu d’inspiration pour son Art, qui sait.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;La loge qu’il occupait n’offrait pas grand-chose d’intérêt au regard, Monsieur de Montaillère ne devait pas la fréquenter souvent, car la décoration restait très sobre. Juste une petite toile plaisante représentant une scène champêtre accrochée à l’un des murs, une canne et un chapeau qu’il devait avoir oubliés là.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;En face par contre, il ne pouvait que remarquer le balcon richement orné du Duc de Fer, tout en sculptures dorées et moulures en bronze, aux tentures délicates venues d’Orient, débauches d’ocres et de turquoises profonds. Et le duc lui-même, pièce maîtresse de ce tableau, qui ne quittait jamais en public son armure étincelante de mille feux.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;Et la loge de l’Ambassadeur d’Angleterre, Lord Redcairn, présentant d’infinies variations sur le thème du rouge. Fauteuils écarlates, voilures et rideaux carmin, murs vermeils.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;Les armoiries de la famille Redcairn — dragon enserrant un cœur dans sa griffe — pendaient avec ostentation depuis le balcon, tel un inquiétant étendard guerrier. Le tissu était agité de tremblements légers mais constants, qui animaient le monstre belliqueux.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;L’ambassadeur en personne était là, ainsi que son fils, Byron Fierce Redcairn, tous deux visibles de très loin avec leurs cheveux d’un roux flamboyant.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;Le cœur d’Emile manqua un ou deux battements, assailli par des sentiments mêlés.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;La colère et une forme de jalousie pernicieuse, qui ne disait pas son nom, mettaient sa poitrine en feu. La violence de sa réaction l’étonna presque.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;Son rival ne se privait pas de lui faire sentir sa propre animosité, à la moindre occasion.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;Leurs regards se croisèrent et Emile reçut de plein fouet la morgue méprisante qu’il dégageait, aura de malveillance presque palpable.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;Dès le premier jour de cette rentrée à l’Académie des Beaux-Arsestranges, lorsque leurs regards s’étaient accrochés, il avait senti tout ce qui les séparait de façon irrémédiable et tout ce qui pouvait leur être commun et les amèneraient fatalement à s’opposer l’un l’autre.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;Emile se savait doué, c’était d’ailleurs pour cela qu’il avait des années d’avance et que le ministère des Arsestranges lui avait accordé une bourse exceptionnelle, mais Byron laissait s’exprimer en cours un talent qui confinait au génie.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;Et lorsque, dans cet amphithéâtre de la Sorbonne, leurs yeux tombèrent, au même moment sur l’angélique visage de Floriane, il sut qu’il avait scellé avec Byron sans un mot un pacte d’agression.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;Le jeune noble anglais finit de le fixer et se pencha vers son père pour lui glisser quelques mots.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;Ils partirent tous deux d’un rire discret et guindé. Emile était sûr que son rival plaisantait à ses dépens.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;Il serra son poing et la craie qu’il faisait jusque là tourner entre ses doigts se cassa en deux.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;Le sourire de Byron s’élargit, comme en réponse à la colère du roturier.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;Trois coups rapides retentirent, suivis de trois coups plus lents. Le rideau se levait, la pièce commençait.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;Dès lors, le regard d’Emile fut absorbé par la scène, par la magie qui se dégageait des planches, qui se répandait sur le parterre et venait éclabousser les balcons des loges.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;La réalité prenait des couleurs inédites, chatoyantes et brillantes au fur et à mesure que les acteurs peignaient une autre ville, une autre époque.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;Florence au temps de Charles-Quint, riche et décadente.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;Sa douce amie, Floriane, brûlait les planches par sa présence. Le premier rôle lui allait à merveille. Splendide dans ce rôle de jeune homme torturé et veule, elle tenait l’auditoire dans le creux de sa main.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;Chacun ressentait les sentiments qu’elle jouait, tous voyaient clairement le décor qu’elle faisait revivre en parlant avec la voix des morts. Auteur d’un temps qui voulait partager sa vision, anciens habitants de la cité italienne, réels ou idéalisés…&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;Tant de passions, de colère et de doute, de vibrantes émotions passaient dans ses yeux, dans l’intonation de ses mots, phrases qui s’arrêtaient à la recherche de son public, en quête d’un sens à donner à l’absurde, et qui repartaient de plus belle, chargées d’une nouvelle conviction.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;L’assistance en son entier éprouvait au plus profond de son cœur les atermoiements du jeune Lorenzaccio, aux prises avec lui-même.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;Tuer pour retrouver sa pureté ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;Trahir pour servir sa patrie ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;Seuls les plus endurcis parvinrent à retenir leurs larmes quand la fin, tragique, mena le prince au tombeau.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;C’est les yeux baignés de pleurs qu’Emile se leva pour applaudir à tout rompre, avec le reste de l’assistance. Chaque rappel diffusait dans l’air des vestiges de ces formidables heures qui semblaient n’avoir duré que le temps d’un soupir. Du plus jeune ruffian jusqu’aux grands ministres de Napoléon III, ils garderaient tous en mémoire le souvenir de cette ville renée sous leurs yeux, grâce à l’Art du Théâtre. Pendant des jours encore, ils parcourraient et les rues de Paris et les &lt;i style=""&gt;calli&lt;/i&gt; de Florence, pourraient converser avec les Italiens d’alors, leur acheter même des objets de cette époque, jusqu’à ce qu’ils deviennent flous et s’estompent, ainsi que cette mémoire qui n’était pas la leur.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;Le Censeur de l’Empereur avait observé toute la pièce dans une complète immobilité.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;Impossible de savoir ce qu’il pouvait penser, le visage dissimulé derrière un masque bleu de cobalt frappé d’abeilles d’or.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;Emile s’assura que les Acteurs avaient bien fait leur dernier rappel et, dévalant les marches quatre à quatre, se précipita vers la loge de l’élue de son cœur. Il connaissait le chemin sans peine, mais même sans cela, il aurait été difficile de ne pas la trouver. Une foule d’admirateurs l’avait précédé et se pressait à la porte. Ils s’extasiaient, dans leur enthousiasme, en toscan du 16&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; siècle.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;A quelques pas, à l’écart de cette foule se campait l’ambassadeur britannique, le monocle brillant et le sourcil arqué. Ses traits aigus, ses yeux miel et or affichaient un air plus hautain et méprisant que jamais.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;Le temps d’une seconde, il darda sur le jeune Artiste son regard et le détourna aussitôt, comme s’il l’avait jugé indigne de son attention.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;Emile eut un mauvais pressentiment. Il se demanda où pouvait être l’héritier Redcairn et se força un passage à l’intérieur de la loge pour en avoir le cœur net.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;Il aperçut Byron par-dessus deux épaules d’admirateurs. Son rival faisait un baisemain à l’Actrice, après lui avoir remis un énorme bouquet de roses rouge sang.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;Il lui sembla que Floriane mettait mille ans à reprendre sa main. Mille ans pendant lesquels il rongea son frein en silence, le cœur menaçant d’éclater dans la poitrine.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;L’Anglais tourna nonchalamment les talons, non sans adresser au passage un sourire triomphal à Emile avant de quitter la pièce.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;Les badauds s’écartèrent du chemin du jeune homme aux cheveux de feu.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;Sentaient-ils, comme Emile, l’aura malveillante qu’il dégageait ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;Du moins, le jeune homme sentait combien leur enthousiasme avait été entamé. La jeune Actrice, resplendissante, qu’ils étaient venus visiter ne semblait pas leur prêter attention. D’un air indolent, elle lissait ses cheveux émeraude qu’elle avait gardés tout le spectacle durant attachés pour lui donner un air de garçon. Le maquillage encore plaqué sur son visage, qui masculinisait son expression, ne parvenait pas à l’enlaidir. Mais elle était distante, si lointaine…&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;Détachée, sa chevelure formait une cascade d’un vert éblouissant où venait se noyer tous les espoirs, soupirs et débris de cœur de l’assistance. Et elle restait insensible, ses yeux d’un même éclat émeraude perdus dans un ailleurs inaccessible. Mille morts, deux époques qui se confondaient sous un même crâne. Tout cela pour une seule âme.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;Emile essayait de concevoir cela. Son propre Art ne s’exprimait pas de cette façon. C’était cette différence qui, chez Floriane, fascinait tant le jeune homme. Ça et tant d’autres choses. A son contact, il éprouvait des sensations tellement inédites… tellement troublantes, à la fois exquises et effrayantes. A son contact… Il n’était plus lui-même… Ou peut-être au contraire était-il vraiment lui-même. Instants privilégiés où il entrevoyait un but, une finalité pour chaque autre moment de son existence.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;Floriane prit un petit mouchoir en soie jusque là caché dans son giron et s’apprêta à retirer son fard blanc cerné de noir aux yeux. Elle allait quitter la Peau du personnage, se déprendre de cette personnalité imaginaire et pourtant si réelle, si ancrée dans l’Acteur qui apprenait son texte et s’imprégnait de l’Art jusque dans son sommeil profond. Elle allait renvoyer à des limbes temporaires cet autre qui était elle-même… jusqu’à quel point ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;Amour et mort, toujours. Emile pensa une seconde, juste une seconde, à la Voix de la Sorbonne. Puis il chassa cette image funeste de son esprit.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;Il se retrouva nu soudain devant celle qu’il aimait plus que tout au monde, tout souvenir envolé, tout mot enfui de sa bouche desséchée.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;L’instant, juste l’instant présent, marqué par son cœur qui assénait de rapides secondes retentissantes à tout son corps.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;Floriane commençait à revenir de ses rêves lointains ou de sa petite Mort, ce laps de temps terrible où le personnage s’effaçait et la véritable personnalité n’avait pas encore tout à fait repris sa place. Un phénomène aussi long et périlleux que le retour d’Orphée depuis les Enfers. Floriane le voyait-elle enfin ? Ses sourcils s’arquaient, peut-être signe d’étonnement, peut-être un agacement…&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;Le jeune Peintre bafouilla un bonsoir qui s’éteignit, absorbé par le silence soudain qui s’était engouffré dans la pièce.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;L’homme effrayant à la peau blanchâtre aperçu plus tôt dans la soirée venait d’entrer dans la loge et était passé devant lui avec la discrétion d’un courant d’air.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;La foule pressée devant la porte avait battu retraite, comme échaudée par la présence de cet individu dégingandé.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;Le nouveau venu semblait ne pas avoir son pareil pour créer le vide autour de lui. Il s’était placé de telle façon que la jeune Actrice ne pouvait plus voir que sa grande masse informe.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;« Drussel ! entendit dire Emile. Vous avez pu venir ? »&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;Sa douce amie s’exprimait avec encore une légère intonation chantante, propre à l’italien.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;Le grand escogriffe répondit d’une voix traînante et basse, à l’accent slave ou germanique marquée :&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;« Je n’aurais pour rien au monde raté pareil spectacle, ma chère enfant.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;— J’espère que cela vous a plu… »&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;Il y avait maintenant dans la voix de la jeune fille comme une note d’appréhension. Peut-être une volonté de ne pas décevoir.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;« Sois-en assurée », répliqua-t-il sur le même ton monocorde.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;Emile ne voulait pas se démonter. Pas alors qu’il était sur le point de parler à Floriane, de l’inviter, avec ses maigres économies, à aller manger… Quelque part…&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;Sa sensibilité exacerbée d’Artiste lui faisait éprouver l’énergie ou plutôt l’absence d’énergie que dégageait par vagues glacées le Drussel en question. Le simple fait de se tenir à quelques pas de lui déclenchait chez Emile une sorte de nausée fiévreuse, chargée d’images funèbres et mélancoliques. Le noir mordoré de fleurs fanées, le vert sombre d’étangs stagnants, la nuit insondable et la blancheur sale et crue d’une lune blafarde explosèrent avec lenteur sous son crâne.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;Il lui fallait contourner cet obstacle monolithique, désespérant. Maintenant.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;Mais il se retrouvait englué dans cette langueur nostalgique.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;Comme dans un rêve, il entendit la voix de Drussel laisser tomber des mots en l’air avec la lourdeur de coups de masse frappés sur une enclume. Des mots qu’Emile voulait prononcer, des mots qui trahissaient le jeune homme, car ils ne lui appartenaient plus.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;« La reine de la soirée me fera-t-elle l’honneur de m’accompagner dîner à une bonne table parisienne ? »&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;Le rire cristallin de l’Actrice retentit, mais Emile ne parvenait toujours pas à l’apercevoir, cachée qu’elle était par la masse de Drussel.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;« Je me vois malheureusement contrainte de décliner l’invitation, finit-elle par dire, sans donner plus d’explication.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;— Bien. Je comprends. »&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;Un soupir si ténu qu’il en devenait presque inaudible s’échappa de la bouche de l’importun. Emile frissonna malgré lui, comme enveloppé quelques instants dans un mauvais courant d’air. Puis la sensation se dissipa et il nourrit l’espoir insensé que, si Floriane avait décliné l’invitation de Drussel c’était pour répondre présente à la sienne.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;Avec la même discrétion, le triste sire se retira.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;Enfin, le jeune Artiste se retrouvait en tête-à-tête avec son amie.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;« Flori… » commença-t-il avant de s’arrêter net.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;Il n’était pas sûr que la personne qui se tenait devant lui était bien celle à laquelle qu’il pensait.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;Tout son maquillage n’était pas encore parti, ce noir sous ses yeux.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;Le Lorenzaccio qui la hantait palpitait encore quelque part derrière les fenêtres de son âme.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;Emile essaya de savoir, immobile, à qui il avait affaire.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;La petite Mort... Mais elle revenait peu à peu à elle-même.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;Pour la centième fois, il s’étonnait de ce phénomène Artistique extraordinaire, qu’il avait étudié en long et en large en cours de Mort à la Sorbonne. Il considérait les Arsestranges pour lesquels il n’avait aucun Talent, tout bonnement fascinant, qu’il s’agisse de la Musique, de l’Opéra, de la Poésie ou du Théâtre. Comme beaucoup d’étudiants des Beaux-Arsestranges, il avait une idée pour le moins nébuleuse des applications exactes de la Peinture, de la Sculpture, de la Pictomancie, de l’Archigéomancie et des autres Arts plastiques qu’ils apprenaient. Ils pouvaient défier les lois de l’espace et du temps, pour peu qu’ils puisent en profondeur dans leur Talent… Encore fallait-il apprendre toutes les techniques nécessaires à l’épanouissement de ce Talent. Pour les autres Arsestranges, les connaissances réelles d’Emile restaient très réduites. Ça se limitait souvent à de simples suppositions…&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;Les Acteurs parvenaient à extraire de l’au-delà des personnages historiques, légendaires ou fictifs, sans le plus souvent de distinction possible. Fantôme, fantasme ? La démarcation était trouble.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;Le Richard III de Shakespeare était-il celui de l’Histoire ? En existait-il alors plusieurs dans cet ailleurs ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;Création, illusion, réalité…&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;Floriane finit de se démaquiller avec des gestes précis, concentrée devant le grand miroir de sa loge. Elle prenait bien soin de ne laisser aucune écaille de personnalité troubler son teint naturel. Sa douce carnation rosée reprit possession de ses joues.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;Si elle laissait à la Béhue le soin de la grimer, elle mettait un point d’honneur à toujours se défaire elle-même de la Peau de son personnage.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;« Floriane. »&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;Allait-elle faire attention à lui, finalement ? Vraiment ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;« Oui. »&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;Elle posa sur lui deux émeraudes plus denses que le cœur d’une forêt vierge. Les yeux gris vert d’Emile ne parvinrent pas à soutenir ce mystérieux regard possédé.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;Puis, peu à peu, leur éclat quitta les ténèbres pour retrouver la brillance caractéristique de son regard, ce vert très pâle, liquide et presque phosphorescent. La marque inimitable, avec ses cheveux, des Enfants de la Fée Verte.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;Il sut alors qu’elle était à nouveau tout à fait elle-même.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;« Oui, répéta-t-elle, mais non. Je sais ce que tu comptes me demander.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;— Mais, commença Emile, le cœur battant la chamade.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;— Je dois fêter la première avec la troupe, le coupa-t-elle. Je suis sûre que tu comprendras, Emile. »&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;Le ton sonnait sévère à l’oreille du jeune homme, mais il lui sembla que la façon dont elle enveloppait son prénom avec son souffle, avant de le poser doucement à la fin de sa phrase était tout bonnement délicieuse. Il pouvait bien lui pardonner tous les refus.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;« Est-ce que… » osa-t-il d’une voix timide, la respiration coupée.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;Elle posa un doigt sur ses lèvres pour lui épargner la peine de finir sa phrase et l’embrassa sur la joue.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;« Demain non plus, ça ne sera pas possible. Je suis vraiment débordée. »&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;Elle lui avait adressé ces quelques mots avant de quitter la pièce et Emile resta de longues minutes à se demander comment elle avait franchi l’espace la séparant de la porte sans qu’il s’en aperçoive. Il était assurément sous son charme, piégé dans la toile d’une douce rêverie amoureuse.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;Soudain, il réalisa qu’il était tout seul et se résolut à quitter lui aussi la loge de l’Actrice. Les roses rouge sang qui trônaient sur la table à côté de lui semblaient le narguer. Il s’apprêtait à se lever quand il entendit des éclats de voix résonner dans le couloir. Il lui semblait reconnaître la voix de celui qui criait.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;Poussé par la curiosité, il s’approcha de la porte et coula un œil en direction de l’altercation.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;Oui, c’était bien lui. Son professeur de pictomancie M. Kwan Liu Olafsson et son accent reconnaissable entre tous.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;Le métis sino-scandinave agitait son doigt sous le nez de Drussel, la présence inquiétante qui venait de rendre visite à Floriane. Ses cheveux d’un blond platine s’agitaient en cadence autour de son visage aux traits asiatiques.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;« Hors de question, Drussel, que je travaille à nouveau avec toi. Tu n’obtiendras rien de moi. »&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;L’expression mélancolique de l’homme blafard était plus prononcée que jamais. Il lâcha un faible « Kwan Liu » dans un murmure presque inaudible, mais l’intéressé s’éloignait déjà à grands pas.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;Il resta là, interdit quelques instants dans le couloir, puis se retourna comme s’il avait senti la présence du jeune Peintre.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;Il le fixa avec intensité, toute émotion ayant déserté son visage, avant de lui adresser la parole :&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;« Vous êtes Emile, n’est-ce pas ? »&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;Le jeune homme resta en attente, ne sachant trop que répondre. Maintenant qu’ils se tenaient face à face, à quelques pas, il discernait le réseau de veinules bleutées qui parcouraient son visage crayeux.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;« Emile Delcroix ? insista l’étrange personnage. Mademoiselle Rochebourg m’a beaucoup parlé de vous. »&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;L’intéressé tiqua. Il ne savait pas s’il devait se sentir flatté ou non de cela. Ce… Cette personne ne lui inspirait rien qui vaille. En général, il se fiait à ses intuitions, qui tombaient plutôt justes. Une atmosphère mélancolique et funeste imprégnait toujours l’abord immédiat de son interlocuteur.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;« C’est bien moi, Monsieur, finit par répondre l’étudiant des Beaux-Arsestranges.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;— Enchanté. »&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;Une main fine et pâle se détacha de la masse grise que formaient ses vêtements. Un frisson parcourut Emile au léger contact de ces doigts glacés dans sa propre main. Jamais il n’avait éprouvé une sensation tactile aussi désagréable. Telle une anguille, la main de Drussel se faufila et disparut dans sa veste informe.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;« De même.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;— Eh bien, fit Drussel après un silence de quelques secondes, il semblerait que nous nous retrouvions tous deux… « le bec dans l’eau ? » Est-ce comme cela qu’on dit en français ? »&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;Emile acquiesça, sans plus de gaieté de cœur. Il n’appréciait pas vraiment la comparaison. Il pensait ne rien avoir en commun avec Drussel. Ni avec un quelconque prétendant supposé de Floriane. Il les surclassait tous.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;« Je vous propose que nous dînions ensemble. Nous ferions ainsi mieux connaissance. Je suis très intéressé par l’Art en général et la Peinture en particulier… Curieux également de voir votre travail.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;— C’est que… »&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;Emile réfléchit rapidement aux excuses qu’il pouvait avancer sans froisser sa nouvelle connaissance. Il se rappela que rien ne l’attendait chez lui, dans sa petite mansarde sous les toits, pas le moindre morceau de viande, fruit ou brouet, que son camarade de cours, Eustache, n’avait pas reparu depuis plusieurs jours et qu’il finirait sûrement la soirée à se désoler sur son occasion manquée…&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;« N’hésitez plus, trancha Drussel, je vous invite. Ne vous tracassez pas pour cela. »&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;Le jeune homme s’apprêta à répondre, mais son estomac fut plus rapide, qui émit un gémissement pathétique.