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Wednesday, February 13, 2008

TAGrut !!


Règlement :

- Chaque personne décrit sept choses à propos d'elle-même
- Ceux qui ont été "tagués" doivent écrire sur leur blog ces sept choses ainsi que ce règlement
- Vous devez "taguer" sept autres personnes et les énumérer sur votre blog
- Et, il faut mettre le nom de celui qui vous a tagué !

Mes 7 choses:

Un plat, parce que j'adore baffrer : Un pastel de choclo (sorte de gratin de maïs avec de la viande, des oignons et autres ingrédients... hmmmm !! trop bon !!)
Un livre, parce que j'adore lire ! : Euh... Argh, je me plante à mon propre jeu-là... A si ! ça y est !! Les neuf princes d'Ambre de Roger Zelazny !
Un animal : Le fennec ! (je pourrais aussi dire le chat mais c'est tellement, tellement, tellement classique !!) A une époque j'adorais cet animal, je voulais en avoir un chez moi. Je sais pas si c'est un symptôme type Petit Prince, mais ensuite j'ai été horriblement déçu d'apprendre qu'il vivait vraiment plutôt dans le désert quand même et qu'il supporterait mal le dépaysement en région parisienne :s :s Et en plus, paraît que ça pue, un fennec !! lol
Une plante : le lotus ! ça me fait halluciner comme plante, je connais très peu de choses là dessus mais j'ai bien envie de m'y pencher. C'est-à-dire étudier l'objet, réel, et tout le fantasme ésotérico-mystico-religieux qui existe autour. Sans parler de ce qu'on trouve dans certains univers d'heroic fantasy (Conan par exemple).
Un personnage : La Tour d'Auvergne... C'est un personnage historique, qui a traversé la Révolution, la Terreur, jusqu'à l'époque napoléonienne... Je l'ai trouvé en faisant des recherches pour mon roman et vraiment, son destin m'a paru assez singulier. Il a étudié les langues celtes et publié un dictionnaire de termes celtes, si jeune Mabuse... Il a refusé la plupart des honneurs et est reparti dans les rangs de l'armée, à la place du fils d'un de ses amis, parce que le fils devait s'occuper du vieil homme. Il est enterré au Panthéon... mais son coeur est Aux Invalides. Il est aussi cité sur l'Arc de Triomphe. Je ne suis pas militariste du tout, toutefois, sa vie m'a semblé digne d'un roman.
Un groupe de musique : Kamelot... Je viens de découvrir il y a quelques semaines et c'est pas mal du tout, du tout. (j'aurais pu dire Nightwish sinon, mais je dis toujours Nightwish, dès que quelqu'un quelque part là à côté de moi parle de musique... puis Nightwish sans la chanteuse Tarja, c'est plus rien... enfin, plus rien d'écoutable !)
Une série télé : Je suis moyennement série TV (normal, j'ai pas de télé) mais je dois dire que les derniers épisodes de Kaamelott (lol, association d'idées par homonymie) saison 5 m'ont laissé sur le chpouns ! C'est passé d'une série super marrante et en format strip à une succesion d'épisodes chronologiquement très structurés avec une vraie trame et une forte montée dramatique, jusqu'au dernier épisode, magistrale ! ça perd quand même pas mal en humour comme ça devient sombre, dommage, mais on peut pas tout avoir hein !!

Et voilà !

Alors je tague, mes amis !!

Celeezer, my black beauty from Africa/West Indies
Lara, Reine du Mic
Celine Brenne, auteur gourmande de mots... et de chocolat
Cyril Carau, Alias Aède, auteur aussi à la plume alerte et efficace ! A surveiller...
Black Mamba la revue Pulp pleine de bulles et d'aventures !

Bon j'ai pas idée pour les deux derniers hein !!

alors... si faut que je dises, d'où vient mon attaque à tag !

TtsurAvrilLavigne
...

Friday, January 18, 2008

2008 vs 2007 ?