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;Pour le meilleur ou pour le pire, il allait en tout cas manger à sa faim ce soir… En étrange compagnie.&lt;/p&gt;  &lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29396835-5744043670943749471?l=mandesandre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mandesandre.blogspot.com/feeds/5744043670943749471/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=29396835&amp;postID=5744043670943749471' title='1 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29396835/posts/default/5744043670943749471'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29396835/posts/default/5744043670943749471'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mandesandre.blogspot.com/2008/02/voil-le-dbut-de-mon-roman-emile.html' title=''/><author><name>Jacques Fuentealba</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05632382363708981191</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29396835.post-4015518381550620430</id><published>2008-01-26T13:39:00.000-08:00</published><updated>2008-01-26T15:10:22.370-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Foire à l&apos;empoigne littéraire'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Atelier d'écriture, troisième séance avec Catharsis :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;J'en avais pas parlé avant, la flemme très sûrement. On fait un atelier d'écriture dans le cadre de l'association Catharsis, avec Anaël un scénariste issu de l'école CEEA. C'est très enrichissant et un peu destructeur également. Mais pour construire il faut souvent détruire avant, pour bâtir quelque chose de plus solide, de plus structuré.&lt;br /&gt;J'avoue pas avoir tout assimilé, ne pas être sûr de tout avoir compris non plus, même maintenant qu'on a fait trois des quatre séances prévues pour cette année.&lt;br /&gt;Le but ? Arriver la première séance avec une idée, une ambiance qu'on voudrait rendre dans un texte, éventuellement un vague synopsis, des idées jetées sur une feuille de brouillon. De là on fait des exercices pour bien cerner les structures archétypales des récits, ce qu'on va retrouver sur tout récit, notamment "quelques équations", des os de squelettes propres à l'espèce des textes :&lt;br /&gt;On a un Protagoniste qui a un Objectif, mais un Antagoniste se dresse contre lui (son propre Objectif vient percuter plus ou moins frontalement celui du Protagoniste).&lt;br /&gt;Après la deuxième séance, nous avions fini d'écrire notre plan pour écrire la nouvelle avec laquelle nous étions venus. Pour mon cas, ça tenait en une page et ça mettait en lumière les principaux axes qui devaient ressortir :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Incident déclencheur, noeud dramatique, point de non-retour, anti-climax, climax, résolution&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Entre les ateliers 2 et 3 nous avions ensuite rédigé chacun nos textes... Là aujourd'hui, c'était une série de petits exercices sympa, toujours autour du pitch : ce résumé d'une ligne sur un texte, qui dit qui est le Protagoniste, quels sont son Objectif et son Antagoniste. Puis sur le thème et le point de vue également.&lt;br /&gt;Un point en particulier, que j'avais déjà déduit en écrivant depuis le temps, mais qui m'est apparu plus clairement en travaillant cela dans l'atelier de ce jour, c'est l'intérêt pressant pour l'auteur - s'il ne veut pas que son lecteur s'emmerde  - de parvenir à insérer les informations qu'il veut distiller au fil du récit, information sur l'univers mais également caractérisation des personnages, dans les dialogues et dans l'action. Et non, comme on aurait trop souvent tendance à le faire dans des introspections, réflexions, apartés du protagoniste.&lt;br /&gt;L'exercice qui consiste à écrire une caractérisation d'un protagoniste à travers des actions et/ou dialogues, en focalisation externe (le narrateur ne sait pas ce que pense le personnage en question) est particulièrement formateur : essayez pour voir, c'est assez fascinant, même si ce n'est pas toujours évident ! C'est vrai que cette approche apporte beaucoup au récit, en rapidité et en concision, je suppose, quand on parvient vraiment à réussir cela.&lt;br /&gt;Content en tout cas que l'on avance et qu'on apprenne, tout en étant renvoyé à nos propres capacités, notre propre univers intérieur, mais toujours avec cette idée qu'on écrit pour un public, qu'on doit avec une exigence pour se faire comprendre et parvenir aux effets qu'on s'était proposé...&lt;br /&gt;Peut-être que j'aurais moi la flemme pour écrire un billet sur le dernier atelier de la saison.&lt;br /&gt;Ah oui ? Pourquoi c'est rangé dans la Foire à l'empoigne littéraire. C'est que certains trouvent que ce type d'atelier ne sert à rien. En France, mais je pense que cela est en train de changer, un certain culte au mystère de l'artiste existe, assez exaspérant. Un auteur pratique une sorte de magie littéraire incompréhensible du commun des mortels, on ne va pas remettre en question son pouvoir : il ne peut pas être analysé, quantifié, disséqué : essayez et on vous balancera des mots métaphysiques, comme certains lanceraient des chapelets d'insultes !&lt;br /&gt;ça donne à peu près ça : Intuition, talent, Muse, génie, "peux pas comprendre, fils d'ouvriers" (ça c'est pour celui qui a le malheur de critiquer).&lt;br /&gt;C'est ce que je regrette un peu sur certains atelier d'écriture : l'impression qu'on ne cherche pas à aller jusqu'au bout de la chirurgie des mots. On doit avoir les mains pleines de camboui et/ou de sang quand on a fini d'analyser son propre texte non ? Des bouts de tripes partout, des éclats d'os qu'on a cassés à la scie égoïne. Si ça se limite à dire : "oui, j'ai bien aimé ton texte... ou ton texte est agréable, mais il ne m'a tout à fait touché (ça c'est la litote pour dire : ta nouvelle est une sombre merde, mais je peux pas te le dire car en plus d'être doué d'un égo surdimensionné quant à ton "art" tu es dépressif au dernier degré et je veux pas ton suicide sur ma conscience et ta cervelle sur ma chemise...)&lt;br /&gt;Et c'est vrai que des fois (souvent), bah on a pas envie de jouer aux apprentis bouchers avec ses propres textes : c'est bien plus marrant quand c'est le textes des autres, hein ?&lt;br /&gt;Mais c'est libérateur, en fait ! Content qu'on fasse ça dans nos ateliers. Enfin, si je dois vraiment me faire lyncher et pressionner méchamment pour sortir le jus attendu, qui va dans le sens de l'exercice donné, je sais que ça laissera des traces... mais on s'appelle pas Catharsis pour rien non ?&lt;br /&gt;Et c'est dans la pression, quand on est poussé dans nos derniers retranchements que des déclics, des révélations se produisent. Avoir un animateur qui te fait :&lt;br /&gt;"Non. C'est pas ça. Il faut que tu ailles plus loin, va encore plus loin, il faut qu'on sente vraiment le conflit, l'implication du personnage, ce qu'il met en jeu, à quel point ses intérêts percutent ceux de l'antagoniste et comment ce conflit se traduit", avoir cet animateur là qui te force à cracher des tripes sur la feuille à les mélanger à celle de ce texte que tu tritures, ça permet vraiment de vivre l'écriture !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29396835-4015518381550620430?l=mandesandre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mandesandre.blogspot.com/feeds/4015518381550620430/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=29396835&amp;postID=4015518381550620430' title='3 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29396835/posts/default/4015518381550620430'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29396835/posts/default/4015518381550620430'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mandesandre.blogspot.com/2008/01/atelier-dcriture-troisime-sance-avec.html' title=''/><author><name>Jacques Fuentealba</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05632382363708981191</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29396835.post-4234040092579408551</id><published>2008-01-25T13:16:00.000-08:00</published><updated>2008-01-25T13:29:17.366-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Journal des Nouveautés'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold;font-size:130%;" &gt;Quelque chose...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà, pour revenir à l'article précédent, je me rends bien compte que j'ai écrit &lt;span style="font-style: italic;"&gt;quelque chose&lt;/span&gt;... C'est bien ça le problème. C'est une chose informe, là, posé au milieu de mon bureau en désordre, à côté de mon ordinateur : un monstrueux rejeton littéraire, un nouveau-né dont je suis obligé de reconnaître la paternité, mais pour l'instant, avant les premiers soins, j'en suis pas très fier...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ouaip, j'ai écrit un roman, encore un, mon troisième premier roman et je compte bien qu'il soit publié un jour. Mais dans l'état actuel, il reste beaucoup de corrections. Marrant que je trouve un premier mouvement de recul, et angoissant à la fois : marrant parce qu'on met d'habitude plus de temps à trouver un certain recul par rapport à son dernier texte en date, angoissant parce que je vois que le mioche est bancal, moche et mal foutu, mais j'ai beau penser à tout ce que je pourrais faire pour l'embellir et lui rendre la vie plus facile, j'ai peur de passer à côté de beaucoup de corrections.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis j'ai envie de dire à tous les bêta-lecteurs, à chaque nouvelle page recorrigé, non non non, le lisez pas finalement, n'entrez pas dans la salle d'opération, on a pas encore tout bien fini, non non non, en fait c'est pas bon là, il y a encore beaucoup de boulot !!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29396835-4234040092579408551?l=mandesandre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mandesandre.blogspot.com/feeds/4234040092579408551/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=29396835&amp;postID=4234040092579408551' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29396835/posts/default/4234040092579408551'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29396835/posts/default/4234040092579408551'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mandesandre.blogspot.com/2008/01/quelque-chose.html' title=''/><author><name>Jacques Fuentealba</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05632382363708981191</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29396835.post-2322267531538560933</id><published>2008-01-21T14:09:00.000-08:00</published><updated>2008-01-22T00:17:16.499-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Journal des Nouveautés'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Emile Delcroix et l'ombre sur Paris&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà, j'ai écrit jusqu'à l'épuisement, mais étrangement, contrairement à ce que j'aurais pu croire, pas jusqu'au dégoût, au contraire... J'ai écrit la fin de mon roman, sur un rythme pour moi frénétique, avec une moyenne de 7000 à 10000 signes par jour, pendant deux semaines, avec quelques petits breaks... Mais c'était plus ou moins ça le programme : écrire pendant ma pause, rentrer le soir, écrire jusqu'à deux heures, trois heures du matin, repartir au travail en attendant impatiemment la pause, puis en attendant à nouveau le soir, pour écrire... Eprouvant pour les nerfs notamment au niveau du sommeil et de ce désir, toujours plus grandissant, de frapper le mot "fin".&lt;br /&gt;Mais bien sûr, ce n'est pas "fin" qu'il faut lire, mais "feint"... Car maintenant il reste tout le travail de relecture et de réécriture. Au moins, la boucle est bouclée, j'ai conduit mes personnages là où je le souhaitais, même si j'ai une fin alternative dans ma besace.&lt;br /&gt;L'impatience s'est mue en autre chose, elle est plus diluée, mais encore présente. C'est le désir de finir les corrections, de remplacer "feint" par "fin"... enfin, puis d'avoir le retour des bêta-lecteurs, et qui sait des éditeurs et du public.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est l'heure pour moi d'aller dormir... Avec un vrai soulagement, celui démultiplé, que je ressens déjà lorsque je finis une nouvelle, le sentiment - sans jugement de valeur sur l'oeuvre - d'avoir accompli &lt;span style="font-style: italic;"&gt;quelque chose&lt;/span&gt;.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29396835-2322267531538560933?l=mandesandre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mandesandre.blogspot.com/feeds/2322267531538560933/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=29396835&amp;postID=2322267531538560933' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29396835/posts/default/2322267531538560933'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29396835/posts/default/2322267531538560933'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mandesandre.blogspot.com/2008/01/emile-delcroix-et-lombre-sur-paris-voil.html' title=''/><author><name>Jacques Fuentealba</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05632382363708981191</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29396835.post-2148110229143940032</id><published>2008-01-18T16:08:00.000-08:00</published><updated>2008-01-18T16:16:31.571-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Life and all this kind of stuffs...'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;b&gt;2008 vs 2007 ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; A la base j'avais écrit ces voeux pour les publier dans un webzine, mais j'ai pas reçu de réponse, pas même d'accusé de réception. Soit ils ont trouvé ça trop politiquement incorrect, soporifique et long, soit ils s'en foutent. Alors je profite de mon blog pour les publier ! Vous sentez pas obliger de tout lire si ça vous soûle et/ou vous désespère !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Ce Réveillon de la St Sylvestre m’a laissé un goût d’inachevé…&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Non, non… Ce n’est pas que le repas ait été mauvais, ni les boissons d’ailleurs (encore que le Muscat ne passait vraiment pas…)&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;C’est juste… Je ne sais pas.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;J’aurais bien voulu avoir tous les miens autour de moi, peut-être sortir et faire une nouba d’enfer, claquer mes tunes — ou celles des autres, hein ? — comme un président tout juste élu.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Mais voilà, on ne dépense pas l’argent qu’on n’a pas.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;En fait, ce n’est que deux jours plus tard que j’ai compris ce qu’était ce goût d’amertume : des relents de toute une année pourrie, trop salée pour moi, et pour beaucoup d’entre nous.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Je n’entends, dans une certaine presse, que parler de la France qui réussit, de ces politicards bling-bling qui tireront la France d’en bas vers le haut…&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Je n’entends, autour de moi, que des amis, des proches, des parents me raconter des boîtes qui coulent, le chômage et la misère qui guettent… Et les retours au pays en charter.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Pourquoi n’ai-je réalisé d’où venait cet arrière-goût que deux jours plus tard ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Trois ou quatre épisodes croisés m’ont donné une image du 2007 finissant et m’ont également laissé une impression de ce que pourrait être 2008 :&lt;/p&gt;  &lt;ol style="margin-top: 0cm;" start="1" type="1"&gt;&lt;li class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;la Poste&lt;/li&gt;&lt;li class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;le bureau de tabac/la station de métro&lt;/li&gt;&lt;li class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;les poubelles en bas de chez moi&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;La poste ? Je me pointe bien 15 mn avant 18 :00, heure fatidique de la levée du courrier. Mon recommandé ne partira que le lendemain. Et pour cause, j’arrive au guichet à 18 :30… C’est que ça se bouscule, ça se double sans scrupule, avec des airs de ni-vu-ni-connu-je-t’embrouille ou de vierge effarouchée.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Après avoir un peu joué des coudes et fait la grosse voix, je peux donc affranchir ce satané bidule.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Je dis en rigolant à la guichetière :&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;« Bah dis donc, on pourrait croire que c’est le seul jour de l’année où vous êtes ouverts ! »&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Elle m’explique que je ne crois pas si bien dire, que ça s’est calmé, qu’elle avait quand même fait cent opérations sur la journée… Tout ça parce que les gens viennent s’occuper de leurs intérêts… ça pourrait être aussi bien le 18 juillet à 14 heures, qu’elle me dit.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Je suis resté un peu interdit. J’imaginais tous ces gens flippés par un avenir menaçant de leur tomber sur le coin de la gueule, épargnant quand même, parce que bon, il faut bien, hein, ma petite dame.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;En guise de conclusion, la postière me dit que maintenant on peut faire ses recommandés directement sur Internet. Chouette, super, belle avancée technologique. C’est vrai, c’est bien pratique…&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Ce qui m’amène à ma hantise apocalyptique de fin d’année, en rapport avec le point 2 — le métro (et également le bureau de tabac).&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Dans cette mégalopole moribonde, vivant encore au rythme des secousses émétiques du Réveillon, un vrai défi m’attendait.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Trouver un coupon de carte orange mensuel. Parce que les avancées technologiques c’est ça aussi : on automatise.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Et on chomatise à tout va et pourquoi pas ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Comme disait Coluche, une machine ça touche pas de salaire, ça fait pas grève, et le plus fort… ça a même pas besoin de travailler !&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Je suis sûrement une tête de mule, de ne pas vouloir upgrader, depuis des mois au passe Navigo.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Flemme d’une part, volonté de ne pas me faire fliquer d’autre part ? Et dire non, d’une certaine façon aux suppressions de postes que suppose le fait de pouvoir recharger son passe n’importe où, sans avoir besoin de personne. Vous l’aurez remarqué comme moi, il y a moins de points de vente dans les stations... ils sont fermés une fois sur deux ou remplacés par des points d’accueil, qui en fait ne servent pas à grand-chose…&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Quoi qu’il en soit, j’arrive au tabac en me disant… là, ils auront peut-être des coupons, qui sait ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Le choc, déjà, quand je passe devant avant d’y rentrer :&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;C’est vide ! Je dirais même, si c’était français : Super vide !&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Sur les coups de 18 :30 pas un chat… pas même un chaton. Bon allez, si, il devait y avoir 5 ou 6 clients. Et pas un nuage de cigarettes !&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;C’est beau les lois anti-tabac. Plus de cancers collectifs, maintenant, les fumeurs devront faire ça chez eux, à la rigueur en famille, parce que c’est plus convivial tout de même. C’est sûrement une bonne façon de commencer 2008, non ? Entrer dans un bar sans avoir la puanteur des clopes qui s’accroche à vos poumons comme les rejets de pétrolier dégueulés sur les plages bretonnes ! J’imagine que ça va réconcilier une partie de la population avec ces « lieux de perdition ». Je garde un souvenir peu agréable de pas mal troquets immondes, jonchés de clopes écrasées avec des poivrots en phase terminale de cirrhose. 2008 : sans mégots, mais en conservant les poivrots, ça sera toujours ça de pris. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Remarquez, ça sentait encore la cigarette. Je me demande combien de temps cela va rester dans les murs avant de se dissiper tout à fait.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Voilà, une société clean en apparence… &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;La buraliste n’a plus de coupon… Elle me renvoie en fait à « la station de métro la plus proche ». Classique.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Mais de fait, ma station de métro en avait bien, des coupons de carte orange. J’avoue que je ne comprends pas trop. Ils sont un peu pénibles à la RATP, non ? Alors qu’à République, et dans d’autres stations, ils n’en vendent plus… !&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Je finis mon périple qui me ramène chez moi, content comme tout de mon achat ! Et je déchante assez vite… En bas de mon immeuble, deux trois personnes farfouillent les poubelles pour se faire le Noël qui leur aura été refusé. Noël en retard qui consiste à récupérer ce que les gens ont jeté, une semaine après le passage du vieux barbu en rouge justement.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Société de consommation de merde… A laquelle je participe à fond, j’en ai bien conscience. La phrase de Clive Barker, dans &lt;i&gt;Le jeu de la damnation&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;Imajica&lt;/i&gt; : « Nous croulons sous le poids de nos propres excréments » me revient souvent en mémoire.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Vous me direz… Bah il ne parle que de la France, là, il ne dit pas un mot sur le reste du monde… Allons, c’est déjà assez déprimant comme ça, on s’arrête ici pour le moment, hein ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;Sinon pour 2007 et comme j’ai allégrement passé mon temps de parole à patauger dans le réel, sur le refrain de Raphaël : « Mais on est dans le dur, pour cette vie c’est sûr », je dirai que je retiendrai de l’imaginaire… Des œuvres louchant le plus souvent sur le réel, comme par hasard.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;i&gt;A scanner darkly&lt;/i&gt; m’a mis une baffe monumentale, &lt;i&gt;Le Prestige&lt;/i&gt; m’a laissé KO, la série &lt;i&gt;Carnivale&lt;/i&gt; (faiblement traduite par le Carnaval de l’étrange) m’a rouleau-compressé, &lt;i&gt;Jekyll&lt;/i&gt;, bijou de la BBC, avec sa réplique « Trust me, I’m a psychopath » m’a achevé.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;J’ai pu lire (et même traduire et réunir dans une anthologie — &lt;i&gt;trafiquants de cauchemars&lt;/i&gt; !) de très bonnes nouvelles d’auteurs espagnols et latinos — en vrac : Carlos Gardini, Sergio Gaut Vel Hartman, Fabio Ferreras, Santiago Eximeno, Joaquin Revuelta, Eduardo Vaquerizo… Et des français aussi, si, si… Berrouka (qui m’a traité de vieillard cacochyme au trois quart sénile d’au moins… soixante ans), Nathalie Dau (oui, elle, elle a droit à un prénom, pour la peine !), Mélanie Fazi (ça c’est bon, ça coco !), Dufour, Dufour bien sûr avec son « Immaculée conception », Noirez, et tant d’autres… Je n’oublierai pas de sitôt l’excellent roman &lt;i&gt;Peregrinos de Marte&lt;/i&gt; de José Antonio Suárez. Et je vous conseille de guetter la sortie en ligne et gratuite, donc, de la traduction du recueil de micronouvelles &lt;i&gt;Miniloquios y cementerios&lt;/i&gt; de Alfredo Álamo (Ediciones Efímeras), à moins que vous vouliez dévorer ces horribles petites friandises tout de suite, dans leur langue d’origine :&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;http://www.edicionesefimeras.com/aware.html&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;Si on doit rentrer un peu plus dans ma vie privée d’auteur « merveilleux », 2007 a été l’année où j’ai flirté avec Lunatique et Black Mamba, suis parti en voyage de noces avec Borderline, ai divorcé avec Faërie, après un mariage même pas consommé, ai soupiré (un peu) auprès de Fiction, ai vécu de torrides aventures exotiques avec Axxón et Qliphoth… Beaucoup de choses, mine de rien. Et je ne vous parle pas des cochonneries faites avec les maisons d’éditions, je n’évoque que les revues, là… Espérons que 2008 m’apporte de bons gros enfants littéraires, aux joues roses et aux pages bien remplies.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;Bon allez, bons vœux à tous, quand même ! Malgré mes ronchonnades sur l’état déplorable de notre pôôvre vieille Terre. On verra bien ce que nous réserve cette année sans fumée — ce qui ne nous épargnera pas de nombreuses fumisteries médiatiques…&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Je vous souhaite d’avoir autre chose qu’un arrière-goût en bouche : puissiez-vous croquer la vie à pleines dents, croquer de juteux fruits de réussite, de succès, d’amour, en ayant la santé !&lt;/p&gt;  &lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:12;"  &gt;Car 2008 ne pourra pas être plus pourri que 2007... ? Comment ? Si ???&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29396835-2148110229143940032?l=mandesandre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mandesandre.blogspot.com/feeds/2148110229143940032/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=29396835&amp;postID=2148110229143940032' title='8 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29396835/posts/default/2148110229143940032'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29396835/posts/default/2148110229143940032'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mandesandre.blogspot.com/2008/01/2008-vs-2007-la-base-javais-crit-ces.html' title=''/><author><name>Jacques Fuentealba</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05632382363708981191</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29396835.post-7766266557646929413</id><published>2007-11-16T08:47:00.000-08:00</published><updated>2008-01-23T02:59:41.095-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Journal des Nouveautés'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div&gt;&lt;strong&gt;DU NOUVEAU DEPUIS LA GALAXIE CATHARSIS - En différé depuis ma flemmite aiguë&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt; &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt; &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Voilà-t-y pas qu'y a du nouveau du côté de Catharsis, le Monster show littéraire qui dépote un max et arrache des strings avec les dents !&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Halloween est passé et a laissé derrière lui quelques traînées...&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt; &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Il est grand, très grand (un A4 au prix d'un A5 soit 4 euros) avec des textes d'auteur qu'on a eu le loisir de déjà lire dans Borderline (Vanessa Lamazère, Benoît Giuseppin... et tiens ! Jacques Fuentealba) d'autres qu'on prendra un grand plaisir à découvrir. La nouvelle de John Everson est à ce titre jubilatoire ! Et celle de Frédéric Muller très bien foutu également avec des personnages assez truculents et une ambiance somme toute assez flippante, par certains côtés... Quotidien un peu destroy pour le protagoniste et une chute sympa. C'est ce qui caractère plutôt ce numéro : une volonté de faire une fin qui ne laisse pas sur sa faim... La nouvelle de Vanessa et de Benoït visent l'effet de surprise et y parviennent.&lt;br /&gt;Pour ce numéro, j'ai eu l'impression de faire une commande, plus que d'écrire une nouvelle en aveugle, pour un thème donné. Peu de temps, Lionel qui me dit, il reste de la place pour le numéro, si tu souhaites placer un texte sur le thème d'Halloween : enfance, jouer à se faire peur, voire derrière les apparences du monde normal, le temps d'une journée particulière... J'accepte alors, me disant, je vais trouver !&lt;br /&gt;J'avais bloqué au départ sur cet AT et soudain, je laisse l'inspiration venir, dans le court délai qui m'est imparti et ça se construit par rapport à ce que je sais de ce qui a déjà été retenu et du nombre de signes réduit. Je pars sur le principe de raconter une histoire qui se passe non plus dans la culture occidentale ou même au Mexique (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;la fiesta de los muertos&lt;/span&gt; est traité magistralement dans le texte de Vanessa), non, je veux un autre continent, l'Asie. J'enchaîne sur des recherches rapides, retrouve le souvenir d'un personnage étrange Baku, un kami japonais et je passe une nuit blanche à écrire ce texte. Relecture le matin et envoi du premier jet pour avis et modifs éventuelles à faire. Le texte plaît à Lionel, plaît à la plupart des bêta-lecteurs... Qui sont partagés sur la fin. Je reste au final sur celle que j'avais décidé, avec un petit aménagement. Au risque de dérouter, je retrouve ce que je souhaitais : un final propre à certains romans japonais que j'ai pu lire (j'avoue ne pas en avoir lu beaucoup non plus), cette sorte d'achèvement qui n'en est pas un, qui offre un flottement,  une incertitude invitant le lecteur à imaginer la fin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quoi d'autre ? Bientôt un prochain Borderline, au mois de Janvier...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah oui, Esprits Mutants 2 est enfin sorti et a donné lieu à une petite fête informelle... Très sympa. C'était la première fois que je signais des autographes à d'autres auteurs (et réciproquement) à des lecteurs venus en avant première aussi. Cela fait bizarre (en fait mon tout premier autographe, je l'avais signé avant cela, à Sylvie Miller, qui m'avait pris un &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Trafiquants de cauchemars&lt;/span&gt; sur un salon !)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette fête tombait le 29 décembre, juste avant le passage à la nouvelle année. J'ai pris ça comme une façon de bien finir 2007 après tout, et le présage d'une année littéraire plutôt chargée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis promu Black Mamboy pour le prochain salon à Nogent sur Oise (venez nombreux c'est très sympa !!! et il y aura aussi des Borderline, le dernier bouquin de l'association Catharsis, recueil de nouvelles de Braunbeck), je fais les corrections de la revue, avec Serge Parmentier, je m'investis aussi pour des numéros à venir de Borderline, en plus des corrections - au poste de rédac chef oui, Monsieur !!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais allez bon j'arrête là... Je vais poster un autre message, à peu près aussi nombriliste.&lt;br /&gt;Le blog est vraiment le domaine de la contemplation de soi, mais j'aime bien, hein, faut pas se leurrer, même si je l'active tous les 107 ans faute de temps !&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29396835-7766266557646929413?l=mandesandre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mandesandre.blogspot.com/feeds/7766266557646929413/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=29396835&amp;postID=7766266557646929413' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29396835/posts/default/7766266557646929413'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29396835/posts/default/7766266557646929413'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mandesandre.blogspot.com/2007/11/du-nouveau-depuis-la-galaxie-catharsis.html' title=''/><author><name>Jacques Fuentealba</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05632382363708981191</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29396835.post-1213649500743050617</id><published>2007-08-19T13:42:00.000-07:00</published><updated>2007-08-19T14:28:44.244-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Journal des Nouveautés'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;ESPRITS MUTANTS ET FEES DIVERS SONT SUR UN BATEAU...&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour information à ceux que ça peut intéresser, je fais circuler la nouvelle ! (source forum Borderline, merci Fçs)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La deuxième anthologie issue des ateliers d'écriture du Club Présences d'Esprits est disponible en souscription. Parution courant dernier trimestre de 2007. (peut-être un peu avant... ) En attendant, c'est donc le moment de réserver votre exemplaire :))&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ses 430 pages sous une couverture couleur de Magali Villeneuve, on trouvera : Nouvelles de Marie-Christine Bellet, Lionel Bénard, Evelyne Beuzit, Mathieu Casado, Pierre Crooks, Philippe Deniel, Marcel Divianadin, Alexandre Ducrocq, Jacques Fuentealba, Sylvie Gagnère, Marie-Hélène Windrif-Hochet, Anne Lanièce, François Manson, Marc Pernot, David Petit, Delphine Raspaud, Gilles Serrano, Bénédicte Taffin &amp; Christophe Thiennot.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Entretien avec un Ange.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Textes de Claude Ecken, Christophe Lambert, Philippe Pastor &amp; Christian Vilà.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Illustrations intérieures de Thomas Balard, Charline Bénard, Frédérique Berthon, Leslie Boulay, Olivier Bourdy, Mathieu Casado, 570, Céline Combes, Alexandre Dainche, Raphaël Del Rosario, Kan-Ji, Mira, Stéphanie Peltier, Jean-Michel Prats, Valérie Reininger, Yohan Vasse &amp; Magali Villeneuve.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour souscrire : &lt;a href="http://www.presences-d-esprits.com/antho2/souscription_EM2.pdf"&gt;http://www.presences-d-esprits.com/antho2/souscription_EM2.pdf&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma nouvelle en question " Trop de paperasse ! "est dans un registre science-fiction humoristique, pour changer...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'en profite pour indiquer que je serais au sommaire du prochain Fée Divers (n°2) avec l'Appel du Cor - miam ! en souscription lui aussi... Voir là : &lt;a href="http://eole.nainie.be/FD2_urbaine.htm"&gt;http://eole.nainie.be/FD2_urbaine.htm&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Restreint en terme de budget bouquin depuis un moment, je dois dire que le Fée Divers 1 m'avait vraiment diablement tenté pour sa couverture et son sommaire !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Niveau sortie récente, vous me trouverez dans le dernier Lunatique (n°75) comme auteur : Rise and Fall of Bianca Nera, dont j'ai déjà parlé par ici et comme traducteur : une nouvelle d'Elia Barcelo : "La trama" et un article de Santiago Eximeno sur l'Hispacon de 2006...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29396835-1213649500743050617?l=mandesandre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mandesandre.blogspot.com/feeds/1213649500743050617/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=29396835&amp;postID=1213649500743050617' title='3 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29396835/posts/default/1213649500743050617'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29396835/posts/default/1213649500743050617'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mandesandre.blogspot.com/2007/08/pour-information-ceux-que-peut.html' title=''/><author><name>Jacques Fuentealba</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05632382363708981191</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29396835.post-4643301865812477383</id><published>2007-06-13T14:29:00.002-07:00</published><updated>2007-08-19T13:42:28.814-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Life and all this kind of stuffs...'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;Nostalgie des Spams !&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Petit billet d'humeur (humour!) en forme de foutage de gueule !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est où le temps des spams qui promettent des millions parce que vous êtes sympa ? Les spams qui vous racontent l'histoire de la petite Hélène (7 ans) atteinte d'une maladie vénérienne et que vous pouvez sauver si vous ne brisez pas cette chaîne de l'Amour digital ? Ces spams qui vous offrent les joies du viagra et de tous pleins de médicaments, pour vous sauvez de la débandade ?? Et je vous parle pas du Avant, Après... Allez si, je vous en parle, le super spam que ma collègue de travail reçoit tous les jours dans sa boîte et qui met de bonne humeur pour la journée : les photos qui tuent pour vous dire pourquoi Viagra fait une différence de TAILLE, avec en prime la tête aux yeux exorbités de la fille, qui semble jurer : "Oh non ! Mon Dieu, j'ai jamais vu ça, jamais au grand jamais, c'est pas possible, c'est pas humain !! " Et les spams chewing-gums, qui se collent à vos BAL de manière indécrottable parce que vous avez eu l'heur (le malheur diront certains :)) de remplir vite fait une inscription sur quelque site où vous êtes venus vous échouer au cours de surfs innocents ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ceux-là, je les ai sur mes boîtes Hotmail et Caramail, je les ai aussi sur mon adresse au bureau... C'est l'occasion de se boire un café, de se faire trois tartines, de lancer sa sélection musicale tout en les effaçant... Parfois en balançant des commentaires hilares ou furibars... ça rend le net vivant, non ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais gmail ? La boîte garantie 100% free of spams...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ouvre ma boîte gmail aujourd'hui... Pas de message...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Beuh...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toujours pas de message... aargh ! Moi j'aime bien les boîtes mail pour ça : c'est comme les boîtes au chocolat emballées, comme un cadeau surprise, vous vous apprêtez à les ouvrir, les poils des narines frémissants d'impatience, pointant leur interrogation... Qu'est-ce que ça peut bien être ? Qu'est-ce que je vais avoir aujourd'hui ? Qui m'a écrit ? Combien de nouveau message ? Gnark !&lt;br /&gt;Et là... Rien...&lt;br /&gt;C'est froid et impersonnel...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais au moins c'est propre, c'est pas comme d'autre boîte où pour retrouver un message c'est un bordel incommensurable : on passe deux heures, par fierté, avant de s'avouer vaincu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'ailleurs je me fais la réflexion... Nous, en France, ça va encore, on arrive à faire le tri. Quand on voit l'objet qui nous dit : Hi ! ou your daughter suckin' chicken, on se dit : bah à coup sûr c'est du spam, c'est pas quelqu'un qui me dit salut en anglais ou des photos de ma fille en train de sucer des os de poulet... ! Mais en Angleterre et aux USA, ils doivent bien s'amuser à faire le tri (les antispams d'ailleurs c'est bien, ça bloque tout... parfois vraiment TOUT) !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29396835-4643301865812477383?l=mandesandre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mandesandre.blogspot.com/feeds/4643301865812477383/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=29396835&amp;postID=4643301865812477383' title='1 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29396835/posts/default/4643301865812477383'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29396835/posts/default/4643301865812477383'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mandesandre.blogspot.com/2007/06/nostalgie-des-spams-petit-billet.html' title=''/><author><name>Jacques Fuentealba</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05632382363708981191</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29396835.post-6775050992051143388</id><published>2007-06-13T14:29:00.001-07:00</published><updated>2007-06-20T15:50:31.951-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Foire à l&apos;empoigne littéraire'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;A&lt;span style="font-size:130%;"&gt;nachronisme et à-peu-prisme...&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour rebondir sur les remarques perfides que je faisais sur la fantasy, je voulais parler dans ce billet des dangers que représentent sans conteste pour les auteurs amateurs (et parfois pas si amateurs que ça) ces fléaux que sont les anachronismes et plus généralement les à-peu-prismes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Kesako ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans mon billet " Pourquoi la fantasy, c'est nul ! ", je critiquai entre autres choses (avec beaucoup de mauvaise foi, évidemment) le côté démiurgique pour l'auteur de concevoir de toute pièce un univers de fantasy... Ce que j'assimilais à de la flemme, une volonté délibérée de ne pas se casser la tête avec l'Histoire, la sociologie, la géographie de notre bonne vieille Terre et donc de ne pas faire de recherche...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les recherches, quand on écrit, c'est à la fois enrichissant personnellement, prenant, fascinant et des fois... pénible tout simplement...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On se dit dans un premier temps : bon, l'action se situe à Paris deuxième moitié du 19ème siècle... Alors, le personnage remonte telle rue pour aller au Père-Lachaise. Mais... Est-ce le bon nom de rue ? Et le Père-Lachaise ? Il s'appelle bien comme ça à cette date ???&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le mieux quand on est organisé (pas comme moi) c'est de faire les recherches avant de commencer à rédiger la première ligne du texte (nouvelle et à plus forte raison roman). Pour mon roman en cours, j'ai bien le plan détaillé du roman, sur plusieurs pages, je suis parti sur un Paris alternatif, mais il n'empêche que je veux coller à l'Histoire en tout cas au niveau des dates, même si je ménage de grosses différences.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On écrit, on s'emballe, on force même l'écriture pour terminer un chapitre, deux chapitres, pour se retrouver à peu près à la moitié et là on se rend compte qu'on a omis un détail qui au final revêt beaucoup d'importance quand on en prend connaissance... Ou pire, ce qu'on met en place dans le roman, ce qu'on décrit ou l'événement qu'on présente n'a pas encore eu lieu à l'époque où on le place.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le détail omis pour le roman en cours touche au Salon des Refusés : en étendant mes recherches sur les artistes en 1863, sur l'Académie des Beaux-Arts et tout le toutim, je retrouve cette information qu'en fait je connaissais déjà et avais stocké il y a longtemps dans un coin de ma tête en passant... Information qui n'avait jamais été reconnecté avec ce que je suis présentement en train d'écrire ! Du coup, j'ai cette information, là sous mes yeux, toute palpitante, toute juteuse de portée, de signification pour ce que je suis en train d'écrire, qu'en fais-je ? J'en parle, je l'ignore ? Je l'utilise au risque de devoir retravailler tout l'équilibre de l'univers parisien alternatif tel qu'il est pour le moment ? C'est dangereux... mais c'est tellement tentant !&lt;br /&gt;C'est encore parmi ce que j'aime le plus dans la littérature de l'imaginaire, que je la lise ou l'écrive : la confrontation de l'imaginaire au réel, afin de donner sa propre version, personnelle, du réel. Un monde fantastique avec des échos constants renvoyant à notre réalité. Echos distordus donnant une autre signification aux événéments tels qu'on les connaît.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'événement anachronique : toujours le même roman, avec une douloureuse constatation... Je m'apprête à présenter un Grand Amphithéâtre de la Sorbonne, qui n'existe pas encore à l'époque de la narration, en 1863... Alors ? Jusqu'à quel point je m'écarte des dates et de ce qui s'est vraiment passé ? Le fait d'ignorer au final la date de construction du Grand Amphi (courant 1880) n'est pas anodin et servirait un dessein, précipiter chronologiquement la réhabilitation du statut de la Sorbonne comme grande Université. A voir...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces manques de recherche ou découvertes impromptues nous amènent à repenser ce qui a déjà été écrit ou imaginé... C'est stimulant et parfois également un peu déprimant et déstabilisant.&lt;br /&gt;Remettre 100 fois sur le métier son ouvrage...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a ça, la rédaction sur la longueur, qui réserve des surprises et il y a également l'écriture dans certaines conditions, sans qu'on ait l'occasion d'avoir l'information sous la main, qui donne des résultats parfois surprenants ! Je m'explique : participant à un concours de nouvelles dans l'univers du Jeu de Rôles Crimes se déroulant dans le Grand 19ème siècle, je mouline afin de trouver des idées, jusqu'à me fixer sur une idée précise, un lieu et une date... Paris, début du XXème siècle. J'aime bien, même dans des textes courts, distiller quelques informations historiques qui aident à situer la narration, donnant une époque sans donner la date exacte non plus. De quoi créer une atmosphère.&lt;br /&gt;J'ai d'ailleurs utilisé ce procédé pour ma nouvelle Arcimboldo le Merveilleux jusqu'à la nausée... L'action se passe circa 1592, sans que la date soit réellement 1592 : c'est une année élargie qui permet de condenser des événements s'étant passés sur la décennie et de faire se rencontrer des personnages qui en réalité ne se sont jamais rencontrés. Ils ont fréquenté la cour de Rodolphe II, mais pas exactement aux mêmes moments.&lt;br /&gt;Revenons donc à la nouvelle pour le concours : "Le requiem de pierre". Je me dis : voilà, l'événement se passera juste après la mort de l'architecte du Sacré-Coeur et pour situer encore, je vais placer l'enquête dans les mains d'un Inspecteur en rapport avec la Brigade du Tigre. L'idée me séduit... Mais mais mais... Pas d'accès Internet, pas de moyen de vérifier l'info (je suis en plein sur un Salon). Bingo ! Petit anachronisme de 20 ans au moins (Paul Abadie mort en 1884, les Brigades crées en 1907...) et s'ajoute à cela que le Sacré-Coeur est loin d'être fini à la mort de son architecte, ce qui est le cas dans l'idée que j'ai...&lt;br /&gt;J'arrive les mains dans les poches donc, balance l'encre sur le papier, sans donner le nom de l'architecte (je le connais pas au moment de la rédaction) et conscient d'avoir une bonne chance de me planter...&lt;br /&gt;Dans l'absolu, je relativise en me disant : j'ai le droit d'écrire des conneries après tout, c'est de la littérature de l'imaginaire, voilà ! On a toujours le recours de la mauvaise foi ou de la démiurgie semi-fantasyste indignée : Bah, philistins, vous pouvez pas comprendre ! C'est un univers parallèle à notre Terre...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et je me conclus mes réflexions en me disant : ça doit pas être facile tous les jours d'écrire du roman historique !!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29396835-6775050992051143388?l=mandesandre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mandesandre.blogspot.com/feeds/6775050992051143388/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=29396835&amp;postID=6775050992051143388' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29396835/posts/default/6775050992051143388'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29396835/posts/default/6775050992051143388'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mandesandre.blogspot.com/2007/06/nachronisme-et-peu-prisme.html' title=''/><author><name>Jacques Fuentealba</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05632382363708981191</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29396835.post-8042777435992143060</id><published>2007-06-13T14:29:00.000-07:00</published><updated>2007-06-13T15:15:56.328-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Dreams and all that kind of stuffs'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Rêves sans trêve... Des chiens du Courir de Toulon&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;ça vous arrive souvent de faire des rêves complètement débiles, sans queue ni tête ? Je suppose que si...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du côté de l'un de mes chez moi, le Chili, il existe une tribu indienne dont les membres ont besoin d'avoir quelqu'un à côté d'eux quand ils se réveillent pour raconter, tout de suite, leurs rêves. Une façon de se décharger du contenu onirique de leurs nuits, avec sûrement des vertus thérapeutiques et/ou religieuses.&lt;br /&gt;Moi j'ai pas (toujours) quelqu'un à côté quand je me réveille... Du coup, bah, voilà, je le bloggise... Le rêve de tout à l'heure (vers 21:30) était du n'importe quoi !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai rêvé que quelqu'un me racontait qu'il avait touché des dommages et intérêts parce qu'il était sur l'autoroute et qu'il avait été attaqué par des chiens du magasin Courir de Toulon ! Hop, il avait vu apparaître un pitbull, qu'il avait trouvé mignon, puis deux et ensuite il s'était fait coursé par une meute de clebs alors qu'il roulait !!&lt;br /&gt;Du coup, l'analyse que j'en ai faite est pour le moins propre à mon histoire personnelle et à mes aspirations...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des dommages et intérêts ? Parce que je suis obsédé par l'argent ces temps-ci !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des chiens comme source de danger ? Parce que j'ai toujours trouvé les clébards vicieux et potentiellement dangeureux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Courir ? Première (mauvaise) expérience de travail... C'est donc à classer dans la catégorie catastrophes et problèmes. Et pour la cohérence interne du rêve, fallait expliquer pourquoi des chiens parvenait à rattraper des voiture. Donc glissement de sens, du nom d'une enseigne à une performance canine impossible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De Toulon ? Le côté ville frontiste sûrement. Des chiens agressifs, prêts à attaquer les "gens de passage" sur l'autoroute !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme je disais, n'importe quoi ce rêve...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et encore, j'évoque pas ici d'autres rêves bien plus barrés avec des ex réelles ou fantasmés qui me poursuivent tout à la fois de leurs assiduités et de leurs foudres, pour des raisons cryptiques dans des lieux improbables et des situations rocambolesques, tout ça dans des ambiances à la Philip K. Dick.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je parlerais pas non plus des délires sûrement dus à des lectures ou des matage de films mal digérés où je me prends tour à tour pour un Chevalier du Zodiaque, un vampire ridicule où un être asexué qui doit choisir son sexe au cours d'un procès... Enfin... J'en parlerais en tout cas pas dans cet article...