A la base j'avais écrit ces voeux pour les publier dans un webzine, mais j'ai pas reçu de réponse, pas même d'accusé de réception. Soit ils ont trouvé ça trop politiquement incorrect, soporifique et long, soit ils s'en foutent. Alors je profite de mon blog pour les publier ! Vous sentez pas obliger de tout lire si ça vous soûle et/ou vous désespère !

Ce Réveillon de la St Sylvestre m’a laissé un goût d’inachevé…

Non, non… Ce n’est pas que le repas ait été mauvais, ni les boissons d’ailleurs (encore que le Muscat ne passait vraiment pas…)

C’est juste… Je ne sais pas.

J’aurais bien voulu avoir tous les miens autour de moi, peut-être sortir et faire une nouba d’enfer, claquer mes tunes — ou celles des autres, hein ? — comme un président tout juste élu.

Mais voilà, on ne dépense pas l’argent qu’on n’a pas.

En fait, ce n’est que deux jours plus tard que j’ai compris ce qu’était ce goût d’amertume : des relents de toute une année pourrie, trop salée pour moi, et pour beaucoup d’entre nous.

Je n’entends, dans une certaine presse, que parler de la France qui réussit, de ces politicards bling-bling qui tireront la France d’en bas vers le haut…

Je n’entends, autour de moi, que des amis, des proches, des parents me raconter des boîtes qui coulent, le chômage et la misère qui guettent… Et les retours au pays en charter.

Pourquoi n’ai-je réalisé d’où venait cet arrière-goût que deux jours plus tard ?

Trois ou quatre épisodes croisés m’ont donné une image du 2007 finissant et m’ont également laissé une impression de ce que pourrait être 2008 :

  1. la Poste
  2. le bureau de tabac/la station de métro
  3. les poubelles en bas de chez moi

La poste ? Je me pointe bien 15 mn avant 18 :00, heure fatidique de la levée du courrier. Mon recommandé ne partira que le lendemain. Et pour cause, j’arrive au guichet à 18 :30… C’est que ça se bouscule, ça se double sans scrupule, avec des airs de ni-vu-ni-connu-je-t’embrouille ou de vierge effarouchée.

Après avoir un peu joué des coudes et fait la grosse voix, je peux donc affranchir ce satané bidule.

Je dis en rigolant à la guichetière :

« Bah dis donc, on pourrait croire que c’est le seul jour de l’année où vous êtes ouverts ! »

Elle m’explique que je ne crois pas si bien dire, que ça s’est calmé, qu’elle avait quand même fait cent opérations sur la journée… Tout ça parce que les gens viennent s’occuper de leurs intérêts… ça pourrait être aussi bien le 18 juillet à 14 heures, qu’elle me dit.

Je suis resté un peu interdit. J’imaginais tous ces gens flippés par un avenir menaçant de leur tomber sur le coin de la gueule, épargnant quand même, parce que bon, il faut bien, hein, ma petite dame.

En guise de conclusion, la postière me dit que maintenant on peut faire ses recommandés directement sur Internet. Chouette, super, belle avancée technologique. C’est vrai, c’est bien pratique…

Ce qui m’amène à ma hantise apocalyptique de fin d’année, en rapport avec le point 2 — le métro (et également le bureau de tabac).

Dans cette mégalopole moribonde, vivant encore au rythme des secousses émétiques du Réveillon, un vrai défi m’attendait.

Trouver un coupon de carte orange mensuel. Parce que les avancées technologiques c’est ça aussi : on automatise.

Et on chomatise à tout va et pourquoi pas ?

Comme disait Coluche, une machine ça touche pas de salaire, ça fait pas grève, et le plus fort… ça a même pas besoin de travailler !

Je suis sûrement une tête de mule, de ne pas vouloir upgrader, depuis des mois au passe Navigo.

Flemme d’une part, volonté de ne pas me faire fliquer d’autre part ? Et dire non, d’une certaine façon aux suppressions de postes que suppose le fait de pouvoir recharger son passe n’importe où, sans avoir besoin de personne. Vous l’aurez remarqué comme moi, il y a moins de points de vente dans les stations... ils sont fermés une fois sur deux ou remplacés par des points d’accueil, qui en fait ne servent pas à grand-chose…

Quoi qu’il en soit, j’arrive au tabac en me disant… là, ils auront peut-être des coupons, qui sait ?

Le choc, déjà, quand je passe devant avant d’y rentrer :

C’est vide ! Je dirais même, si c’était français : Super vide !

Sur les coups de 18 :30 pas un chat… pas même un chaton. Bon allez, si, il devait y avoir 5 ou 6 clients. Et pas un nuage de cigarettes !

C’est beau les lois anti-tabac. Plus de cancers collectifs, maintenant, les fumeurs devront faire ça chez eux, à la rigueur en famille, parce que c’est plus convivial tout de même. C’est sûrement une bonne façon de commencer 2008, non ? Entrer dans un bar sans avoir la puanteur des clopes qui s’accroche à vos poumons comme les rejets de pétrolier dégueulés sur les plages bretonnes ! J’imagine que ça va réconcilier une partie de la population avec ces « lieux de perdition ». Je garde un souvenir peu agréable de pas mal troquets immondes, jonchés de clopes écrasées avec des poivrots en phase terminale de cirrhose. 2008 : sans mégots, mais en conservant les poivrots, ça sera toujours ça de pris.

Remarquez, ça sentait encore la cigarette. Je me demande combien de temps cela va rester dans les murs avant de se dissiper tout à fait.

Voilà, une société clean en apparence…

La buraliste n’a plus de coupon… Elle me renvoie en fait à « la station de métro la plus proche ». Classique.

Mais de fait, ma station de métro en avait bien, des coupons de carte orange. J’avoue que je ne comprends pas trop. Ils sont un peu pénibles à la RATP, non ? Alors qu’à République, et dans d’autres stations, ils n’en vendent plus… !

Je finis mon périple qui me ramène chez moi, content comme tout de mon achat ! Et je déchante assez vite… En bas de mon immeuble, deux trois personnes farfouillent les poubelles pour se faire le Noël qui leur aura été refusé. Noël en retard qui consiste à récupérer ce que les gens ont jeté, une semaine après le passage du vieux barbu en rouge justement.

Société de consommation de merde… A laquelle je participe à fond, j’en ai bien conscience. La phrase de Clive Barker, dans Le jeu de la damnation ou Imajica : « Nous croulons sous le poids de nos propres excréments » me revient souvent en mémoire.

Vous me direz… Bah il ne parle que de la France, là, il ne dit pas un mot sur le reste du monde… Allons, c’est déjà assez déprimant comme ça, on s’arrête ici pour le moment, hein ?

Sinon pour 2007 et comme j’ai allégrement passé mon temps de parole à patauger dans le réel, sur le refrain de Raphaël : « Mais on est dans le dur, pour cette vie c’est sûr », je dirai que je retiendrai de l’imaginaire… Des œuvres louchant le plus souvent sur le réel, comme par hasard.

A scanner darkly m’a mis une baffe monumentale, Le Prestige m’a laissé KO, la série Carnivale (faiblement traduite par le Carnaval de l’étrange) m’a rouleau-compressé, Jekyll, bijou de la BBC, avec sa réplique « Trust me, I’m a psychopath » m’a achevé.

J’ai pu lire (et même traduire et réunir dans une anthologie — trafiquants de cauchemars !) de très bonnes nouvelles d’auteurs espagnols et latinos — en vrac : Carlos Gardini, Sergio Gaut Vel Hartman, Fabio Ferreras, Santiago Eximeno, Joaquin Revuelta, Eduardo Vaquerizo… Et des français aussi, si, si… Berrouka (qui m’a traité de vieillard cacochyme au trois quart sénile d’au moins… soixante ans), Nathalie Dau (oui, elle, elle a droit à un prénom, pour la peine !), Mélanie Fazi (ça c’est bon, ça coco !), Dufour, Dufour bien sûr avec son « Immaculée conception », Noirez, et tant d’autres… Je n’oublierai pas de sitôt l’excellent roman Peregrinos de Marte de José Antonio Suárez. Et je vous conseille de guetter la sortie en ligne et gratuite, donc, de la traduction du recueil de micronouvelles Miniloquios y cementerios de Alfredo Álamo (Ediciones Efímeras), à moins que vous vouliez dévorer ces horribles petites friandises tout de suite, dans leur langue d’origine :