&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29396835-8042777435992143060?l=mandesandre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mandesandre.blogspot.com/feeds/8042777435992143060/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=29396835&amp;postID=8042777435992143060' title='4 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29396835/posts/default/8042777435992143060'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29396835/posts/default/8042777435992143060'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mandesandre.blogspot.com/2007/06/rves-sans-trve.html' title=''/><author><name>Jacques Fuentealba</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05632382363708981191</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29396835.post-324320694010227970</id><published>2007-06-02T17:23:00.001-07:00</published><updated>2007-06-13T14:15:23.803-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Life and all this kind of stuffs...'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;strong&gt;Vert comme une orange ! ou la fin de la Trilogie des Oranges...&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Juste pour finir avec ce cycle qui a tenu en haleine toute la communauté internaute. Vous vous demandez ce qui a bien pu arriver à votre aventurier de l'absurde, aux oranges, au coffre et à Bouddha, au final ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Figurez-vous qu'il y a environ deux semaines, retourné dans l'arrière-boutique de mon ami Kim, je me suis à nouveau trouvé en présence d'oranges trônant au-dessus de son coffre, devant Bouddha himself...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai alors voulu réitérer le rituel habituel appelé "la séduction de l'agrume par l'appendice nasal" en m'approchant...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et je me suis rendu compte que tel un nirvana pour les néophytes et les matérialistes, cela m'était interdit, tout simplement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les oranges n'étaient plus habillées de leurs films en plastique, certes, mais ON (qui ???) les avaient subrepticement éloignées du bord du coffre, ce qui fait que je ne pouvais que cogner du buste contre le dit coffre, sans arriver à atteindre les oranges de mon groin. Bouddha les avait peut-être rappelées à lui...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Déçu je fus...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notons que la mère de Kim qui ne comprenait pas grand chose à mes gesticulations nasales m'a gentiment proposé une orange...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est peut-être encore la réaction la plus saine qu'on doit avoir avec un fruit, même mis en offrande à Bouddha, Yog Shottoth, John Lennon ou God himself... Le bouffer tout simplement.&lt;br /&gt;Enfin moi je dis ça en toute honnêteté intellectuelle, au risque de me conforter dans mon image d'iconoclaste irrécupérable !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29396835-324320694010227970?l=mandesandre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mandesandre.blogspot.com/feeds/324320694010227970/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=29396835&amp;postID=324320694010227970' title='3 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29396835/posts/default/324320694010227970'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29396835/posts/default/324320694010227970'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mandesandre.blogspot.com/2007/06/vert-comme-une-orange-ou-la-fin-de-la.html' title=''/><author><name>Jacques Fuentealba</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05632382363708981191</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29396835.post-8284545895317283149</id><published>2007-06-02T17:23:00.000-07:00</published><updated>2007-06-02T17:50:24.314-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Trads en ligne'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;El jinete nocturno&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;em&gt;Para mi amigo Jacques Fuentealba&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Cruzan el cielo como un grito interminable. En una mano llevan las sedientas espadas y con la otra sujetan los rojos dragones que vuelan desesperadamente, creando un viento frío cada vez que agitan sus membranosas alas.&lt;br /&gt;Jinetes oscuros de noches insomnes, Jinetes de brazos terribles y miradas resquebrajadas, Jinetes condenados a cabalgar el eterno viento de la desdicha.&lt;br /&gt;Jinetes de lunas rotas, que han sentido como late el corazón de la lluvia. Jinetes de bestias que escupen fuego y no le temen a nada.&lt;br /&gt;Jinetes de la Venganza, vuelan, vuelan, y sueñan con atrapar al culpable.&lt;br /&gt;Jinetes de una lluvia ardiente que cae en el lago del alma.&lt;br /&gt;Devorando las distancias, con las espadas en alto, se aproximan a su presa.&lt;br /&gt;Jinetes enfermos de Tiempo. Jinetes memoriosos que profetizan la muerte. Jinetes sin presente, sin sombra, sin miedo.&lt;br /&gt;Jinetes de la Venganza...animados por un único propósito.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;El joven Jacques da un paso atrás y se aleja de la visión. "¿Hasta cuándo?", se pregunta con desazón. Día tras día, cada vez que se mira en un espejo, vuelve a ver la terrible horda de asesinos. ¿De qué mundo y de qué tiempo provienen? Aunque no sabría explicarlo, tiene la íntima convicción de que lo buscan a él. ¿De qué crímenes atroces lo acusan? Lo ignora todo, especialmente el hecho de que volverá a empuñar una sanguinaria espada, a cabalgar un dragón negro, y a combatir en épicas batallas...Y será esta misma noche, apenas entre en el sueño.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pablo Dobrinin&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ci-dessous la traduction faite avec mes petits doigts potelés :&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Le chevaucheur de la nuit&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt; &lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;Pour mon ami Jacques Fuentealba&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Ils traversent le ciel comme un cri interminable. Dans une main, ils serrent leurs épées assoiffées, dans l’autre ils tiennent la bride de leurs dragons rouges qui volent désespérément, créant un vent froid à chaque battement de leurs ailes membraneuses.&lt;br /&gt;Chevaucheurs obscurs de nuits d’insomnie. Chevaucheurs aux bras terribles et aux regards craquelés. Chevaucheurs condamnés à monter l’éternel vent du malheur.&lt;br /&gt;Chevaucheurs aux lunes brisées, qui ont senti comment le cœur de la pluie battait. Chevaucheur de bêtes crachant du feu et ne craignant rien.&lt;br /&gt;Chevaucheurs de la Vengeance qui volent, volent et rêvent d’attraper le coupable.&lt;br /&gt;Chevaucheurs d’une pluie ardente qui tombe dans le lac de l’âme.&lt;br /&gt;Dévorant les distances, épées au clair, ils s’approchent de leurs proies.&lt;br /&gt;Chevaucheurs malades du Temps. Chevaucheurs-mémoires qui prophétisent la mort. Chevaucheurs sans présent, sans ombre, sans peur.&lt;br /&gt;Chevaucheurs de la Vengance… mus par un seul dessein.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le jeune Jacques fait un pas en arrière et s’éloigne de la vision. « Jusqu’à quand ? » se demande-t-il avec anxiété. Jour après jour, chaque fois qu’il se regarde dans un miroir, il voit la terrible horde d’assassins. De quel monde, de quel temps viennent-ils ? Bien qu’il ne saurait l’expliquer, il a l’intime conviction qu’ils le cherchent, lui. De quels crimes atroces l’accusent-ils ? Il ignore tout, en particulier le fait qu’à nouveau il empoignera une épée sanguinaire, chevauchera un dragon noir et combattra dans d’épiques batailles… Et ça sera cette même nuit, dès qu’il s’endormira.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pablo Dobrinin (tous droits réservés etc...)&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;"Heeeeere we are, born to be king we're the princes of the univeeeerse !"&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ayé, c'est officiel, je suis immortel ! Je me suis fait protagoniser la tronche, j'ai donné mon prénom à un personnage - un reflet-littéraire-de-mon-moi-profond !&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Cette nouvelle est arrivée dans ma bam (boîte à mail) pour "services rendus", l'auteur content que je traduise des textes de lui et les propose à des revues françaises, m'a ainsi fictionnalisé dans une short-short-story !! J'avoue que quelque chose d'assez touchant et bizarre à la fois que de de se trouver, même pour quelques lignes, personnage d'un récit :)))&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Dans tous les cas, merci à Pablo et bonne continuation littéraire à lui !&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Moi je vous laisse, je vais dormir, j'ai le dragon de 3 heures du mat à prendre, faudrait pas que je le rate !&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29396835-8284545895317283149?l=mandesandre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mandesandre.blogspot.com/feeds/8284545895317283149/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=29396835&amp;postID=8284545895317283149' title='3 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29396835/posts/default/8284545895317283149'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29396835/posts/default/8284545895317283149'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mandesandre.blogspot.com/2007/06/el-jinete-nocturno-para-mi-amigo.html' title=''/><author><name>Jacques Fuentealba</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05632382363708981191</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29396835.post-5555648688941436201</id><published>2007-05-22T15:38:00.005-07:00</published><updated>2007-05-24T16:43:57.418-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Journal des Nouveautés'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;strong&gt;Nouvelles du front - au 25 mai 07&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Voilà quelques nouveautés au niveau de mes publications :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une nouvelle de ma plume traduite par mes soins en espagnol et reprise par le rédacteur en chef de la revue, Santiago Eximeno, ça se passe là :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://qliphoth.eximeno.com/"&gt;http://qliphoth.eximeno.com/&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est le numéro 21 de la revue et le dernier... Il n'y en aura plus ensuite... Le rédac chef s'explique dans l'édito... et tout ça téléchargeable gratuitement et en espagnol, bien sûr !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La nouvelle s'appelle "Estrella de la mañana, destino sombrío" en espagnol. L'original français ("Etoile du matin, sombre destin" Non mais sans blague !!) est en attente de lecture/d'avis de lecture ? depuis un moment pour possible publication dans une revue...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour les allergiques de la langue de Don Quichotte, vous pourrez vous rabattre sur celle de Molière :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma short short story "Requiem de pierre" vous attend en effet également au sommaire du dernier AOC, le numéro 6 d'avril 07.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus d'info ici !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://club-pde.com/forum/viewtopic.php?t=4239"&gt;http://club-pde.com/forum/viewtopic.php?t=4239&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, plus conséquent, "Rise and Fall of Bianca Nera" sort dans le prochain Lunatique. Une bonne manière de découvrir Sunset Circus, l'univers que je suis en train de développer à travers plusieurs nouvelles (dont "Etoile du matin, sombre destin" constitue un des piliers du background).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ça se passe par ici :))&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.eons.fr//main.php?lang=fr&amp;rubrique=Catalogue&amp;amp;idlivre=87"&gt;http://www.eons.fr//main.php?lang=fr&amp;rubrique=Catalogue&amp;amp;idlivre=87&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur ce numéro, j'ai également "commis" deux traductions : celle de "La trama" d'Elia Barceló et celle de l'article de Santiago Eximeno (j'ai déjà cité ce nom dans ce billet... Oh ? sérieux ? Le monde est vraiment petit !)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas plus de déblatérations sur ces revues, je tâcherai de faire un billet sur elles une fois que je les aurai lues. En attendant, il me reste toujours à commenter des Fiction, Borderline, Black Mamba...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29396835-5555648688941436201?l=mandesandre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mandesandre.blogspot.com/feeds/5555648688941436201/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=29396835&amp;postID=5555648688941436201' title='2 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29396835/posts/default/5555648688941436201'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29396835/posts/default/5555648688941436201'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mandesandre.blogspot.com/2007/05/nouvelles-du-front-au-25-mai-07-voil.html' title=''/><author><name>Jacques Fuentealba</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05632382363708981191</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29396835.post-463426402688301807</id><published>2007-05-22T15:38:00.004-07:00</published><updated>2007-05-22T17:20:15.407-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Foire à l&apos;empoigne littéraire'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;strong&gt;Le Devis Perez ou l'art d'avoir un bon titre de roman !&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Le dernier salon en date : "Elfic" à l'école Centrale (12 et 13 mai), a été l'occasion pour les équipes de Borderline et de Black Mamba de plancher entre autres choses sur l'efficacité à donner aux titres de ses futurs romans (à défaut de les avoir écrits, ça mange pas de pain !)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un puissant brainstorming à quatre a permis de dégager une piste principale quant à un premier pas vers un succès ou non succès en librairie.&lt;br /&gt;Il faut, vous l'aurez deviné, un titre qui frappe ! Le genre de titre qui plus qu'interpeler vous cogne et vous laisse groggy !&lt;br /&gt;Analyse rapide du marché (très rapide oui même, je le reconnais) les titres composés d'un nom de personnage célèbre cartonnent :&lt;br /&gt;Le Da Vinci code&lt;br /&gt;Le Syndrome Copernic (dernier en date de Loevenbruck), j'en passe et des plus tartignoles&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ne restait plus dès lors qu'à s'atteler à découvrir LE titre qui allait flinguer, celui qui allait vous crever l'oeil et vous obliger à acheter une vingtaine d'exemplaires, pour vous, vos amis et les amis de vos amis.&lt;br /&gt;Souvent, le titre en question a un rapport avec les supports écrits : comme Da Vinci Code...&lt;br /&gt;pour ma part, je restait persuadé qu'on pouvait construire tout un roman conspirationniste autour d'un mystérieux devis fait par un mystérieux et légendaire artisan portugais !&lt;br /&gt;Perez... ça pourrait être un prête-nom, un pseudo pour brouiller les pistes... et son vrai métier... quel serait-il ? Plombier ? (Franc)-Maçon (le plus probable, mais pas sûr...) ? Carreleur ? Espion écrivant un message codé dans son "devis" ? Celui auquel on fait appel pour tout déboucher, à l'amiable ou en urgence, quand les voies sont vraiment impénétrables  ?&lt;br /&gt;Oui parce que j'oubliais de vous rappeler, bien sûr, il faut toujours agrémenter un tel chef-d'oeuvre de révélations sur Dieu ou un de ses proches ou connaissances. C'est ce qui vous assurera un bon pactole, et éventuellement des emmerdes auprès d'une tripotée d'Eglises, mais ça après faut assumer aussi...&lt;br /&gt;Voilà, j'ai l'idée de base pour mon prochain roman (qui contrairement à ce que je viens juste de dire dans l'un des billets écrits cette nuit, ne sera pas de la fantasy... mais un roman-historico-ésotérico-conspirationniste ou peut-être les deux en fait, je sais pas encore...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc, le devis Perez, bientôt dans les FNAC ! Avec un dragon sur la couverture et un mec ressemblant vaguement à Mario Bros !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29396835-463426402688301807?l=mandesandre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mandesandre.blogspot.com/feeds/463426402688301807/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=29396835&amp;postID=463426402688301807' title='2 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29396835/posts/default/463426402688301807'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29396835/posts/default/463426402688301807'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mandesandre.blogspot.com/2007/05/le-devis-perez-ou-lart-davoir-un-bon.html' title=''/><author><name>Jacques Fuentealba</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05632382363708981191</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29396835.post-8866050198778317090</id><published>2007-05-22T15:38:00.003-07:00</published><updated>2007-05-22T16:51:46.167-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Journal des Nouveautés'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;AT Espagne et Amérique Latine :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Date de mise en ligne de cet AT : 18 Mai 07 Date de clôture : 30 Novembre 07 Des pyramides aztèques à l'Inquisition espagnole, des légendes inquiétantes de la vieille Castille à la guerre Civile, des villes frontières mexicaines aux enivrants carnavals et ferias, du réalisme magique de Garcia Marquez à la saveur musquée du tango, de la Barcelone dépaysante de l'Art Nouveau aux énigmes métaphysiques de Borges, venez nous offrir un voyage dépaysant dans la destination de votre choix : Amérique latine ou Espagne। Les textes envoyés devront conserver l'esprit Borderline : ils devront appartenir aux genres du fantastique, de l'épouvante, de l'absurde, du réalisme magique (pas de science-fiction ou de fantasy). La référence au monde hispanique ne devra pas être anecdotique mais au cœur du récit, en évitant l'image " carte postale " qu'on peut avoir de l'Espagne ou des pays d'Amérique latine. Précisons que les nouvelles soumises devront faire entre 10000 à 20000 signes. Pour le reste, les règles d'envoi sont consultables ici :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://legendsleoben.free.fr/fanzine.html" target="_blank"&gt;://legendsleoben.free.fr/fanzine.html&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29396835-8866050198778317090?l=mandesandre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mandesandre.blogspot.com/feeds/8866050198778317090/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=29396835&amp;postID=8866050198778317090' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29396835/posts/default/8866050198778317090'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29396835/posts/default/8866050198778317090'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mandesandre.blogspot.com/2007/05/at-espagne-et-amrique-latine-date-de.html' title=''/><author><name>Jacques Fuentealba</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05632382363708981191</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29396835.post-8553685156125114233</id><published>2007-05-22T15:38:00.002-07:00</published><updated>2007-05-22T16:44:28.234-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Foire à l&apos;empoigne littéraire'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;La fantasy, c'est nul !&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Je le sais d'abord, c'est ce que disent tous les auteurs de l'imaginaire "branchés" (entendez ceux qui snobent le "commercial" et se dévouent corps et âmes à leur art... et au fanzinat).&lt;br /&gt;Je le sais d'autant plus, que c'est ce que disent leurs lecteurs également, à ces auteurs éclairés.&lt;br /&gt;Et enfin, je le sais vraiment, parce que j'en écris de temps en temps quand je me dis qu'il faudrait que je commette une saga du type "qui veut gagner des millions de lecteurs" et que je trouve ça nul... Donc, CQFD !&lt;br /&gt;Alors, c'est bien simple, la fantasy c'est nul parce que :&lt;br /&gt;Tolkien l'a TUER&lt;br /&gt;C'est tout de suite moins visuel sur le papier qu'à l'écran&lt;br /&gt;ça sert à rien parce que ça fait pas réfléchir le lecteur sur les grââânds problèmes de la société actuelle (type : la vocation de la bonne littérature fantastique (oui parce qu'il y a aussi une mauvaise littérature fantastique, mais j'en parlerais ailleurs...) ou les encore plus grâââânds problèmes du monde à venir (la science-fiction et notamment le cyberpunk... Bah non, pas le cyberpunk en fait, puisque je disais qu'il était mort, ailleurs sur ce blog... suivez un peu !)&lt;br /&gt;Et pourquoi ça fait pas réfléchir : parce que ça "évade" !! C'est une littérature d'évasion.&lt;br /&gt;C'est un truc de flemmard compulsif pas foutu d'avoir une vraie opinion sur le monde passé ou actuel et la connaissance qui va avec.&lt;br /&gt;je vous le fais version courte (pas une saga en douze tome donc) : Allez, hop ! On va faire un truc médiévalisant, mais comme je m'appelle Johnson et que je connais rien à l'histoire de l'Europe médiévale et que de toute façon c'est relou parce qu'ils avaient pas vraiment d'elfes et de fées (ou si ?) , je vais créer un continent heu... L'Anarathropie, avec cinq pays. Alors, il y aura des nains, des elfes, des orcs, des gobelins, des humains. Voilà. Ils se répartiront en prêtres, voleurs, magiciens, barbares, bardes...&lt;br /&gt;ça vous rappelle rien ?&lt;br /&gt;Donc, pour pas cher vous vous évadez loin... en terrain archi-connu, archi-balisé.&lt;br /&gt;Quelles autres raisons pleines de mauvaise foi puis-je avancer ?&lt;br /&gt;Bah... des tonnes !&lt;br /&gt;Stéréotypes, poncifs, scénarii, backgrounds, univers en carton-pâte... Et puis...&lt;br /&gt;Les dragons !!&lt;br /&gt;Aaaaah ! Les dragons... je peux plus les voir en photos... euh... en gravure, ceux-là ! c'est comme les vampires dans le fantastique classique.&lt;br /&gt;Mais arrêtez, c'est pas vrai ! On devrait en faire des espèces protégées, moi, je sais pas. Les utiliser comme ça a des fins commerciales viles, les user jusqu'à la corde et nous user, nous lecteurs potentiels, au passage aussi... Aïe, aïe, aïe !!&lt;br /&gt;Un dragon dans un roman de fantasy tout de suite, ça fait classe, ça fait mystérieux et ça donne un cachet ancestral, un dragon sur une couverture ça fait vendre.&lt;br /&gt;Howard avait d'ailleurs, déjà à son époque écrit une nouvelle qui s'appellait quelque chose comme "L'heure du dragon" en français... sans aucun dragon dedans, juste histoire de vendre...&lt;br /&gt;Quelque part, je crois, le dragon excite en nous la partie très enfantine, titille peut-être même notre cerveau reptilien pourquoi pas !&lt;br /&gt;Peut-être même que ça a voir avec le réflexe de certains beaufs qui s'esbaudissent devant une belle caisse, à la belle carrosserie, au beau moteur, aux généreux airbags ! Avec un dragon on se dit : "Chouette ! ça c'est une belle bête, une valeur sûre, un animal puissant ! Aaaah ! Je m'assimile au Chevaucheur de dragons, le héros !"&lt;br /&gt;Oui parce que forcément, il y a toujours un chevaucheur de dragons, bien sûr !&lt;br /&gt;Allez, avouez, le dragon d'Histoire sans fin ne vous avait pas laissé indifférent à l'époque...&lt;br /&gt;En fait, là, je vous parle des fameux 90% sûrement, dont parle Sturgeon (90% de daube dans tout domaine de création artistique, 10% d'oeuvres valables).&lt;br /&gt;Ouais, on dira que c'est ça.&lt;br /&gt;Fantasy aussi, en tout cas dans mon esprit, ça s'apparente à vache à lait, en plus de dragon.&lt;br /&gt;Et hop ! Une saga en douze tomes et si ça plaît, je raconte l'histoire de la grand-mère du personnage ou son fils, ou son écuyer...&lt;br /&gt;Donc en conclusion, la fantasy c'est nul, achetez-en, je compte bientôt commencer ma saga !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29396835-8553685156125114233?l=mandesandre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mandesandre.blogspot.com/feeds/8553685156125114233/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=29396835&amp;postID=8553685156125114233' title='2 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29396835/posts/default/8553685156125114233'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29396835/posts/default/8553685156125114233'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mandesandre.blogspot.com/2007/05/la-fantasy-cest-nul-je-le-sais-dabord.html' title=''/><author><name>Jacques Fuentealba</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05632382363708981191</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29396835.post-3411336713295935672</id><published>2007-05-22T15:38:00.001-07:00</published><updated>2007-05-22T16:14:19.195-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Life and all this kind of stuffs...'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Une blague (?) arménienne&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Ma collègue de travail me racontait une bonne blague du côté de chez elle. Fallait que je vous la raconte. Précision : les Arméniens ont parfois le même humour... Particulier que les Juifs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jésus marche dans le désert et rencontre un homme assis par terre.