http://www.edicionesefimeras.com/aware.html

Si on doit rentrer un peu plus dans ma vie privée d’auteur « merveilleux », 2007 a été l’année où j’ai flirté avec Lunatique et Black Mamba, suis parti en voyage de noces avec Borderline, ai divorcé avec Faërie, après un mariage même pas consommé, ai soupiré (un peu) auprès de Fiction, ai vécu de torrides aventures exotiques avec Axxón et Qliphoth… Beaucoup de choses, mine de rien. Et je ne vous parle pas des cochonneries faites avec les maisons d’éditions, je n’évoque que les revues, là… Espérons que 2008 m’apporte de bons gros enfants littéraires, aux joues roses et aux pages bien remplies.

Bon allez, bons vœux à tous, quand même ! Malgré mes ronchonnades sur l’état déplorable de notre pôôvre vieille Terre. On verra bien ce que nous réserve cette année sans fumée — ce qui ne nous épargnera pas de nombreuses fumisteries médiatiques…

Je vous souhaite d’avoir autre chose qu’un arrière-goût en bouche : puissiez-vous croquer la vie à pleines dents, croquer de juteux fruits de réussite, de succès, d’amour, en ayant la santé !

Car 2008 ne pourra pas être plus pourri que 2007... ? Comment ? Si ???

Wednesday, June 13, 2007

Nostalgie des Spams !

Petit billet d'humeur (humour!) en forme de foutage de gueule !

Il est où le temps des spams qui promettent des millions parce que vous êtes sympa ? Les spams qui vous racontent l'histoire de la petite Hélène (7 ans) atteinte d'une maladie vénérienne et que vous pouvez sauver si vous ne brisez pas cette chaîne de l'Amour digital ? Ces spams qui vous offrent les joies du viagra et de tous pleins de médicaments, pour vous sauvez de la débandade ?? Et je vous parle pas du Avant, Après... Allez si, je vous en parle, le super spam que ma collègue de travail reçoit tous les jours dans sa boîte et qui met de bonne humeur pour la journée : les photos qui tuent pour vous dire pourquoi Viagra fait une différence de TAILLE, avec en prime la tête aux yeux exorbités de la fille, qui semble jurer : "Oh non ! Mon Dieu, j'ai jamais vu ça, jamais au grand jamais, c'est pas possible, c'est pas humain !! " Et les spams chewing-gums, qui se collent à vos BAL de manière indécrottable parce que vous avez eu l'heur (le malheur diront certains :)) de remplir vite fait une inscription sur quelque site où vous êtes venus vous échouer au cours de surfs innocents ?

Ceux-là, je les ai sur mes boîtes Hotmail et Caramail, je les ai aussi sur mon adresse au bureau... C'est l'occasion de se boire un café, de se faire trois tartines, de lancer sa sélection musicale tout en les effaçant... Parfois en balançant des commentaires hilares ou furibars... ça rend le net vivant, non ?

Mais gmail ? La boîte garantie 100% free of spams...

J'ouvre ma boîte gmail aujourd'hui... Pas de message...

Beuh...

Toujours pas de message... aargh ! Moi j'aime bien les boîtes mail pour ça : c'est comme les boîtes au chocolat emballées, comme un cadeau surprise, vous vous apprêtez à les ouvrir, les poils des narines frémissants d'impatience, pointant leur interrogation... Qu'est-ce que ça peut bien être ? Qu'est-ce que je vais avoir aujourd'hui ? Qui m'a écrit ? Combien de nouveau message ? Gnark !
Et là... Rien...
C'est froid et impersonnel...

Mais au moins c'est propre, c'est pas comme d'autre boîte où pour retrouver un message c'est un bordel incommensurable : on passe deux heures, par fierté, avant de s'avouer vaincu.