&lt;br /&gt;Visiblement, l'homme souffre, il est immobile et se tient la jambe. Jesus lui demande ce qu'il a et l'homme lui répond qu'il s'est cassé la jambe et ajoute :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Je t'en supplie, Jésus, fais quelque chose pour moi, soulage ma douleur."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Christ pose sa main sur la jambe, la guérit et lui dit qu'il peut marcher.&lt;br /&gt;Plus loin, il croise une petite fille en pleurs qui est très malade, qui tousse et a une forte fièvre.&lt;br /&gt;De la même façon le Christ lui demande ce qu'elle a. Elle lui répond qu'elle a une méchante grippe et Jésus en faisant une imposition des mains la guérit de sa maladie.&lt;br /&gt;Enfin, encore un peu plus loin, le Christ tombe sur un homme qui pleure toute les larmes de son corps. Il est là, assis en plein milieu du désert et n'arrête pas de pleurer, c'est à peine s'il remarque au début le Christ qui s'approche.&lt;br /&gt;Ce dernier arrive à côté de lui et lui demande alors, comme aux deux autres :&lt;br /&gt;" Que t'arrive-t-il ? Que puis-je faire pour soulager ta souffrance ?"&lt;br /&gt;Alors l'homme lui répond simplement, tout en continuant de sangloter :&lt;br /&gt;"Je suis Arménien."&lt;br /&gt;Et le Christ s'assoit à côté de lui et se met à pleurer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà, j'espère que ça vous a bien fait marrer... Moi j'avoue que moyennement en fait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Juste pour vous rappeler en passant qu'on fête en 2007 l'année arménienne et qu'il y a plus de 90 ans s'est déroulé un génocide contre ce peuple...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29396835-3411336713295935672?l=mandesandre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mandesandre.blogspot.com/feeds/3411336713295935672/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=29396835&amp;postID=3411336713295935672' title='11 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29396835/posts/default/3411336713295935672'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29396835/posts/default/3411336713295935672'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mandesandre.blogspot.com/2007/05/une-blague-armnienne-ma-collgue-de.html' title=''/><author><name>Jacques Fuentealba</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05632382363708981191</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>11</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29396835.post-6889465986404523011</id><published>2007-05-22T15:38:00.000-07:00</published><updated>2007-05-25T05:04:12.819-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Life and all this kind of stuffs...'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;&lt;span style="font-family:arial;font-size:180%;"&gt;Il y aura dans ce pays une fracture...&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;des fractures même, des nez cassés et quelques bavures sûrement, non ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Voilà, Sarko est passé avec une bonne majorité, Chirac est enterré, les voitures ont brûlés, les étudiants déjà défilé, les anarcho-racaillo-n'importe-croquemitaine-des-médias ont fait leur show juste histoire de dire "non" et de rappeler que l'insécurité, forcément, c'est eux... &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Pas de danse appris par coeur, valse des sièges et tirez bien sur les pointes (de vos dagues) pour avoir un beau mouvement lorsque vous girouettez et balancez !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;L'UDF en eau de boudin devient MoDem, reste à voir quel sera le débit...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;La rose qui sentait la napthaline depuis un moment déjà a perdu son dernier pétale, écrasé par des éléphants pris de folie furieuse, sur le chemin de leurs cimetières.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Napoléon-le-tout-petit choisit Malte comme l'anti-Sainte-Hélène...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Tout le monde s'est félicité de la campagne de haute tenue, du renouveau démocratique à part quelque échos dissonnants dans le concert des télés, journaux, radios reglés au millimètre. Mouaif... A force de lire des journaux dissidents, bientôt taxé de haute trahison envers (une certaine idée de) la France, à force de m'attacher à parcourir des brûlots ô combien dangereux tels que Marianne (looool) et surtout le Canard pour y traquer ce que les autres ne disent pas, j'en deviens peut-être parano.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Royal perd, comment faire autrement ? Elle avait au moins 3 ans de retard sur la campagne de Sarko... Rappellez-vous, tous les midis, tous les soirs, les étranges lucarnes pernodiennes qui vous racontent l'Insécurité avec un grand I, ce monstre tentaculaire vaillamment foulé au pied par l'Intérieur, mais qui rampant, revient encore et toujours. Et Sarko, déjà partout à l'époque. "Le premier à", "le seul qui"...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Bilan mitigé, chiffres douteux, qu'importe... ! C'est positif, au final ! Encore et encore !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Maintenant, je sais qu'on rentre dans une ère de bonheur et de sécurité, avec du travail et du pouvoir d'achat pour tous. Enfin, vous n'aurez qu'à regardez les chiffres, voyons ! N'écoutez pas les mauvaises langues...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Il y avait dans ce pays une fracture sociale, disait Chirac, une France d'en Haut et une France d'en bas... rajoutait Raffarin, en précisant que ce n'était pas la rue qui gouvernait... (comprenez, donnez-nous vos voix, on s'occupera bien du reste tout seul)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Maintenant, on aura la bonne France et la France d'en Face ? Celle qu'on devra passer à la moulinette d'un Ministère de l'Identité Nationale, pour la rendre plus propre, plus française ou qu'on devra renvoyer chez elle, car pas assez française, tout compte fait ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Devra-t-on graver au fronton de toutes les mairies en lieu et place de liberté, égalité, fraternité :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;"Karcher, Charter, Lagardère" ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Non, je n'ose y croire bien sûr !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Tout ira toujours mieux, les chiffres parleront et donneront raison au gouvernement, avec les médias, aux aguets, garants de la bonne marche de la démocratie, impartiaux et honnêtes.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Bienvenue dans le meilleur des mondes, donc !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Arial;font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29396835-6889465986404523011?l=mandesandre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mandesandre.blogspot.com/feeds/6889465986404523011/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=29396835&amp;postID=6889465986404523011' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29396835/posts/default/6889465986404523011'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29396835/posts/default/6889465986404523011'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mandesandre.blogspot.com/2007/05/il-y-aura-dans-ce-pays-une-fracture.html' title=''/><author><name>Jacques Fuentealba</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05632382363708981191</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29396835.post-3381336642272787302</id><published>2007-04-30T17:18:00.000-07:00</published><updated>2007-04-30T18:02:24.780-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Life and all this kind of stuffs...'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;La vengeance des oranges tueuses !&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Bon voilà, après un mois à avoir essayé de décrocher, un mois sans bloguer je reviens épancher mon cœur d’auteur en pleurs sur les malheurs de notreuh mondeuh… Même préoccupation que celles des fossoyeurs d’idées et ponctionneurs de voix qui se gonflent d’orgueil et nous gonflent tout court en disant haut et fort ce qu’il (ne) feront (pas) pour la Frâââânce ! Tout ça au final se trouve réduit à un atavisme nombriliste affligeant du type « regardez-moi, aimez-moi, je suis beau, je vais sauvez le pays ! (mais pas demain parce que demain j’ai piscine) » et à une plus modeste échelle « regardez-moi, aimez-moi, j’écris n’importe quoi, pour faire parler les plumes et crépiter les claviers ! » Leurre donc que toute expression ne s’élevant pas comme un cri du cœur, ou un bruit incongru d’ailleurs…&lt;br /&gt;Mais entrons dans le vif du sujet qui nous ( ?) intéresse… Enfin moi en tout cas. Suite et fin de mon combat contre les oranges bouddhistes Zen du tonnerre de Zeus.&lt;br /&gt;Là aussi, ça s’est à nouveau déroulé comme dans un épisode de la Quatrième Dimension. Vous savez, ces épisodes où rien ne semble avoir changé pour le personnage après son réveil ou après une catastrophe… Rien ou presque. Lui il sait, bien sûr, lui il sait, forcément… Mais tous les autres là autour n’ont aucun souvenir du passé dont il parle, de la chose ou de la personne qu’il mentionne. Aucun souvenir où ils mentent, tous ! Vous voyez le délire paranoïaque ?&lt;br /&gt;Là, en ce jour lumineux et tragique, les oranges étaient bien là à leurs places. Mais… Recouvertes d’un film de plastique !&lt;br /&gt;Pauvre fou, chercheur de torches sous la lumière du soleil, j’ai retenté l’expérience. Pas de coup de jus. Non, Môdame ! Aucune décharge, rien ! Comme quoi, le plastique, c’est fantastique !&lt;br /&gt;Bouddha neutralisé par un vulgaire film ? Je n’ose y croire… et pourtant. Mon nez collé aux fruits n’en croyait pas ses poils !&lt;br /&gt;En attendant, c’est la remarque de Kim qui a provoqué comme une décharge en moi.&lt;br /&gt;Je me suis dit qu’il se moquait de moi, il savait plus que ce qu’il me disait, forcément…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je lui demandais pourquoi il avait recouvert ses fruits, innocemment, même si vous pensez bien qu’il avait repéré mon petit manège nasal.&lt;br /&gt;Il m’a alors répondu le plus naturellement du monde qu’il les avait achetés comme ça, qu’ils étaient toujours comme ça, déjà filmés…&lt;br /&gt;Mouairf !&lt;br /&gt;Je crois à une conspiration à l’échelle mondiale moi, plutôt.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29396835-3381336642272787302?l=mandesandre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mandesandre.blogspot.com/feeds/3381336642272787302/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=29396835&amp;postID=3381336642272787302' title='3 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29396835/posts/default/3381336642272787302'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29396835/posts/default/3381336642272787302'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mandesandre.blogspot.com/2007/04/la-vengeance-des-oranges-tueuses-bon.html' title=''/><author><name>Jacques Fuentealba</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05632382363708981191</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29396835.post-6677750117248276971</id><published>2007-03-24T16:45:00.000-07:00</published><updated>2007-03-24T17:29:36.141-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Life and all this kind of stuffs...'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Orange... mécanique ?&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui il m'est arrivé un truc de malade। Un truc à mi-chemin entre X-Files et la Quatrième Dimension. Un truc... !&lt;br /&gt;Au magasin de Kim, un bon ami à moi qui tient une bijouterie.&lt;br /&gt;Comme beaucoup d'asiatiques, Kim a un petit "autel" chez lui, sur son lieu de travail... Là, son "autel" consiste en une illustration du Bouddha ou d'un Boddhisatva avec des fidèles à ses pieds qui l'écoutent et à côté de cette illustration sous cadre, de l'encens un petit verre d'eau... et devant, une assiette avec trois oranges ma foi plutôt appétissantes :)&lt;br /&gt;Cet "autel" trône sur le coffre même.&lt;br /&gt;Je regardais son illustration, innocemment comme souvent, me demandant si c'était bien Bouddha ou quelqu'un d'autre.&lt;br /&gt;Vilain défaut que la curiosité (et la gourmandise... n'en parlons pas !) : je me retrouve à m'approcher, puis à coller mon nez contre une des oranges. Oui, je sais, c'est assez animal comme façon d'agir.&lt;br /&gt;Et vlan ! Je prends un coup de jus !&lt;br /&gt;Comme un toutou déboussolé, je recule... puis entêté, je ravance le nez et pof ! Deuxième coup de jus ! Et pas du jus d'orange, non ! Du vrai courant éléctrique et tout !&lt;br /&gt;Je nage en pleine parano et en plein mystère...&lt;br /&gt;Plusieurs explications s'offrent à moi et je n'écarte aucune piste :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1/ C'est un complot de Kim et de sa mère&lt;br /&gt;2/ C'est une punition de Bouddha pour sacrilège&lt;br /&gt;3/ C'est un dispositif secret du coffre&lt;br /&gt;4/ Cela a une explication rationnelle, malgré des apparences de phénomènes surnaturels&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je m'explique :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1/ Kim s'est foutu de moi et à nier toute implication dans cette attaque soudaine et sournoise contre ma personne ET, plus grave encore, sa mère m'a proposé tout à fait gentiment de manger l'orange souillée par mon groin ! Est-elle dans le coup ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2/ Bouddha a travers ses yeux de papier et sa transcendance omniprésente, ou depuis son nirvana, ou où qu'il puisse être m'a puni, moi, Jacques Fuentealba, pour avoir fourré mon nez dans ses oignons euh... oranges. Comme Zeus en son temps... Zap ! il m'a foudroyé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3/ J'ai tout naturellement pensé à une orange mécanique reliée au coffre et envoyant des décharges à toute personne non autorisée s'approchant de trop près. C'est ce qui me semble le plus logique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;4/ Ma tendre et douce suggère simplement avec son esprit cartésien qui fout en l'air mes rêveries débiles qu'il s'agit d'un phénomène physique normal. Froid/chaud, électricité statique...&lt;br /&gt;Mouaif... Je suis pas convaincu !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon taux d'iconoclastie étant dangereusement élevé (dans certains pays, je vivrais même pas le temps de dire :"Bandes de..."), je penche pour la théorie n°2.&lt;br /&gt;Et vous ?&lt;br /&gt;Qu'en pensez-vous ? Avez-vous vécu éxpérience extraordinaire similaire ?&lt;br /&gt;Voyez-vous d'autres pistes possibles que j'aurais oubliées ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29396835-6677750117248276971?l=mandesandre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mandesandre.blogspot.com/feeds/6677750117248276971/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=29396835&amp;postID=6677750117248276971' title='7 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29396835/posts/default/6677750117248276971'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29396835/posts/default/6677750117248276971'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mandesandre.blogspot.com/2007/03/orange.html' title=''/><author><name>Jacques Fuentealba</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05632382363708981191</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29396835.post-710668673772583034</id><published>2007-03-16T15:44:00.000-07:00</published><updated>2010-08-30T10:43:28.707-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Nouvelle en ligne'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span style="text-transform: uppercase;font-size:12;" &gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Sodome, Gomorrhe et plus encore...&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:12;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: right; text-indent: 1cm;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-size:12;"&gt;Quand les deux anges arrivèrent à Sodome sur le soir, Lot était assis à la porte de la ville.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:12;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt; (Genèse 19.1)&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 1cm;"&gt;&lt;span style="font-size:12;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyTextIndent"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Azariel sentait la nervosité de son jeune compagnon. Uriel était né de l’éther il n’y avait qu’une centaine d’années, et malgré une formation impeccable, Azariel pouvait comprendre sa tension devant la première véritable mission qu’on lui confiait. Les mots de Yahvé seraient ce soir de feu et de mort.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 1cm;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;— Relève-toi, Juste, dit Azariel à l’attention de Lot qui, en apercevant leur magnificence éblouissante, s’était jeté à terre.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 1cm;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Lot s’empressa de les inviter dans sa demeure. Cantonnée sur une petite colline, elle donnait une vision complète de la Ville du Péché.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 1cm;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Uriel regardait les environs en se lissant pensivement les plumes, méfiant et émerveillé à la fois. L’intérieur de la modeste habitation de Lot fut aussi source d’étonnement pour le novice. L’espace pouvait donc se limiter ainsi ? Les palais célestes s’ouvraient sur l’infini. Comment une famille comptant quatre membres, Lot sa femme et leurs deux filles, pouvaient vivre avec le bétail, dans un lieu aussi confiné ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 1cm;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Azariel, comme à son habitude, restait totalement impassible. Seules les heures qu’il passait en extase, à prier au Sanctuaire, le tirait de cet état de détachement absolu commun à tous les autres Anges qu’Uriel avait pu croiser.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 1cm;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Il fallait peu de temps à l’Ennemi et à ses serviteurs pour se manifester, dès lors que se présentaient sur leurs domaines les Forces de la Lumière. Déjà s’entendait au dehors une légère rumeur qui allait en augmentant rapidement.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 1cm;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Premiers cris, premiers jets de pierre contre la maison de Lot.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 1cm;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Lot se leva de la table où il avait convié ses invités. Dans ses yeux brûlaient l’éclat inflexible des Justes. Il était prêt à mourir pour que triomphe sa Foi.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 1cm;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Mais avant qu’il se soit totalement redressé, Azariel était déjà à la porte.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 1cm;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;— Reste donc à l’abri, Juste, que ta maisonnée se prépare à partir sur le champ. Uriel, guide-les pendant que je les contiens puis reviens m’assister.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 1cm;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Uriel défonça un pan de mur à l’arrière de la maison pour offrir à Lot et aux siens une échappatoire, puis, une fois dehors, il déploya ses ailes pour protéger le groupe.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 1cm;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Ils se mirent en route vers la montagne, et ceux qui osaient se dresser sur leurs chemins s’écroulaient, aveuglés, le crâne brûlant, explosant, terrassés par la magnificence de Uriel.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 1cm;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Derrière eux s’élevaient les premières colonnes de fumée de la ville condamnée et les clameurs de la bataille montaient jusqu’à leurs oreilles.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 1cm;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;La femme de Lot, imbue de son statut de Juste, osa se retourner pour regarder l’œuvre de Destruction de l’envoyé de Yahvé, Azariel. Mais nul humain, même le plus pur, ne pouvait contempler l’inénarrable, ni épier de Dieu les mystères de sa Création et de sa Destruction.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 1cm;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Les Portes du Royaume s’ouvrirent en son cœur et déchirèrent son esprit, la vision qui emplissait son être était bien plus qu’elle ne pouvait supporter. Lorsque ces feux d’artifice surréel se retirèrent de son crâne avec un sourd grondement, comme une mer furieuse se retirant à marée basse, un manque terrible envahit son être entier. De grosse larmes d’amertume et de nostalgie roulèrent sur son visage tourmenté, cent mille Eden contemplés durant une seconde, venaient de lui être repris. Elle était sur un chemin poussiéreux et à pic, dans un lieu grossier, au milieu de nulle part. Uriel n’était qu’un humain de plus désormais, et son compagnon, qui massacraient à tour de bras les pêcheurs au creux de la vallée, ressemblait plus à un monstre qu’autre chose.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 1cm;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Les larmes roulèrent de plus belle sur les joues de la femme de Lot et les attentions de son mari n’y pouvaient rien changer. Quand l’eau de ses yeux se fût tarie, le sel continua à s’en échapper en petits cristaux tranchants qui couvraient ses traits de plaies. Puis ses pores même exsudèrent du sel et sa peau, ses muscles, ses os furent changés en cette matière. En s’écroulant au sol sous son propre poids, la statue explosa en une pluie d’éclats.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 1cm;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Sans même accorder un regard à ce spectacle, Uriel dit à Lot :&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 1cm;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;— Continuez seuls, car nul ne viendra vers vous avec de mauvaises intentions désormais.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 1cm;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Et avec une certaine exaltation, alors que Lot et ses filles, accablés de tristesse, s’éloignaient, il déploya ses ailes et fondit vers Sodome pour répandre le sang des suppôts de l’Autre et jeter à bas les murs de la cité.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 1cm;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 1cm;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 1cm;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Après la chute de Sodome et de Gomorrhe, Uriel parcourut encore la Création pour de nombreuses missions. Il embrasa Babylone et fit chuter sa tour en Enfer, il traqua Judas, qui avait cru pouvoir trahir le fils de Dieu en toute impunité, et il lui fit rendre gorge en faisant voler en éclats son âme comme un miroir de malheur. Partout où la présomption aveuglait le cœur des hommes et les détournait du Seigneur, partout où l’homme se prenait pour son propre dieu, il frappait, parfois subtilement et indirectement en manipulant les institutions humaines et les milices ou les révolutionnaires, mais le plus souvent avec une sauvagerie inégalée...&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 1cm;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 1cm;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 1cm;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Tout était confus dans son crâne. Les souvenirs s’échappaient comme du sable entre ses doigts, seul un château éphémère résistait encore, menacé par la mer de l’oubli. Il avait eu un corps magnifique, fait entièrement de lumière, et son âme pouvait contenir tout le firmament... Il était la vengeance, il était le feu du ciel... ou quoi ? Seul une petite étincelle brillait encore au fond de lui, un reflet brisé d’un royaume lointain. Les autres l’avaient abandonné, lui retirant même le souvenir de leurs visages, de leurs noms, disant que telles n’étaient plus les voies de... de qui, d’ailleurs ? Mais lui savait, il entendait la voix, les mots qui le guidaient sur le bon chemin, qui comme au bon vieux temps lui indiquaient qui devait mourir et comment.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 1cm;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Son corps était faible et limité, car les autres (l’Autre ?), dans leur orgueil immense, avaient décrété qu’il s’était fourvoyé et lui avaient arraché ses ailes et ses pouvoirs. Son esprit était en proie aux ténèbres et à l’oubli, mais il avançait toujours sur la voie qu’on lui avait tracé, qui était sa seule raison de vivre, acharné à faire le plus possible avec le peu de moyens dont il disposait.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 1cm;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Il regarda une dernière fois derrière lui, vers la ruelle brumeuse où il venait d’accomplir sa mission. D’où il se trouvait, il distinguait sans difficulté le sang de la prostituée éventrée se répandre dans le caniveau, en une fuite précipitée.