D'ailleurs je me fais la réflexion... Nous, en France, ça va encore, on arrive à faire le tri. Quand on voit l'objet qui nous dit : Hi ! ou your daughter suckin' chicken, on se dit : bah à coup sûr c'est du spam, c'est pas quelqu'un qui me dit salut en anglais ou des photos de ma fille en train de sucer des os de poulet... ! Mais en Angleterre et aux USA, ils doivent bien s'amuser à faire le tri (les antispams d'ailleurs c'est bien, ça bloque tout... parfois vraiment TOUT) !

Saturday, June 02, 2007

Vert comme une orange ! ou la fin de la Trilogie des Oranges...

Juste pour finir avec ce cycle qui a tenu en haleine toute la communauté internaute. Vous vous demandez ce qui a bien pu arriver à votre aventurier de l'absurde, aux oranges, au coffre et à Bouddha, au final ?

Figurez-vous qu'il y a environ deux semaines, retourné dans l'arrière-boutique de mon ami Kim, je me suis à nouveau trouvé en présence d'oranges trônant au-dessus de son coffre, devant Bouddha himself...

J'ai alors voulu réitérer le rituel habituel appelé "la séduction de l'agrume par l'appendice nasal" en m'approchant...

Et je me suis rendu compte que tel un nirvana pour les néophytes et les matérialistes, cela m'était interdit, tout simplement.

Les oranges n'étaient plus habillées de leurs films en plastique, certes, mais ON (qui ???) les avaient subrepticement éloignées du bord du coffre, ce qui fait que je ne pouvais que cogner du buste contre le dit coffre, sans arriver à atteindre les oranges de mon groin. Bouddha les avait peut-être rappelées à lui...

Déçu je fus...

Notons que la mère de Kim qui ne comprenait pas grand chose à mes gesticulations nasales m'a gentiment proposé une orange...

C'est peut-être encore la réaction la plus saine qu'on doit avoir avec un fruit, même mis en offrande à Bouddha, Yog Shottoth, John Lennon ou God himself... Le bouffer tout simplement.
Enfin moi je dis ça en toute honnêteté intellectuelle, au risque de me conforter dans mon image d'iconoclaste irrécupérable !

Tuesday, May 22, 2007

Une blague (?) arménienne

Ma collègue de travail me racontait une bonne blague du côté de chez elle. Fallait que je vous la raconte. Précision : les Arméniens ont parfois le même humour... Particulier que les Juifs.

Jésus marche dans le désert et rencontre un homme assis par terre.
Visiblement, l'homme souffre, il est immobile et se tient la jambe. Jesus lui demande ce qu'il a et l'homme lui répond qu'il s'est cassé la jambe et ajoute :

"Je t'en supplie, Jésus, fais quelque chose pour moi, soulage ma douleur."

Le Christ pose sa main sur la jambe, la guérit et lui dit qu'il peut marcher.
Plus loin, il croise une petite fille en pleurs qui est très malade, qui tousse et a une forte fièvre.
De la même façon le Christ lui demande ce qu'elle a. Elle lui répond qu'elle a une méchante grippe et Jésus en faisant une imposition des mains la guérit de sa maladie.
Enfin, encore un peu plus loin, le Christ tombe sur un homme qui pleure toute les larmes de son corps. Il est là, assis en plein milieu du désert et n'arrête pas de pleurer, c'est à peine s'il remarque au début le Christ qui s'approche.
Ce dernier arrive à côté de lui et lui demande alors, comme aux deux autres :
" Que t'arrive-t-il ? Que puis-je faire pour soulager ta souffrance ?"
Alors l'homme lui répond simplement, tout en continuant de sangloter :
"Je suis Arménien."
Et le Christ s'assoit à côté de lui et se met à pleurer.

Voilà, j'espère que ça vous a bien fait marrer... Moi j'avoue que moyennement en fait.

Juste pour vous rappeler en passant qu'on fête en 2007 l'année arménienne et qu'il y a plus de 90 ans s'est déroulé un génocide contre ce peuple...
Il y aura dans ce pays une fracture...

des fractures même, des nez cassés et quelques bavures sûrement, non ?

Voilà, Sarko est passé avec une bonne majorité, Chirac est enterré, les voitures ont brûlés, les étudiants déjà défilé, les anarcho-racaillo-n'importe-croquemitaine-des-médias ont fait leur show juste histoire de dire "non" et de rappeler que l'insécurité, forcément, c'est eux...
Pas de danse appris par coeur, valse des sièges et tirez bien sur les pointes (de vos dagues) pour avoir un beau mouvement lorsque vous girouettez et balancez !

L'UDF en eau de boudin devient MoDem, reste à voir quel sera le débit...

La rose qui sentait la napthaline depuis un moment déjà a perdu son dernier pétale, écrasé par des éléphants pris de folie furieuse, sur le chemin de leurs cimetières.

Napoléon-le-tout-petit choisit Malte comme l'anti-Sainte-Hélène...

Tout le monde s'est félicité de la campagne de haute tenue, du renouveau démocratique à part quelque échos dissonnants dans le concert des télés, journaux, radios reglés au millimètre. Mouaif... A force de lire des journaux dissidents, bientôt taxé de haute trahison envers (une certaine idée de) la France, à force de m'attacher à parcourir des brûlots ô combien dangereux tels que Marianne (looool) et surtout le Canard pour y traquer ce que les autres ne disent pas, j'en deviens peut-être parano.

Royal perd, comment faire autrement ? Elle avait au moins 3 ans de retard sur la campagne de Sarko... Rappellez-vous, tous les midis, tous les soirs, les étranges lucarnes pernodiennes qui vous racontent l'Insécurité avec un grand I, ce monstre tentaculaire vaillamment foulé au pied par l'Intérieur, mais qui rampant, revient encore et toujours. Et Sarko, déjà partout à l'époque. "Le premier à", "le seul qui"...
Bilan mitigé, chiffres douteux, qu'importe... ! C'est positif, au final ! Encore et encore !
Maintenant, je sais qu'on rentre dans une ère de bonheur et de sécurité, avec du travail et du pouvoir d'achat pour tous. Enfin, vous n'aurez qu'à regardez les chiffres, voyons ! N'écoutez pas les mauvaises langues...

Il y avait dans ce pays une fracture sociale, disait Chirac, une France d'en Haut et une France d'en bas... rajoutait Raffarin, en précisant que ce n'était pas la rue qui gouvernait... (comprenez, donnez-nous vos voix, on s'occupera bien du reste tout seul)
Maintenant, on aura la bonne France et la France d'en Face ? Celle qu'on devra passer à la moulinette d'un Ministère de l'Identité Nationale, pour la rendre plus propre, plus française ou qu'on devra renvoyer chez elle, car pas assez française, tout compte fait ?

Devra-t-on graver au fronton de toutes les mairies en lieu et place de liberté, égalité, fraternité :

"Karcher, Charter, Lagardère" ?

Non, je n'ose y croire bien sûr !

Tout ira toujours mieux, les chiffres parleront et donneront raison au gouvernement, avec les médias, aux aguets, garants de la bonne marche de la démocratie, impartiaux et honnêtes.

Bienvenue dans le meilleur des mondes, donc !


Monday, April 30, 2007

La vengeance des oranges tueuses !