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 1cm;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Un scalpel ne pouvait pas faire chuter une ville de pécheurs, mais même ainsi...&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 1cm;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Il prouverait à tous que sa vision, plus que millénaire, était la seule juste, aucun ne pourrait détourner les yeux de son œuvre.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 1cm;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Tous sauraient. Tous.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 1cm;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Peu à peu dans son esprit que la grâce finissait de quitter, le nom d’Uriel s’effaçait et un autre, fait de fanatisme et de plaisir sadique, commençait à se former : Jack.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour la petite histoire, cette nouvelle devait paraître dans un fanzine dont malgré quelques coups-de-coude mailiques de temps à autre, je n'ai plus eu de... nouvelles... lol. Semblerait que le fanzine, dotée de la même vie fragile et délicate de papillon que nombre de ses congénères, soit en torpeur...&lt;br /&gt;Je me permets donc de la mettre en ligne.&lt;br /&gt;Dans la genèse de mes textes, en y repensant, je crois que c'est une des sources de ce qui allait devenir plus tard mon roman Retour à Salem. Un des textes précurseurs parce qu'il s'interroge sur les mandats divins et ce qu'ils peuvent avoir de monstrueux pour l'entendement humain. Ce que l'on pense être juste ou bon est peut-être complètement différent, à dix mille lieues de notre compréhension, de notre éthique, car issue d'une réalité qui nous dépasse complètement.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29396835-710668673772583034?l=mandesandre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mandesandre.blogspot.com/feeds/710668673772583034/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=29396835&amp;postID=710668673772583034' title='3 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29396835/posts/default/710668673772583034'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29396835/posts/default/710668673772583034'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mandesandre.blogspot.com/2007/03/sodome-gomorrhe-et-plus-encore.html' title=''/><author><name>Jacques Fuentealba</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05632382363708981191</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29396835.post-3642097851360119247</id><published>2007-03-16T15:11:00.000-07:00</published><updated>2007-03-16T16:33:42.152-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Life and all this kind of stuffs...'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;LA LECTURE ? UNE ACTIVITE TRES DANGEREUSE !&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Voilà&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt; juste un rapide billet pour attirer votre attention sur les dangers de la lecture.&lt;br /&gt;On ne rappelera jamais assez les dangers de l'écriture, surtout lorsqu'elle est engagée ou simplement polémique. Parfois aussi, lorsqu'elle est mauvaise (attention dans ce cas aux tartes à la crème)... J'en veux pour preuve Salman Rushdie et toute une pléthore de mecs armés de ridicules - et incisives - plumes contre les  sabres aiguisés des  obscurantistes de tout poil.  Donc l'écriture, ok, c'est dangereux !&lt;br /&gt;Mais on ne parle pas des dangers de la lecture, qui sont pourtant réels !&lt;br /&gt;Forcément, si les mots qu'on écrit sont des armes, ils peuvent blesser ceux qui les lisent non ?&lt;br /&gt;Deux exemples pour vous convaincre...&lt;br /&gt;Avant hier, j'ai failli me fracasser le crâne en revenant de ma pause du midi et en descendant un escalier qui donnait d'un parc l'autre... A Charenton on a deux parcs qui se superposent : un à côté de l'école d'archi avec un terrain de basket et tout et tout, entretenu et tout ça et un deuxième plus bas qui sert de dépotoir à crottes de chiens pour les pov qui vivent en bordure du périph et d'autoroute avec pas de verdure : beau tableau de la France d'en haut et de la France d'en bas.&lt;br /&gt;Je descends donc l'escalier qui donne d'un parc l'autre... et manque de répandre ma cervelle et un puzzle d'os craniens sur le sol parce qu'en lisant je voyais plus mes yeux et manquais de trébucher.&lt;br /&gt;Le bouquin de space opéra espagnol que je tenais dans mes mimines ébahies (oui c'est une licence poétique : sur mon blog des mains peuvent être bouche bée... Si on leur fait des baises-mains), ce bouquin donc était le seul responsable à mon faux pas presque fatal !&lt;br /&gt;Ouille !&lt;br /&gt;Vous voyez combien la lecture est dangereuse ?&lt;br /&gt;L'hiver 2005 (... ou 2004 ?) je descendai l'avenue de la Liberté, qui donne sur le Quai des Carrières, toujours à Charenton... Un autre bouquin, dont je ne me rappelle plus le titre ni le sujet... ça devait sûrement être un truc passionnant genre Matheson ou Dick, pour que je m'y agrippe comme ça.&lt;br /&gt;Les gros gags de l'hiver, c'est insensé ! Vous voyez, nez rouge, qui coule, froid qui fait tremblotter, vent glacial ciel couvert.... et... et... plaques de verglas bien sûr !!&lt;br /&gt;Je devais être en retard (je suis souvent en retard... :s :s), je marchai pressé et en lisant et mon pied fait... Ziiiiiiiiip sur une belle plaque qui traînait par là... (Que faisait-elle là ? Voir le billet sur l'araignée-parapluie et les Sépulcreux lol)&lt;br /&gt;Une voiture déboulait à ce moment, j'ai replié bien vite mes jambes qui dépassaient sur la chaussée.&lt;br /&gt;J'ai alors eu droit à un speech d'une dame entre deux âges qui passait par là et m'a confirmé :&lt;br /&gt;"Vous savez c'est dangereux de lire..." et a saupoudré ça de "Vous avez lu dans les journaux, un fou qui jette les gens sur les rails du métro"... Glups !&lt;br /&gt;Du coup je suis arrivé plus en retard encore.&lt;br /&gt;Voilà,&lt;br /&gt;la lecture c'est dangereux. J'espère que je vous ai convaincu d'arrêter de lire.&lt;br /&gt;D'ailleurs, vous pouvez éteindre votre ordinateur, si ce n'est déjà fait...&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29396835-3642097851360119247?l=mandesandre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mandesandre.blogspot.com/feeds/3642097851360119247/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=29396835&amp;postID=3642097851360119247' title='2 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29396835/posts/default/3642097851360119247'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29396835/posts/default/3642097851360119247'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mandesandre.blogspot.com/2007/03/la-lecture-une-activite-tres-dangereuse.html' title=''/><author><name>Jacques Fuentealba</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05632382363708981191</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29396835.post-1436548638564360160</id><published>2007-03-09T04:16:00.000-08:00</published><updated>2007-03-09T04:44:12.630-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Metro, boucan, crado&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Allez. Pour parfaire mon image de mysanthrope, je vais me faire un plaisir d'enfoncer le clou dans une porte ouverte.&lt;br /&gt;Bénis soit les non-usagers du métro... ça doit bien faire 12 ou 13 ans que je suis un utilisateur très réguliers de ce mode de transport, mais loin d'être un fan !&lt;br /&gt;Est-ce que c'est moi et ma parano vicieuse, ou est-ce que ce n'est pas de plus en plus crade et de plus en plus bruyant ?&lt;br /&gt;On m'avait envoyé l'année dernière un "rapport" par mail sur l'hygiène désastreuse du métro : on avait retiré 4 sièges et on avait analysé ce qu'on pouvait y trouver : vomi, urine de rat, de chiens, traces de sperme... En fait, prendre le métro revenait à se laver les mains dans les toilettes après avoir tiré la chasse.&lt;br /&gt;La vérité dans tout ça... ? Je sais pas, c'était le genre de messages qui se baladent sur le net et qui peuvent être sérieux ou bien du GN'IQ... du gniq... du Grand N'Importe Quoi, comme en vrac : "Messenger va devenir payant", "en mélangeant du dentifrice fluoré, du charbon et un reste de sandwich t'obtiens une bombe" ou "Ségolène Royal est socialiste".&lt;br /&gt;Reste que de visu, le métro c'est flippant : mon travail consistait un temps, entre autres, à mesurer l'apparente propreté de restaurants ou autres magasins. En fait, on se rend compte que regard superficiel et regard minutieux peuvent tout changer.&lt;br /&gt;Les gens ne voient plus rien ou quoi ? Ou peut-être simplement qu'ils s'habituent... On s'habitue à tout paraît-il. Vous croyez possible de compter le nombre de vieux chewing-gums collés sur un quai de métro ? Vous avez zieuter de près un siège de métro et essayez de déterminer sa couleur ?&lt;br /&gt;Incivilité ? Ouais sûrement... Mais pas que. Sûrement qu'il y a trop de monde qui prend le métro et que c'est ingérable. Les gens sont crades aussi faut dire et prennent les lieux de vie pour des poubelles.&lt;br /&gt;Autre point vraiment désagréable, pour moi, grand lecteur, limite insupportable à vivre même ! Pourquoi les gens se sentent-ils obligés d'ouvrir grand leur gueule comme ça dans le métro ? On est en société oui ou merde ? Vraiment, ça me débècqute ça !&lt;br /&gt;Je reprendrais la chanson des Berthelouze et je vous demanderai de la reprendre en choeur avec moi : "Tu devrais apprendre à fermer ta gueule !"&lt;br /&gt;Déjà que deux mémés racontent à côté de moi les tracas de leurs ménopauses respectives sur le mode nostalgie quand tu nous tiens : "Oh ! Tu te rappelles, dans les années 80..." c'est dur, mais elles sont autant chez elle que chez moi dans ce fuckin' métro. Mais qu'un gogol se mettent à moitié à hurler dans son portable : "Ouaaaais ! Ch'uis dans le mééétro !!" ou pire me fasse subir son rap ou tout autre soupe commerciale musicale, ça me fait vomir !&lt;br /&gt;Vive l'air du tout-numérique, on peut télécharger ce qu'on veut - musique, film, jeu - et infliger ça à son voisin forfuit de siège.&lt;br /&gt;Et moi dans tout ça, si je veux juste pouvoir me concentrer sur mon bouquin tranquille, sentir les embruns (hem...) sur un navire imaginaire s'embarquant pour le grand océan ?&lt;br /&gt;En fait j'en suis sûr, ça fait partie d'une conspiration du bruit, pour rendre les personnes qui la subissent inattentives et abruties.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Télé partout, radios dans les centres commerciaux, dans la plupart des magasins, sur les places de marché... A méditer non ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ouaip... Décidément, j'aime pas les Gens avec un G, cette masse informe et anonyme, même si j'apprécie les individus.... Désolé !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29396835-1436548638564360160?l=mandesandre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mandesandre.blogspot.com/feeds/1436548638564360160/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=29396835&amp;postID=1436548638564360160' title='52 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29396835/posts/default/1436548638564360160'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29396835/posts/default/1436548638564360160'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mandesandre.blogspot.com/2007/03/metro-boucan-crado-allez.html' title=''/><author><name>Jacques Fuentealba</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05632382363708981191</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>52</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29396835.post-9026815839527163529</id><published>2007-03-08T13:49:00.000-08:00</published><updated>2007-03-08T15:03:50.582-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Life and all this kind of stuffs...'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;"C'est vrai que vous les mangez, vous, les chiens"&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La vioque qui avait lâché ça, tenait de la bourge parisienne qui a mal tourné, la quarantaine bien entamée et mauvaise, bajoue flappie et oeil torve compris. Elle traînait dans son sillage purulent son supposé conjoint, dont le silence veule trahissait à n'en pas douter sa condition de mari battu, et le sujet qui nous intéresse tous, j'en suis sûr, son cabot.&lt;br /&gt;C'était, je ne me rappelle plus, un truc rampant, petit et moche. Baveux, je sais pas, aboyeur je sais pas non plus, parce que j'ai pas eu le loisir d'en voir tellement plus.&lt;br /&gt;On revenait de Paristore et Tang Frères (quand on y va, on passe toujours au deux systèmatiquement, ne serait-ce que pour voir la tête du gars à l'entrée de Tang Frères, vert, lorsqu'on se pointe avec nos sacs de la concurrence)... On revenait de ces deux magasins donc, chargés comme des mules et à la recherche d'un coin sympatoche ou se poser pour se défourmiller et boire quelque chose.&lt;br /&gt;Charmant petit traiteur chinois qui nous attendait, sur le même trottoir. Avec des employés tout ce qu'il y a d'aimables et de serviables (tiens, je me croirais au travail là, en parlant comme ça...). On se pose donc, les sacs par terre à côté de la table... enfin, il y en avait une sizaine, donc, tout autour de la table, et peu de minutes s'écoulent avant que la vioque fanée, son mari battu et leur chien moche se pointent.&lt;br /&gt;Ma douce et ma pomme nous regardions les sacs et le chien, alternativement, avec appréhension. Je me voyais déjà filer un coup de pompe au sale cabot, s'il s'approchait trop (je défends mon bifteck, oblige !)&lt;br /&gt;L'intervention immédiate du patron fut alors vraiment vécu comme un soulagement, un don du ciel (bon, ok, j'exagère un peu).&lt;br /&gt;"Non Madame, on peut pas accepter le chien dans le magasin."&lt;br /&gt;La vieille peau minaude, sort une abomination :&lt;br /&gt;"Mais c'est mon bébé !"&lt;br /&gt;Hum !&lt;br /&gt;Je coule un regard vers le bébé déjà présent en salle avec son papa et sa maman, regarde le sac à puces et autres vermines vautré sur le sol. La comparaison n'est pas heureuse. L'est trop poilu, c'mioche !&lt;br /&gt;Je me pince les lèvres pour éviter de répondre à l'abomination par une énormité peu diplomatique dans cet ordre d'idée "trop poilu !!" Ma tendre et douce, en face de moi, a sûrement dû penser la même chose.&lt;br /&gt;Le chinois, en maître des lieux, boute avec toute la délicatesse, le tact et la fermeté propre aux asiatiques, les colons et leur fauve.&lt;br /&gt;Perfide, la vioque lance donc sa deuxième abomination, celle qui lui vaut un titre là en haut de ce billet.&lt;br /&gt;Je sais pas si elle a ajouté un truc du genre "Allez, vient Choupette !!" Mais c'est fort possible !&lt;br /&gt;On échange quelques mots en rigolant avec les chinois propriétaires du traiteur (père, mère, fille) et la mère de dire qu'ils n'ont pas le droit de faire entrer des animaux dans l'établissement. On peut aisément le comprendre non ?&lt;br /&gt;Fin de l'épisode.&lt;br /&gt;Je vais pas vous faire une thèse sur le racisme français et/ou parisien (d'aucuns disent que les provinciaux et paysans sont plus racistes que les gens de la capitale, remarquez...). Je laisse ça à ma tendre et douce Celeezer qui souhaite parler de ce même épisode dans son blog pour illustrer ce thème.&lt;br /&gt;Non, moi je veux... hem... recentrer le débat. Sur le point principal, après tout. Le chien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"C'est vrai que vous les mangez, vous, les chiens."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est pas faux... comme dirait Gauvain dans Kaamelott.&lt;br /&gt;Mais je répondrais à la vioque, et à toutes les vioques de la Terre qui parent leurs jours décrépits de bêtes à poil : "Et alors ?"&lt;br /&gt;Et alors ? ça fait quoi, diantre de bon Dieu !&lt;br /&gt;En quoi est-ce anormal ou immoral ou obscène ou ce que vous voulez comme qualificatif négatif de manger du chien ?&lt;br /&gt;L'européocentrisme est en train de nous bouffer la tête (normal on est en Europe).&lt;br /&gt;Bon, paraît que la viande de chien c'est un peu trop gras, mais sinon...&lt;br /&gt;C'est quoi ce délire de penser que les chiens et les chats sont des animaux dits "sensibles", dixit le cours de droit de ma tendre et douce et qu'ils ont donc, comme animal domestique, un statut particulier par rapport au poulet ou au boeuf ?&lt;br /&gt;On s'émeut des conditions dans lesquels les chiens sont élevés pour être bouffés dans certains chenils en Chine. Et c'est vrai que c'est dégueulasse et qu'il faudrait pas faire souffrir des animaux, même si c'est pour les bouffer après. Mais et les poulets déjà mentionnés ci-dessus ? Vous croyez qu'ils ont de meilleures conditions de vie ?&lt;br /&gt;Moi je bouffe du poulet quand je veux, comme des millions de français (il est vrai qu'on peut pas s'empêcher de croiser des végétariens de ci de là) et je lâche jamais une larme quand je vais chez KFC, sauf si c'est trop vraiment épicé...&lt;br /&gt;Alors parce que le poulet descendrait des dinosaures (si si il paraît, les oiseaux sont des dinosaures, ou un truc dans le genre, j'ai pas fait bac S), il n'aurait pas autant de sensibilité que le chat ou le chien ?&lt;br /&gt;Dans nos sociétés modernes décadentes aux forts relents de pourriture, on a anthropomorphisé les chiens et les chats, jusqu'à en faire nos semblables. A tel point qu'il y a des salles de sport pour animaux, je vous passe les toiletteries en tout genre, les pâtissiers pour animaux... Et dans le même temps on dégage des SDF de centre-ville, parce que ça fait... "sale". Aux yeux de beaucoup de gens, c'est (même) pas des chiens. On va où là ?? Et les merdes de chien qui pointent insolemment leur bout sur tous les trottoirs de la capitale, c'est pas sale ça ? Même certains parcs ou jardins publics, le bois de Vincennes par exemple, en sont souillés. Vous vous voyez jouer avec vos enfants, éclater de rire et vous roulez dans l'herbe ? Ou simplement pique-niquer ?&lt;br /&gt;En Italie, vous pouvez récolter une amende si vous promenez pas votre clébard au moins deux fois par jour ? Et bientôt, une amende si vous l'emmenez pas au moins deux semaines par an en vacances ?&lt;br /&gt;J'aime pas les animaux domestiques, non, je les aime pour ce qu'on a fait d'eux. Bêtes dénaturées qu'on habille, coiffe, emmène chez le psy. Et pour cause, à force de le comparer à un humain, le chat ou le chien se met à avoir les mêmes dérangements mentaux que les hommes qui les couvent d'une attention trop grande.&lt;br /&gt;Les chiens c'est encore le pompon : serviles avec leur maître, baveux, puants de la gueule et potentiellement dangereux, voire très dangereux avec les autres.&lt;br /&gt;Peut-être que vous aurez ou que vous avez eu l'occasion de lire ma nouvelle Chien de garde en attente chez un rédacteur en chef d'une revue. Cela retranscrit à peu près ce que je vois de pire dans le chien (il a des bons côtés aussi c'est vrai... mais attardons sur les mauvais, c'est plus drôle !)&lt;br /&gt;Le chat, malgré que j'apprécie beaucoup cet animal, parce qu'il garde une certaine forme d'indépendance et de liberté, le chat ne ressemble plus vraiment à l'image que j'aimais m'en faire.&lt;br /&gt;Le plus souvent, ils sont énormes et se traînent.&lt;br /&gt;Paraît que le chat, ça a un goût de lapin.&lt;br /&gt;Paraît...&lt;br /&gt;Pendant la guerre, les gens se posaient pas de question de ce genre, et on n'en voyait pas trop des chats, dans les rues de Paris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si un jour on me propose un plat de chien, je dis pas que je refuserai.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29396835-9026815839527163529?l=mandesandre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mandesandre.blogspot.com/feeds/9026815839527163529/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=29396835&amp;postID=9026815839527163529' title='4 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29396835/posts/default/9026815839527163529'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29396835/posts/default/9026815839527163529'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mandesandre.blogspot.com/2007/03/cest-vrai-que-vous-les-mangez-vous-les.html' title=''/><author><name>Jacques Fuentealba</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05632382363708981191</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29396835.post-2651650362719213180</id><published>2007-03-06T14:37:00.000-08:00</published><updated>2007-03-08T13:41:25.018-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Nouvelle en ligne'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center; line-height: 150%; font-weight: bold;" align="center"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Ali Baba et les quarante vodkas&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center; text-indent: 27pt; line-height: 150%;"&gt;&lt;o:p&gt; de Jacques Fuentealba (droits réservés etc)&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center; text-indent: 27pt; line-height: 150%;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt; line-height: 150%;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 27pt; text-align: right; line-height: 150%;" align="right"&gt;&lt;span style="line-height: 150%;font-size:78%;" &gt;- Tu as rendez-vous avec une fille ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 27pt; text-align: right; line-height: 150%;" align="right"&gt;&lt;span style="line-height: 150%;font-size:78%;" &gt;- Non ! C’est bête les filles !&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 27pt; text-align: right; line-height: 150%;" align="right"&gt;&lt;span style="line-height: 150%;font-size:78%;" &gt;- Emmenez une fille ici ? Tu es fou, tu as perdu tout sens commun !&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 27pt; text-align: right; line-height: 150%;" align="right"&gt;&lt;span style="line-height: 150%;font-size:78%;" &gt;C’est pas une maison de passe ici ! C’est qui cette fille ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 27pt; text-align: right; line-height: 150%;" align="right"&gt;&lt;span style="line-height: 150%;font-size:78%;" &gt;- J’en sais rien moi, c’est peut-être la fée ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 27pt; text-align: right; line-height: 150%;" align="right"&gt;&lt;span style="line-height: 150%;font-size:78%;" &gt;- La fée ?! Mais dans quel monde tu vis Quasimodo ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 27pt; text-align: right; line-height: 150%;" align="right"&gt;&lt;span style="line-height: 150%;font-size:78%;" &gt;Un jour tu vas te réveiller et ce réveil va être très dur, crois-moi !&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 27pt; text-align: right; line-height: 150%;" align="right"&gt;&lt;span style="line-height: 150%;font-size:78%;" &gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 27pt; text-align: right; line-height: 150%;" align="right"&gt;&lt;span style="line-height: 150%;font-size:8;" lang="ES" &gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Frollo et Quasimodo dans &lt;i style=""&gt;Quasimodo del Paris&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt; line-height: 150%;"&gt;&lt;span style="" lang="ES"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt; line-height: 150%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt; line-height: 150%;"&gt;&lt;span style="" lang="ES"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt; line-height: 150%;"&gt;« Sésame, ouvre-toi ! »&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt; line-height: 150%;"&gt;« Et ensuite ? » demanda Igor en écrasant un bâillement. Il passait distraitement un doigt sur le bord de son verre, son regard, devenu autonome, cherchant à s’échapper par l’étroite fenêtre.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt; line-height: 150%;"&gt;Tiens, il avait recommencé à neiger… Ou plutôt, il s’était arrêté de neiger pendant cinq minutes, et ça venait de reprendre… C’était plus juste.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt; line-height: 150%;"&gt;Ivan était enthousiaste pour deux, sa voix atteignant un pic aigu au fur et à mesure que l’alcool et la joie de parler à son frère le réchauffaient.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt; line-height: 150%;"&gt;« Ensuite, bah… Ali Baba peut enfin rentrer dans la caverne et récupérer tous ses trésors. Tu vois ? La fin classique ! La plupart des contes commencent par « Il était une fois » et finissent par « Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants »… C’est une sorte d’assurance pour les braves gens qui les écoutent que des lois sous-tendent le monde dans lequel ils vivent. Bon pour les contes des Mille et une nuits c’est un peu plus compliqué parce que les récits s’enchâssent les uns dans les autres. On appelle ça une mise en abyme, je vais… »&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt; line-height: 150%;"&gt;« C’est très intéressant tout ça, Ivan… » l’interrompit Igor. Le ton de l’aîné était tout sauf intéressé.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt; line-height: 150%;"&gt;Il posa le verre de Ninotchka qu’il venait de finir d’une traite et en commanda un autre d’un claquement de doigts. La meilleure vodka de tout le pays, ou peu s’en fallait. Ce bar était perdu en plein milieu de la Sibérie, sis dans un ancien bunker de l’armée Rouge construit en pleine Guerre Froide. Il constituait le dernier endroit où penseraient venir le chercher ses nombreux ennemis. Une raison de plus pour retrouver là son cadet… Et puis les lieux étaient calmes en général, seuls les fins connaisseurs de bonne vodka se refilaient l’adresse. La décoration avait de plus un côté pittoresque et rustique qui tranchait avec la structure de l’édifice, tout en béton. Le regard des deux convives revenait souvent sur l’imposante tête d’ours qui surplombait leur table et les regardait d’un air plus pataud que féroce.