Bon voilà, après un mois à avoir essayé de décrocher, un mois sans bloguer je reviens épancher mon cœur d’auteur en pleurs sur les malheurs de notreuh mondeuh… Même préoccupation que celles des fossoyeurs d’idées et ponctionneurs de voix qui se gonflent d’orgueil et nous gonflent tout court en disant haut et fort ce qu’il (ne) feront (pas) pour la Frâââânce ! Tout ça au final se trouve réduit à un atavisme nombriliste affligeant du type « regardez-moi, aimez-moi, je suis beau, je vais sauvez le pays ! (mais pas demain parce que demain j’ai piscine) » et à une plus modeste échelle « regardez-moi, aimez-moi, j’écris n’importe quoi, pour faire parler les plumes et crépiter les claviers ! » Leurre donc que toute expression ne s’élevant pas comme un cri du cœur, ou un bruit incongru d’ailleurs…
Mais entrons dans le vif du sujet qui nous ( ?) intéresse… Enfin moi en tout cas. Suite et fin de mon combat contre les oranges bouddhistes Zen du tonnerre de Zeus.
Là aussi, ça s’est à nouveau déroulé comme dans un épisode de la Quatrième Dimension. Vous savez, ces épisodes où rien ne semble avoir changé pour le personnage après son réveil ou après une catastrophe… Rien ou presque. Lui il sait, bien sûr, lui il sait, forcément… Mais tous les autres là autour n’ont aucun souvenir du passé dont il parle, de la chose ou de la personne qu’il mentionne. Aucun souvenir où ils mentent, tous ! Vous voyez le délire paranoïaque ?
Là, en ce jour lumineux et tragique, les oranges étaient bien là à leurs places. Mais… Recouvertes d’un film de plastique !
Pauvre fou, chercheur de torches sous la lumière du soleil, j’ai retenté l’expérience. Pas de coup de jus. Non, Môdame ! Aucune décharge, rien ! Comme quoi, le plastique, c’est fantastique !
Bouddha neutralisé par un vulgaire film ? Je n’ose y croire… et pourtant. Mon nez collé aux fruits n’en croyait pas ses poils !
En attendant, c’est la remarque de Kim qui a provoqué comme une décharge en moi.
Je me suis dit qu’il se moquait de moi, il savait plus que ce qu’il me disait, forcément…

Je lui demandais pourquoi il avait recouvert ses fruits, innocemment, même si vous pensez bien qu’il avait repéré mon petit manège nasal.
Il m’a alors répondu le plus naturellement du monde qu’il les avait achetés comme ça, qu’ils étaient toujours comme ça, déjà filmés…
Mouairf !
Je crois à une conspiration à l’échelle mondiale moi, plutôt.

Saturday, March 24, 2007

Orange... mécanique ?


Aujourd'hui il m'est arrivé un truc de malade। Un truc à mi-chemin entre X-Files et la Quatrième Dimension. Un truc... !
Au magasin de Kim, un bon ami à moi qui tient une bijouterie.
Comme beaucoup d'asiatiques, Kim a un petit "autel" chez lui, sur son lieu de travail... Là, son "autel" consiste en une illustration du Bouddha ou d'un Boddhisatva avec des fidèles à ses pieds qui l'écoutent et à côté de cette illustration sous cadre, de l'encens un petit verre d'eau... et devant, une assiette avec trois oranges ma foi plutôt appétissantes :)
Cet "autel" trône sur le coffre même.
Je regardais son illustration, innocemment comme souvent, me demandant si c'était bien Bouddha ou quelqu'un d'autre.
Vilain défaut que la curiosité (et la gourmandise... n'en parlons pas !) : je me retrouve à m'approcher, puis à coller mon nez contre une des oranges. Oui, je sais, c'est assez animal comme façon d'agir.
Et vlan ! Je prends un coup de jus !
Comme un toutou déboussolé, je recule... puis entêté, je ravance le nez et pof ! Deuxième coup de jus ! Et pas du jus d'orange, non ! Du vrai courant éléctrique et tout !
Je nage en pleine parano et en plein mystère...
Plusieurs explications s'offrent à moi et je n'écarte aucune piste :

1/ C'est un complot de Kim et de sa mère
2/ C'est une punition de Bouddha pour sacrilège
3/ C'est un dispositif secret du coffre
4/ Cela a une explication rationnelle, malgré des apparences de phénomènes surnaturels

Je m'explique :

1/ Kim s'est foutu de moi et à nier toute implication dans cette attaque soudaine et sournoise contre ma personne ET, plus grave encore, sa mère m'a proposé tout à fait gentiment de manger l'orange souillée par mon groin ! Est-elle dans le coup ?

2/ Bouddha a travers ses yeux de papier et sa transcendance omniprésente, ou depuis son nirvana, ou où qu'il puisse être m'a puni, moi, Jacques Fuentealba, pour avoir fourré mon nez dans ses oignons euh... oranges. Comme Zeus en son temps... Zap ! il m'a foudroyé.