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 1cm; line-height: 150%;"&gt;Igor aimait la Sibérie car c’était un des rares coins encore relativement peu peuplés de la planète. Un jour, il croiserait un allemand en short ou un américain trop gras, bref un touriste lui rappelant que le monde appartenait à tout le monde. Et là… il ne sait pas s’il trouverait la force de partir, pour un ailleurs qui n’existerait peut-être déjà plus.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt; line-height: 150%;"&gt;Ça le démangeait de balancer ses quatre vérités à son petit frère, mais il serra les dents et préféra garder le silence. Il avait juré. Il le détailla à la dérobée, en avalant une gorgée de vodka. Son teint était maladif, ses traits tirés… Et il était pâle, plus pâle qu’un russe normal même. Il n’avait pas l’air épanoui à passer des heures dans ses bibliothèques.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt; line-height: 150%;"&gt;Ivan n’avait pas cillé à l’intervention de son aîné et était reparti de plus belle. Il avait trouvé un auditoire, c’était tout ce qui lui importait :&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt; line-height: 150%;"&gt;« … Plusieurs histoires formant au final une seule et même histoire, reliée entre elles par un fil conducteur, le récit de Shéhérazade des légendes qui raconte au prince, précisément les histoires reportées. Le procédé a très fréquemment été repris en littérature par la suite… »&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt; line-height: 150%;"&gt;Igor avait beau avoir juré sur le lit de mort de leur père qu’il s’occuperait de son petit frère, payerait ses études et pourvoirait à ses besoins, il ne put s’empêcher de lui lancer, un peu abruptement :&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt; line-height: 150%;"&gt;« Mais à quoi ça va bien pouvoir te servir de faire un doctorat sur ce… machin ? »&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt; line-height: 150%;"&gt;L’alcool ou l’injure apportèrent soudain quelques couleurs au visage de Ivan :&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt; line-height: 150%;"&gt;« Mais c’est le plus précieux des arts, un chef œuvre de l’humanité ! Je te parle de grande littérature là ! »&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt; line-height: 150%;"&gt;« Je sais bien » s’écria Igor, qui n’en avait pas une fichtre idée. « Mais notre patrie a besoin d’hommes d’affaires, de militaires… de politiciens et d’entrepreneurs… pas de poètes ! »&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt; line-height: 150%;"&gt;Il chercha ce qu’il pouvait ajouter après cela, mais les mots fuyaient… Cent fois déjà, il avait eu cette discussion avec son frère, et chacun restait et resterait campé sur ses positions.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt; line-height: 150%;"&gt;Il préférait se rattraper sur son verre, tiens. Ça serait autant de salive économisée.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt; line-height: 150%;"&gt;Ils étaient passés aux Bloody Mary. Ils se finiraient ensuite à la vodka pure, comme ils avaient l’habitude de le faire.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt; line-height: 150%;"&gt;Le liquide coula, incandescent dans la gorge d’Igor, flammèche dansante venant chatouiller les parois de son palais. Les deux verres firent de nombreux aller-retour aux lèvres de deux clients, en un ballet de mime juste ponctué par le triangle tintinnabulant des glaçons cognant contre les parois.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt; line-height: 150%;"&gt;Après une telle extase éthylique, le jeune universitaire pouvait bien lui raconter n’importe quoi, depuis l’insouciance effrontée de poèmes d’Omar Khayyâm aux détails des aventures de Tinky Winky en Arabie Saoudite.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt; line-height: 150%;"&gt;Igor était bien. Il aurait pu manger le monde en deux bouchées.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt; line-height: 150%;"&gt;Ivan était pas mal fait non plus, gris tirant méchamment vers le noir. Du coup son enthousiasme débordait, prenant la forme d’un délire expansif. Ses bafouillements et la vitesse de son débit augmentaient de pair.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt; line-height: 150%;"&gt;A son écoute, le grand frère descendait le Nil sur un bateau ivre. Un Nil capricieux qui passait par plus de pays qu’Igor n’en avait jamais vu sur une carte. Ça devenait le grand n’importe quoi… Les pharaons tapaient le carton avec Lawrence d’Arabie, le Prophète Mahomet conversait avec Sinbad, des chameaux dansaient une Polka effrénée dans les rues de Beyrouth en ruines.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt; line-height: 150%;"&gt;« Tu te rends comp-te » monosyllabait le p’tit génie de la famille. « Il y a des pays où ils n’ont ja-mais vu de nei-ge ! Ja-mais ! »&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt; line-height: 150%;"&gt;Ça faisait un moment déjà que la soirée avait basculé et que la bouteille de derrière le comptoir avait atterri sur la table, pour y rester jusqu’à l’écluse finale.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt; line-height: 150%;"&gt;Dans la tête d’Igor, qui essayait de visualiser ce que lui disait son cadet, il se mit soudain à neiger sur Bab-El-Oued. Il fut pris d’un fou rire irrésistible.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt; line-height: 150%;"&gt;Puis il se rappela de façon nébuleuse quelques soirées passées au coin du poêle dans leur datcha, avec Lenska la gouvernante qui leur racontait des légendes du cru.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt; line-height: 150%;"&gt;Pourquoi ces images lui revenaient-elles soudain, cette cohorte de souvenirs poussiéreux d’un temps hors du temps ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt; line-height: 150%;"&gt;Au moment même où il poussait de sa langue pâteuse des mots paresseux hors de sa bouche, il se rendit compte qu’il s’en foutait quand même pas mal, de toute façon :&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt; line-height: 150%;"&gt;« Et pourquoi tu parles de ces… arabes… là ! Des… des péquins paumés dans… dans un putain de désert ?? Alors… alors que… nous… on a… Baba Yaga ! C’est pas rien, Baba Yaga ? Tu pourrais… étudier… euh… »&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt; line-height: 150%;"&gt;Il s’arrêta une seconde, presque désintéressé par le sujet, se demandant pourquoi diable il avait lancé cette polémique d’ivrogne querelleur. Pragmatique, il ne s’était jamais intéressé aux légendes, d’où qu’elles proviennent. Difficile, dès lors, de trouver d’autres exemples.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt; line-height: 150%;"&gt;« Oui… Tu vois… Baba Yaga ! Et c’est très bien comme ça… Et puis on a Pierre le Grand… »&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt; line-height: 150%;"&gt;Son cadet ouvrit des yeux grands comme des soucoupes, en bon érudit délicat choqué par le rapprochement surréaliste. Par dépit, il plongea le nez dans son verre, plutôt que de risquer l’affrontement verbal. Enfin ! A cette heure et avec autant d’alcool ingéré, il aurait été abracadabrantesque de parler de « joute »…&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt; line-height: 150%;"&gt;Mais Igor s’était rasséréné. A tâtons, il avait fait main basse sur la bouteille et la tétait goulûment.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt; line-height: 150%;"&gt;Ils étaient arrivés bon an mal an à la dernière partie de la soirée, lorsque la vodka prenait le pas sur tout et que la parole devenait superflue.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt; line-height: 150%;"&gt;Inutile d’ajouter le moindre mot, ils communiaient dans l’alcool, s’abîmant tour à tour dans leurs propres pensées brumeuses ou partageant leur hébétude dans de grands éclats de rire, interminables. Ils avaient levé leurs verres pour trinquer sur tout et n’importe quoi, jusque sur la tête d’ours qui les fixait depuis le mur, toujours l’air un peu soucieux ou grognon.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt; line-height: 150%;"&gt;Vers une heure avancée et incertaine de la nuit, ils avaient épuisé tous les artifices de la discussion… Ils avaient abordé tous les sujets, échangé toutes les blagues et jeté à la face de l’autre, toutes les couleurs de leurs palettes d’émotions respectives. Ne restaient que deux hommes à nu, aussi imbibés d’alcool qu’un baba au rhum bien juteux.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt; line-height: 150%;"&gt;L’identité supposée, sociale de chacun dansait la gigue sous le crâne de l’un et de l’autre. Un étudiant aux yeux pleins d’étoiles pour Ivan, un mafioso au cœur plein de pierre pour Igor.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt; line-height: 150%;"&gt;On aurait pu croire qu'ils n’avaient plus rien à se dire. Mais la vodka et leur condition de frère les soudaient en cet instant plus que tout. Demain, le cadet retournerait à ses études, l’aîné à ses turpitudes. Et demain… c’était déjà aujourd’hui.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt; line-height: 150%;"&gt;Le jour n’allait pas tarder à se lever.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt; line-height: 150%;"&gt;Ivan, le plus « raisonnable » des deux, agita faiblement la main.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt; line-height: 150%;"&gt;Ce geste pouvait signifier n’importe quoi… d’ailleurs il ressemblait à n’importe quoi.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt; line-height: 150%;"&gt;Mais le barman, qui les connaissait, après de si nombreuses murges homériques, et surveillait la décomposition de ses deux derniers clients depuis une ou deux heures déjà, réagit au quart de tour. L’addition atterrit sur la table avec la légèreté d’une plume.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt; line-height: 150%;"&gt;« Je paie » grommela Igor avant que son frère ait le temps de réagir.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt; line-height: 150%;"&gt;Quelque soit son taux d’imprégnation, l’aîné se montrait toujours extrêmement carré avec le fric. Il extorquait, achetait – légalement ou illégalement, payait ses impôts au kopek près.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt; line-height: 150%;"&gt;Il avait déjà dessoudé plus d’un quidam pour une poignée de roubles non versés.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt; line-height: 150%;"&gt;Ici, dans ce havre d’ivresse, il se faisait un point d’honneur de payer rubis sur ongle. Quand il donnait sa gabardine au vestiaire, il y laissait également le long cortège de saloperies innommables qui constituait son quotidien. Pas de chantage, torture ou meurtre, ici ! Il était là pour boire et retrouver son frère, que diable !&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt; line-height: 150%;"&gt;L’écran tactile de l’identificateur bancaire reconnut son empreinte digitale, mais Igor resta bloqué au moment de donner son mot de passe. L’identification vocale n’était prise en compte que s’il donnait le code qu’il avait choisi lui-même… Comment était-ce déjà ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt; line-height: 150%;"&gt;Il avait beau tourner et retourner ça dans son esprit abruti, pas le moindre début d’un commencement de piste…&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt; line-height: 150%;"&gt;Ivan « dégaina » alors une liasse de roubles avec la grâce d’un pachyderme en transe. Cela lui prit bien une minute à se dépatouiller avec les plis de sa chemise, à faire sauter le bouton de sa poche et à en extraire les billets récalcitrants.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt; line-height: 150%;"&gt;« Gardez tout… Mettez le reste sur… euh… Sur notre compte… » Il agita les doigts de toute la nervosité que lui permettait encore l’alcool, pour marquer son propos.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt; line-height: 150%;"&gt;Par une succession d’actes héroïques, ils parvinrent à se lever et à se diriger vers la sortie. Arrivée à la porte, des mains anonymes les aidèrent à enfiler leur effets personnels laissés au vestiaire : une grosse parka pour Ivan, une veste Armani pour son aîné.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt; line-height: 150%;"&gt;« Pourquoi… Enfin… je veux dire… t’as pas froid… A… a… avec juste une veste ? Fais facile moins… moins… moins qua… quarante dehors ! » l’interpella l’étudiant quand il se retrouvèrent sur le parking.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt; line-height: 150%;"&gt;« Bah ! La classe, frangin, la classe… » s’écria le mafioso. « Je t’ex… t’expil-crai ça un… un jour… »&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt; line-height: 150%;"&gt;Il tourna la tête avec lenteur, à droite, à gauche, cherchant sa Mercedes sur l’immense parking désert. C’est vrai, fut-il forcé de constater, autant bourré qu’il fût, qu’il faisait un froid de canard. La neige tombait en gros flocons qui rendaient la recherche encore plus difficile. Tout était blanc, là au dehors. Le sol, le bar presque entièrement enfoncé sous terre qu’ils avaient laissé derrière eux, comme les arbres de la forêt toute proche. Blanc et glacé.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt; line-height: 150%;"&gt;Ce fut Ivan, peut-être moins soûl qu’Igor, qui indiqua au final le chemin. Ils avancèrent en titubant vers l’autre bout du parking, chaque devenant pas plus difficile que le précédent. La fière Lada de l’universitaire, qu’il avait baptisée l’Héroïque eut égard à ses nombreuses années de bons et loyaux services, restait relativement visible. La voiture en question était équipée d’un chauffage au fioul indépendant de la batterie. Il la maintenait au chaud tout le temps qu’elle restait stationnée et empêchait la neige de la submerger. Elle formait ainsi une île de métal grisâtre au cœur de cet océan de blancheur.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt; line-height: 150%;"&gt;Ça coûtait cher, ce n’était pas pratique, mais au final ça avait son utilité.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt; line-height: 150%;"&gt;Qu’est-ce que son propriétaire avait pu se faire charrier ! Par ses amis, ses voisins, des inconnus dans la rue… Par son frère même !&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt; line-height: 150%;"&gt;Les modèles de nos jours, toutes marques confondues ou presque, du moins sur le marché russe, avaient un système de dégivrage instantané qui faisait des miracles.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt; line-height: 150%;"&gt;« Mon frère » s’exclama le mafioso en serrant avec effusion le spécialiste des Milles et unes nuits dans ses bras.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt; line-height: 150%;"&gt;« Tovaritch ! » répondit Ivan aussi solennellement que possible. Puis, comme à regret, il se détacha de son aîné.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt; line-height: 150%;"&gt;Il s’approcha de sa Lada, manqua de s’étaler à cause du sol rendu glissant autour du véhicule, comme la neige fondue formait une vraie gadoue. Il se rattrapa au dernier moment sur le capot.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt; line-height: 150%;"&gt;Sa main mit quelques instants à extraire ses clés de sa parka, quelques instants encore à trouver le bouton pour biper la portière… puis finalement le véhicule s’ouvrit et il s’engouffra, ou plus exactement s’écroula dedans.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt; line-height: 150%;"&gt;Il agita avec difficulté la main en direction de son grand frère, en un adieu mou et bafouilla « pilotage automatique ».&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt; line-height: 150%;"&gt;La portière se referma en grinçant et la Lada s’éleva avec un ronronnement paresseux sous l’œil torve d’Igor.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt; line-height: 150%;"&gt;Bientôt les tourbillons de flocons, qui avaient encore gagné en intensité, l’empêchèrent de distinguer quoi que ce soit.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt; line-height: 150%;"&gt;Tss-tss… Techno… Technologie obsolète… Pour… Pourquoi Ivan ne s’achetait pas… une voiture… une voiture plus récente ? pensa Igor, hébété.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt; line-height: 150%;"&gt;La réponse lui vint après quelques instants.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 1cm; line-height: 150%;"&gt;Parce… parce que… il était fau… fauché comme les blés… et que… qu’il… vivait dans… dans le rêve… ne faisait… même pas… att… attention… à ce… à ce qui… l’entourait. Ali… Ali… Ali Baba et les qua… qua… Quarante voleurs ! Je vous jure !&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 1cm; line-height: 150%;"&gt;En attendant, sans le chauffage au fioul de la Lada, l’air était glacé.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 1cm; line-height: 150%;"&gt;Vaut… mieux… pas… pas traîner… dans le coin…&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 1cm; line-height: 150%;"&gt;Le froid intense attaquait son corps, faisait fi de sa ridicule barrière en tissu de luxe. C’était… c’était quoi déjà… le code ? Le code qu’il devait prononcer pour l’ouverture de sa voiture recouverte de neige et de givre ? Comme avec ses paiements bancaires, le simple son de sa voix ne suffisait pas. Il devait aussi annoncer haut et fort un login spécifique.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 1cm; line-height: 150%;"&gt;Et comme avec sa CB, sa mémoire ne semblait pas sur le chemin des retrouvailles avec la bonne information.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 1cm; line-height: 150%;"&gt;C’était… c’était stupide ! Il se tenait là sur ce parking désert au milieu de la Sibérie, à se geler les morpions devant sa voiture dernier cri. Froid… si froid… Le givre collait à sa barbe, recouvrait sa peau, et s’incrustait dans ses sourcils.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 1cm; line-height: 150%;"&gt;Il se retourna vers le bar, mais ne parvint pas à trouver son emplacement, enfoncé qu’il était dans le sol. La neige tombait de plus en plus dense. Il ne distinguait rien à cinq mètres devant lui.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 1cm; line-height: 150%;"&gt;Je… je dois… f… faire quel… quelque chose.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 1cm; line-height: 150%;"&gt;La vodka n’avait pas relâché son emprise sur son corps et son esprit. Le froid et l’instinct de survie ne suffisaient pas à lui rendre le contrôle de son être. Abruti, il se contentait de fixer la masse immaculée sous laquelle se cachait sa voiture…&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 1cm; line-height: 150%;"&gt;Merde… si… si… seulement… je… je retrou… vais… ce fou… foutu… co… de…&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 1cm; line-height: 150%;"&gt;Et soudain tout fut clair. Il s’écria, aussi nettement qu’il le put, le nom de sa mère, Ana Sofia. Le système de dégivrage au laser se mit en marche sur-le-champ et balaya toute la surface du véhicule. La portière s’ouvrit de bas en haut et il s’allongea sur la plage arrière.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 1cm; line-height: 150%;"&gt;« A la maison » eut-il juste la force de dire avant de s’endormir.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 1cm; line-height: 150%;"&gt;La Mercedes prit donc sagement le chemin de Moscou.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 1cm; line-height: 150%;"&gt;Un mafioso qui utilise le prénom de sa maman comme code, vous y croyez- vous ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 1cm; line-height: 150%;"&gt;Moi non plus.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 1cm; line-height: 150%;"&gt;Par contre…&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 1cm; line-height: 150%;"&gt;Vous connaissez l’histoire du con qui meurt de froid sur un parking, juste parce qu’il n’arrive pas à ouvrir son véhicule ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt; line-height: 150%;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  ---------------------------------------------------------------------&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour la petite histoire, cette nouvelle a été écrite pour et soumise à l'AT de Cezame sur le thème "Césame, ouvre-toi !" et devait commencer par cette phrase, et bien sûr traiter du thème.&lt;br /&gt;Paraît qu'il collait pas du tout au thème, qu'on ne le retrouvait pas. Bon. A vous de me dire ce que vous en pensez, je veux pas polémiquer.&lt;br /&gt;Je l'ai soumis alors à Black Mamba, qui n'a pas donné suite (ça veut dire non). Parce que sinon, je suis au courant quand le texte leur plaît :))&lt;br /&gt;A la relecture, j'ai trouvé ça un peu décousu vers la fin, trop de bégaiement vocal et de la pensée peut-être, mais j'en suis pas mécontent non plus. Je crois qu'il est pas tellement possible de l'améliorer plus, le texte a donné ce qu'il a, c'est pas à se taper le cul par terre non plus, mais là aussi, j'attends vos remarques, positives comme négatives.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29396835-2651650362719213180?l=mandesandre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mandesandre.blogspot.com/feeds/2651650362719213180/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=29396835&amp;postID=2651650362719213180' title='1 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29396835/posts/default/2651650362719213180'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29396835/posts/default/2651650362719213180'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mandesandre.blogspot.com/2007/03/ali-baba-et-les-quarante-vodkas-de.html' title=''/><author><name>Jacques Fuentealba</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05632382363708981191</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29396835.post-7139500807487527733</id><published>2007-03-06T14:07:00.000-08:00</published><updated>2007-03-06T14:27:36.427-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Life and all this kind of stuffs...'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold;font-size:180%;" &gt;Comme une araignée aux pattes à moitié brisées,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:130%;" &gt;il se tenait là. Au milieu de la route.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;C'était un parapluie, de couloir beige foncé avec des motifs, sûrement. Sa carcasse était trop défoncé pour que j'ai le loisir d'observer son plumage.&lt;br /&gt;Je revenais de manger ce midi de chez moi, et voilà que je fais cette étrange rencontre, juste dans une des rues les plus biscornues de ma ville. Juste après un virage.&lt;br /&gt;Cette étrange vision d'un objet familier mais détruit par le vent et potentiellement dangereux, car au milieu de la route, voire presque agressif, cette vision donc m'a fait penser le temps d'une seconde à la série que je suis en train de regarder ces temps-ci : Dead like me. On y présente les sépulcreux : des créatures genre gremlins, invisibles du commun des mortels, qui sont la cause des décès des gens victimes d'accident (et hop que je renverse un peu d'eau pour que tu glisses dessus et tu te ramasses, et v'la que je scie un peu une corde pour faire tomber un piano sur une passante).&lt;br /&gt;Je me suis dit un instant que ça pourrait être un sale coup d'un Sépulcreux. La voiture arrive à toute blinde (c'est souvent le cas dans ce virage) et tout soudain sur une araignée géante en toile et métal... Et c'est le drame. Paf dans le décor. Morts et tout ce qui s'ensuit.&lt;br /&gt;J'ai donc pris le parapluie et ai coincé ses pattes brisées dans une grille sur le trottoir (car il y a en plus des travaux dans le coin, encore un plaisir pour les Sépulcreux, les accidents de travail).&lt;br /&gt;Et je me suis dit : dans tous les cas, j'ai fait une BA aujourd'hui.&lt;br /&gt;J'ai sûrement sauvé pleins de vie et en plus, j'ai permis à un parapluie salement amoché d'éviter l'humiliation de se faire ratatiner.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Paix sur Terre aux hommes de bonne volonté, donc !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;N'empêche, durant l'après-midi j'ai un peu psychoté, sueur froide et tout ça, en pensant que j'avais peut-être oublié d'éteindre la plaque chauffante de la gazinière et tout et tout, avant de partir !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas de rapport entre les deux, me direz-vous ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peut-être qu'inconsciemment, je me suis rappelé que les personnages dans Dead like me, lorsqu'ils se mettent en travers du chemin des Sépulcreux, récoltent un paquet d'emmerdes et de méchante poisse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais bon, j'arrête de délirer... C'était juste un parapluie au milieu de la chaussée... Encore que... Qui sait ?&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29396835-7139500807487527733?l=mandesandre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mandesandre.blogspot.com/feeds/7139500807487527733/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=29396835&amp;postID=7139500807487527733' title='2 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29396835/posts/default/7139500807487527733'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29396835/posts/default/7139500807487527733'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mandesandre.blogspot.com/2007/03/comme-une-araigne-aux-pattes-moiti.html' title=''/><author><name>Jacques Fuentealba</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05632382363708981191</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29396835.post-7793757277210419098</id><published>2007-03-04T15:53:00.000-08:00</published><updated>2007-03-06T15:37:26.098-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Foire à l&apos;empoigne littéraire'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Le Cyberpunk est-il mort ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Je lance le débat, le balance comme ça dans l'arène de l'opinion publique et espère avoir des réponses éclairées de tout un chacun, des auteurs et lecteurs français et pourquoi pas d'autres nationalités (je pense à mes amis d'Espagne et d'ailleurs).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une petite définition déjà : http://fr.wikipedia.org/wiki/Cyberpunk&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La réflexion m'est venue en parlant avec une éditrice de l'imaginaire sur le Salon du Livre 2006, qui m'avait balancé cette assertation tout-à-trac, comme je lui parlais du cyberpunk :&lt;br /&gt;"Le cyberpunk est mort." C'était sans appel.&lt;br /&gt;Diagnostic ? Quand a eu lieu l'enterrement ? Son point de vue était le même que celui de Jodi, mon pote grand amateur de cyberpunk devant l'éternel, joueur du JdR Cyberpunk et de son petit frère Cybergeneration, lecteur assidu d'auteurs comme Walter Jon Williams et Gibson.&lt;br /&gt;Il est mort, parce qu'il a été rattrapé par la réalité.&lt;br /&gt;Voilà en substance le mobile, voilà le nom du coupable : la réalité.&lt;br /&gt;Et les espagnols dans tout ça, ils sont à la masse ou quoi alors ? Ils en écrivent bien du cyberpunk, bien plus qu'en France, j'ai l'impression. Rodolfo Martinez est en plein dedans dans l'un de ses derniers romans justement, à ce qu'il semble (je n'ai pas eu le loisir de le lire), Joaquin Revuelta et Eduardo Vaquerizo en écrivent également, et récemment j'ai vu passer un texte d'un sud-américain dans cette veine. Sans parler de quelques anthologies que j'ai pu lire contenant des textes de ce sous-genre de la SF. Je crois qu'on pourrait encore multiplier les exemples.&lt;br /&gt;Et les américains produisent encore. Marrant de voir que Greg Egan (australien si je ne m'abuse) semble jouir d'un certain prestige au près des amateurs de SF de la péninsule et d'une certaine considération dans les maisons d'édition de ce même genre et de ce même pays.&lt;br /&gt;Au ciné, on dirait que la mayonnaise n'a pas vraiment pris, finalement... New Rose Hotel n'a pas cartonné, loin de là, Nirvana avec l'inénarrable Christophe "Highlander" Lambert offre à boire et à manger, certains aiment (moi : je suis bon public) d'autres détestent. Matrix... Euh... C'est pas du cyberpunk en fait... Si ? Non bof pas trop... il y a Avalon peut-être ? Je l'ai pas vu, ça sera à vérifier. Paraît que c'est brouillon et bordélique. Voire décevant. Il y avait bien EXistenZ, mais est-ce du Cyberpunk ? Et puis c'était pas terrible,  en fait.&lt;br /&gt;Faut se rabattre sur les mangas pour trouver du cyberpunk digne de ce nom : Akira bien sûr, Appleseed, Ghost in the Shell.&lt;br /&gt;N'empêche. Un éditeur m'a récemment demandé ce que je pouvais lui trouver dans le domaine hispanique.&lt;br /&gt;J'attends de voir ce que vous en pensez mais je dirais...&lt;br /&gt;Allez...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Cyberpunk est mort, vive le Cyberpunk.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29396835-7793757277210419098?l=mandesandre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mandesandre.blogspot.com/feeds/7793757277210419098/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=29396835&amp;postID=7793757277210419098' title='4 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29396835/posts/default/7793757277210419098'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29396835/posts/default/7793757277210419098'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mandesandre.blogspot.com/2007/03/le-cyberpunk-est-il-mort-je-lance-le.html' title=''/><author><name>Jacques Fuentealba</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05632382363708981191</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29396835.post-595503499924508256</id><published>2007-03-04T15:04:00.000-08:00</published><updated>2007-03-08T13:44:53.941-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Journal des Nouveautés'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://membres.lycos.fr/neonight/image/couvbm5ok.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px;" src="http://membres.lycos.fr/neonight/image/couvbm5ok.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:130%;" &gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Journal des Nouveautés I&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me lance dans un "journal des nouveautés" afin de parler de textes que j'ai été amenés à traduire ou écrire et qui se voit finalement publiés.&lt;br /&gt;Du côté du Black Mamba, ça bouge... Le serpent sort une nouvelle fois de la jungle éditoriale pour mordre et faire sa danse de séduction :&lt;br /&gt;C'est le Black Mamba 5, un numéro sous l'auspice du polar avec une couverture d'un dessinateur talentueux, Anthony Geoffroy, et c'est peu dire. "Bonne marge de progression à prévoir, me disait Laurent Girardon, vu qu'il est tout jeune encore." Je veux bien le croire !&lt;br /&gt;Les illustrations intérieures sont également plutôt sympas selon moi. Celles de la nouvelle Lola m'ont particulièrement plu (Damien Venzi). Et la nouvelle en elle-même me fait retrouver un auteur que j'avais découvert au sommaire de Borderline - David Miserque - et qui se débrouille selon moi très bien ! Histoire de casse, ambiance à la Tarantino... ça balance !&lt;br /&gt;On retrouve aussi Alexandre Tuis, qui avait fait la couverture du Borderline 5 et illustre ici une nouvelle horrifique, le Conservateur des Enfers de Kaïly Caine. On apprécie le ton donné à l'histoire ou pas (c'est quand même un peu gore) et le trait particulier de Tuis, "malsain". Pour ma part, j'accroche, bonne osmose entre textes et illustration.&lt;br /&gt;Pour ma propre nouvelle, Epilogue, j'avoue que j'ai été un peu surpris par le choix graphique de l'illustrateur. C'est un rendu BD alors que je voyais quelque chose de plus réaliste et le personnage ressemble à une sorte d'Hercule Poirot en plus mince. Le dessin en lui-même (Samuel Figuière) est agréable et en relisant la nouvelle, je me suis rendu compte que ça collait à l'histoire, plus que ce que j'avais gardé comme souvenir. Comme quoi, ça fait pas de mal de se replonger de temps en temps dans des textes qu'on a écrit. Pour le coup, cette nouvelle n'a que quelque mois.&lt;br /&gt;Dans un autre genre, Nicolas Benard nous offre une nouvelle de science-fiction intéressante au dénouement bien trouvé. Thomas Balard au crayon pour les illustrations. Au risque de vexer, je dirais qu'on l'a connu plus inspiré, mais le facteur temps a dû jouer...&lt;br /&gt;La BD de Coolter et Quicampoix m'a permis de découvrir ces deux personnages dont j'avais entendu parler et que je ne connaissais pas. Le trait de Sylvain Chevalier est "classique" et bien maîtrisé, le scénar de Jonas Lenn offre un moment de divertissement plaisant.&lt;br /&gt;La deuxième BD de Samir Haniche - Chaos - est plus personnelle tant au niveau du style graphique que du scénario, pas forcément aisée d'approche mais laisse songeur. Le thème de la Nature opposée à la technologie m'a toujours parlé (j'ai pas mal joué à Werewolf: The Apocalypse et Mage: The Ascension, c'est sûrement une des raisons de cela).&lt;br /&gt;S'ajoute à cela deux interviews, une sur Cédric Sire, l'autre sur Maurice G. Dantec et les traditionnelles critiques livres, jeux, films...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29396835-595503499924508256?l=mandesandre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mandesandre.blogspot.com/feeds/595503499924508256/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=29396835&amp;postID=595503499924508256' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29396835/posts/default/595503499924508256'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29396835/posts/default/595503499924508256'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mandesandre.blogspot.com/2007/03/journal-des-nouveauts-i-je-me-lance.html' title=''/><author><name>Jacques Fuentealba</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05632382363708981191</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29396835.post-286871908530590827</id><published>2007-03-03T13:44:00.000-08:00</published><updated>2007-03-06T04:25:00.055-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Life and all this kind of stuffs...'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold;font-size:130%;" &gt;Franc-tireur... ou tire-au-flanc... Un peu des deux, flan-tireur je dirais...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les exams, tests, oraux, épreuves sont redoutables. Ils nous mettent face à nous-mêmes de la plus désagréable des manières qui soit (pourvu qu'on triche pas bien sûr, je l'ai vu l'autre là au fond, qui m'écoute pas mais qui louche sur sa langue pendante pour lire l'antisèche qu'il a collée dessus... allez un peu de concentration là...).&lt;br /&gt;Vous trouvez dans un grand hall avec 1000 autres candidats, c'est moche... c'est très moche, ma p'tite dame. Du coup, vous vous dîtes... Euh, qu'est-ce que je fous là moi, à 9:00, à plancher sur un sujet dont je n'ai que de vagues impressions de déjà-vu concernant une très hypothétique troisième partie, une poignée d'exemples rabougris et surtout... surtout, pas la moindre idée du moindre commencement de plan ! Les rouages se mettent en marche, le bagage (intellectuel) se pose sur la feuille de brouillon, bonnant malant, à la manière d'une Samsonite boycottée et interdite de territoire, une Samsonite clandestine et sans papier en quelque sorte... Puis vous arrachez à votre matière grise ce qui vous semble être la substantifique moëlle, un jus de cerveau premier cru... ou un jus de chaussette, du pâté pour chat, de l'eau de boudin... C'est selon vos connaissances et l'inspiration du moment.&lt;br /&gt;Dans les cas des concours de l'administration que j'ai pu passer c'est assez déprimant donc, surtout que c'est pas toujours ça les salaires proposés.&lt;br /&gt;Mon truc, ça serait d'être bibliothécaire... Mais ça semble l'Enfer (avec un e majuscule) pour y arriver. Et même avec toutes les bonnes intentions du monde... Ce n'est pas parce que l'Enfer en est pavé (d'intentions) que je suis forcément près d'y arriver...&lt;br /&gt;Pour en revenir au sujet qui nous intéresse, les exams et cette sorte d'introspection qu'ils nous forcent à faire, sur nos propres limites, faiblesses (et j'espère forces, quand même), je viens de passer récemment un test pour une grosse société... et...&lt;br /&gt;la Culture G.&lt;br /&gt;vous connaissez ce truc, qui sert de fourre-tout, que tout le monde est censé avoir mais qui peut en fait vouloir dire tout et n'importe quoi, selon qui en parle... Vous savez ce truc-là, dont par consensus, on s'évertue à placer dans un espace médian, à equidistance de tout le monde... Un machin supposément démocratique donc, égalitaire, masse-de-savoir-forcément-à-portée-de-tout-le-monde !!&lt;br /&gt;Ouaip... Coton tout plein la Culture G. Pour quelqu'un comme moi, qui de façon plus ou moins consciente, plus ou moins artificielle, plus ou moins acharné, s'est mis en tête de cultiver sa différence comme une fleur exotique aux piquants acérés et aux couleurs charmeuses... C'est un guêpier, un piège à loup... En bref une horreur... !!!&lt;br /&gt;J'essaie de m'intéresser, oui M'sieur Dame, mais j'évite d'aller m'agglutiner systématiquement au point médian dès que le consensus créé une oeuvre, un événement historique, une pensée, un courant de mode "majeurs"... Je dis pas que je vais pas jeter un coup d'oeil de temps en temps à ce baromètre du goût-des-autres et que je ne m'approprie pas moi aussi certaines de ces manifestations. Mais je me suis toujours méfié de vox populi et des appels de sirènes, voire des coups de klaxons insistants de la dictature de la norme. A l'époque de la démocratisation fanfaronnante et médiatisée des esprits... Je sens en arrière-goût des relents de nivellements par le bas. Vous voyez, ces machins remplis de paillettes qu'on agite devant nos yeux ébahis, gonflés et crevant d'images, ces bouts de fesse qui se sont mis en tête de péter... euh ! chanter et de vendre des albums sous le patronnage bienveillant d'artistes plus... confirmés... ça me donne un peu envie de vomir. La conformité engendre souvent la médiocrité, et l'iconoclastie aussi, remarquez mais bon...&lt;br /&gt;La loi des 10% contre 90% : rappelez-vous Sturgeon... Allez vous me lire trois de ses nouvelles pour ce soir et vous pourrez aller en paix...&lt;br /&gt;Pour recoudre mon propos un peu décousu, je reviens à ce test avec des questions de culture générale... Il y avait des questions implacables ! Implacables parce que ce sont elles qui m'ont plaqué (genre match de rugby viril) sur la table dès que je les ai parcourues, vissé au fond du siège, les miquettes à fond !!&lt;br /&gt;Simples et sans appel. Et l'image qu'on à de soi dégringole comme un suicidaire qui fait le pari d'aller plus vite que l'ascenseur de la tour Eiffel et qui veut pas s'encombrer d'être serré dans une petite cage branlante. Bah ouais, il est suicidaire et claustro en plus !&lt;br /&gt;Donc une image de soi en chute libre. C'est quoi ces questions, je me dis. On me sort des noms que forcément je connais, des types dont vous voyez la tronche tout les jours dans les journaux ou à la télé, on me demande le nom du prix Nobel de la Paix 2006, du Goncourt 2006... Le genre d'info qui sont passés forcément un moment par une case dans mon cerveau du genre fichier .temp avant d'être avalées par la poubelle car jugées inutiles... aaaargh !&lt;br /&gt;Qu'est-ce qui est le plus important pour moi ? Lire des nouvelles de Santiago Eximeno, de Pablo Dobrinin, de Alfredo Alamo, me replonger dans Horacio Quiroga ? Ou parasiter mon esprit avec des trucs, dont à la rigueur, je me fous...&lt;br /&gt;Pourtant, la logique voudrait que je sache qui est ministre en France aujourd'hui de l'Emploi ou de l'Education... La logique de la survie dans le monde du travail, passez par la case recrutement, merci.&lt;br /&gt;Et en fait, c'est pas vrai, j'm'en fous pas, je cherche à m'intéresser, je le jure, mais je dois avoir un esprit trop &lt;span style="font-style: italic;"&gt;freaky&lt;/span&gt;, déjà trop déformé par ce dont je me délecte au niveau écriture, lecture, traduction, matage de films et séries, parce qu'à vrai dire, je n'arrive pas à accrocher ce type d'information bien longtemps et à leur trouver une place perenne dans ma tête. Bon, en insistant, si, je dois dire que quelques unes s'accroche. Je savais bien que Luc Ferry était Ministe de l'Education... mais en fait non, l'information est déjà périmée, fallait updater, c'est tellement vieux que ça remonte presque à son parent, Jules.&lt;br /&gt;C'est vous dire.&lt;br /&gt;Peut-être que l'on devrait s'inquiéter de la "médiocrité de nos hommes politiques" comme disait Coluche en reprenant, selon ses dires, VGE. Moi ça m'inquiète plus, ça me désole. Du coup, j'y pense et puis j'oublie.&lt;br /&gt;Voilà la cause finalement de cette incapacité à figer des souvenirs "triviaux", quotidiens et pourtant "hyper" importants, à agripper cet espace médian que d'aucun appelle culture générale. Je préfère un bon déni de réalité pas piqué des hannetons, me faire ma propre culture à moi, et fuck off starlette et paillettes, politicards en mal de mandats, de postes et d'électeurs, basta l'intelligentsia germanopratine et les atermoiements boudinés "d'auteurs" encensés par la critique.&lt;br /&gt;Pas constructif sûrement, mais on se refait pas.&lt;br /&gt;Du coup, je pioche les infos qui m'intéresse par ci par là et je vois ce que je peux en faire dans le cadre de mes textes, mais je ne cherche pas à me formater... Je crois que j'en crêverais tiens...&lt;br /&gt;Ce qui m'amènera à parler de mon iconoclastie rampante, dans un prochain billet.&lt;br /&gt;Tout ça pour dire que c'est bien vicieux les exams. Sorti de là en me disant que j'étais une nullité de l'actualité, j'ai opté pour me rassurer en me disant, bah, en bien ou en mal... Je suis... différent (vous savez, comme dans Forrest Gump : "Votre fils est différent Madame, les autres enfants sous là (montrant la moyenne) et le vôtre, là (montrant sous la moyenne)")&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29396835-286871908530590827?l=mandesandre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mandesandre.blogspot.com/feeds/286871908530590827/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=29396835&amp;postID=286871908530590827' title='3 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29396835/posts/default/286871908530590827'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29396835/posts/default/286871908530590827'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mandesandre.blogspot.com/2007/03/franc-tireur.html' title=''/><author><name>Jacques Fuentealba</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05632382363708981191</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29396835.post-1286536079214075403</id><published>2007-03-02T14:57:00.000-08:00</published><updated>2007-03-06T15:39:58.839-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Life and all this kind of stuffs...'/><title type='text'></title><content type='html'>Pourquoi Midian ? Pourquoi Salem ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Midian est un lieu, imaginaire (?), qui trouve sa source dans la Bible. C'est une ville contre laquelle entre en guerre le peuple hébreu. Clive Barker - auteur à l'imagination fertile et dérangée - reprend ce nom et déforme la référence biblique en en faisant une ville de monstres, dans son roman "Cabal". L'idée d'une communauté de monstres, victimes de l'homme et pourtant prédateurs, obligés de se terrer pour survivre m'avait fortement et durablement impressionné. Le roman pose la question de la limite de l'humain, certains monstres, comme certains humains sont irrécupérables, des enfants de Midian se montrent plus humains que leurs bourreaux...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Salem est le cadre d'un roman que je compte bien publier un jour, et qui met en scène différentes familles de sorciers descendants des victimes des procès de Salem. J'y traite les thèmes du bien et du mal et des choix que l'on est prêt à faire pour survivre. Jusqu'à quel point est-on prêt à se battre pour ses idéaux ? Jusqu'à quel point le fait d'y renoncer fait aussi perdre son humanité, dès lors que l'on pactise avec des forces mauvaises ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et le coin de ciel... C'est pour donner le change, qu'on ne pense pas que je suis juste une sorte de goth dans sa grotte, cynique et ruminant l'échec de l'homme et la hausse continuelle des impôts ! Je pars du principe que la vie n'est pas "ouééééé ! supergénialdelamortquitue " ou au contraire "dâââââârk". C'est une grosse boîte de Pandore où on peut trouver autant de choses extraordinaires qu'atroces... On pourrait même inventer un mot... Je propose comme néologisme exatrosdinaire... Voilà, mon mot de la fin pour ce billet ça serait :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"La vie est exatrosdinaire"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après ça, je crois que je vais aller me coucher... J'ai touché le fond !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29396835-1286536079214075403?l=mandesandre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mandesandre.blogspot.com/feeds/1286536079214075403/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=29396835&amp;postID=1286536079214075403' title='2 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29396835/posts/default/1286536079214075403'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29396835/posts/default/1286536079214075403'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mandesandre.blogspot.com/2007/03/pourquoi-midian-pourquoi-salem-midian.html' title=''/><author><name>Jacques Fuentealba</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05632382363708981191</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29396835.post-1009591937543431499</id><published>2007-03-02T14:11:00.000-08:00</published><updated>2007-03-08T13:45:53.489-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Journal des Nouveautés'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://ourobouros.free.fr/images/Couv_s.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px;" src="http://ourobouros.free.fr/images/Couv_s.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;J'inaugure ce blog après l'avoir créé depuis plusieurs mois (je suis en mode patatoïde en ce qui concerne la bloggisation des esprits), pour rappeler à ceux qui ne le savent pas encore (quelques 6 milliards d'êtres humains, moins une poignée d'hommes avertis) l'existence de l'anthologie de textes espagnols et latinoaméricains, Trafiquants de Cauchemars. Vous trouverez dans cet ouvrage traduit par mes soins, corrigés par Céline Brenne et Lionel Bénard de l'Association Catharsis, mis en maquette par Yohan Vasse du Club Présence d'Esprits... Vous trouverez, donc, des nouvelles pour la plupart parues une première fois en Espagne dans l'anthologie annuelle Fabricantes de Suenos (2004 et 2005, en l'occurence). Fantastiques, étranges, futuristes, dystopiques, elles explorent le dark side of the soul de l'être humain et les travers de notre société. Les maîtres de cérémonie sont :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alfredo Alamo&lt;br /&gt;Santiago Eximeno&lt;br /&gt;Pablo Dobrinin&lt;br /&gt;Vicente Munoz Puelles&lt;br /&gt;Luis Astolfi&lt;br /&gt;Victor Manuel Anchel&lt;br /&gt;Fabio Ferreras&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne vous dirais pas quels sont mes textes préférés :) pour avoir fait une seconde sélection, je dirais que tous m'ont impressionné, pour une raison où une autre, et que j'ai voulu réparer, à mon modeste niveau, cette injustice ou du moins, cet état de fait, qui fait que les genres de l'imaginaire sont en France saturés d'auteurs anglosaxons (je n'ai rien contre nos amis les anglais et américains, notez ! :) au détriment d'autres cultures. Depuis quelques années, de plus en plus d'auteurs de langue espagnole se font connaître de ce côté-ci des Pyrénées. Espérons que cela continuera ainsi !&lt;br /&gt;Au-delà du simple plaisir de la découverte de nouvelles inconnues ici et de la traduction de ces textes de l'espagnol au français, pour faire partager mes découvertes, je dois dire que l'expérience a particulièrement été enrichissante pour moi : être en contact suivi avec des auteurs de langue espagnole, échanger des avis, des points de vue, leur faire découvrir pour certains mes propres textes... Et voir que la langue et la culture sont profondément liés, à des niveaux insoupçonnables, que la langue façonne vraiment, par certains côtés, avec subtilité mais force, notre manière de penser...&lt;br /&gt;Je terminerais ce billet en parlant aussi des illustrateurs qui ont vraiment fait un très bon travail, le plus souvent, d'après "commande", pour suivre les nouvelles, saluons donc de façon exhaustive et en vrac le talent de :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Olivier "the Lord" Hays&lt;br /&gt;Yohan Vasse (magnifique maquette également)&lt;br /&gt;Roland Fuentealba (oui c'est mon frérot !)&lt;br /&gt;Thomas Balard (le redoutable cracheur de fautes d'orthographe, comme il le reconnaît lui-même, de Black Mamba... Il est pas directeur artistique de cette revue pour rien, parce que, s'il sait pas toujours écrire, par contre, chapeau pour ses illustrations !)&lt;br /&gt;Paul Echegoyen (du collectif Kosmic Kactous, qui a fait la belle couverture ci-dessus)&lt;br /&gt;Cyril Rolando (alias sixio, que l'on a déjà trouvé au sommaire de plusieurs Borderline)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous pouvez commandez un exemplaire en m'envoyant un petit mail à mandesandre@hotmail.com&lt;br /&gt;(9,11€ pour la France, 11€ pour le reste de l'Europe)&lt;br /&gt;L'anthologie fait 64 pages, format A5 intérieur NB 1ère et 4ème de couv couleur...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29396835-1009591937543431499?l=mandesandre.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mandesandre.blogspot.com/feeds/1009591937543431499/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=29396835&amp;postID=1009591937543431499' title='6 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29396835/posts/default/1009591937543431499'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29396835/posts/default/1009591937543431499'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mandesandre.blogspot.com/2007/03/jinaugure-ce-blog-aprs-lavoir-cr-depuis.html' title=''/><author><name>Jacques Fuentealba</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05632382363708981191</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>6</thr:total></entry></feed>