3/ J'ai tout naturellement pensé à une orange mécanique reliée au coffre et envoyant des décharges à toute personne non autorisée s'approchant de trop près. C'est ce qui me semble le plus logique.

4/ Ma tendre et douce suggère simplement avec son esprit cartésien qui fout en l'air mes rêveries débiles qu'il s'agit d'un phénomène physique normal. Froid/chaud, électricité statique...
Mouaif... Je suis pas convaincu !

Mon taux d'iconoclastie étant dangereusement élevé (dans certains pays, je vivrais même pas le temps de dire :"Bandes de..."), je penche pour la théorie n°2.
Et vous ?
Qu'en pensez-vous ? Avez-vous vécu éxpérience extraordinaire similaire ?
Voyez-vous d'autres pistes possibles que j'aurais oubliées ?

Friday, March 16, 2007

LA LECTURE ? UNE ACTIVITE TRES DANGEREUSE !


Voilà
juste un rapide billet pour attirer votre attention sur les dangers de la lecture.
On ne rappelera jamais assez les dangers de l'écriture, surtout lorsqu'elle est engagée ou simplement polémique. Parfois aussi, lorsqu'elle est mauvaise (attention dans ce cas aux tartes à la crème)... J'en veux pour preuve Salman Rushdie et toute une pléthore de mecs armés de ridicules - et incisives - plumes contre les sabres aiguisés des obscurantistes de tout poil. Donc l'écriture, ok, c'est dangereux !
Mais on ne parle pas des dangers de la lecture, qui sont pourtant réels !
Forcément, si les mots qu'on écrit sont des armes, ils peuvent blesser ceux qui les lisent non ?
Deux exemples pour vous convaincre...
Avant hier, j'ai failli me fracasser le crâne en revenant de ma pause du midi et en descendant un escalier qui donnait d'un parc l'autre... A Charenton on a deux parcs qui se superposent : un à côté de l'école d'archi avec un terrain de basket et tout et tout, entretenu et tout ça et un deuxième plus bas qui sert de dépotoir à crottes de chiens pour les pov qui vivent en bordure du périph et d'autoroute avec pas de verdure : beau tableau de la France d'en haut et de la France d'en bas.
Je descends donc l'escalier qui donne d'un parc l'autre... et manque de répandre ma cervelle et un puzzle d'os craniens sur le sol parce qu'en lisant je voyais plus mes yeux et manquais de trébucher.
Le bouquin de space opéra espagnol que je tenais dans mes mimines ébahies (oui c'est une licence poétique : sur mon blog des mains peuvent être bouche bée... Si on leur fait des baises-mains), ce bouquin donc était le seul responsable à mon faux pas presque fatal !
Ouille !
Vous voyez combien la lecture est dangereuse ?
L'hiver 2005 (... ou 2004 ?) je descendai l'avenue de la Liberté, qui donne sur le Quai des Carrières, toujours à Charenton... Un autre bouquin, dont je ne me rappelle plus le titre ni le sujet... ça devait sûrement être un truc passionnant genre Matheson ou Dick, pour que je m'y agrippe comme ça.
Les gros gags de l'hiver, c'est insensé ! Vous voyez, nez rouge, qui coule, froid qui fait tremblotter, vent glacial ciel couvert.... et... et... plaques de verglas bien sûr !!
Je devais être en retard (je suis souvent en retard... :s :s), je marchai pressé et en lisant et mon pied fait... Ziiiiiiiiip sur une belle plaque qui traînait par là... (Que faisait-elle là ? Voir le billet sur l'araignée-parapluie et les Sépulcreux lol)
Une voiture déboulait à ce moment, j'ai replié bien vite mes jambes qui dépassaient sur la chaussée.
J'ai alors eu droit à un speech d'une dame entre deux âges qui passait par là et m'a confirmé :
"Vous savez c'est dangereux de lire..." et a saupoudré ça de "Vous avez lu dans les journaux, un fou qui jette les gens sur les rails du métro"... Glups !
Du coup je suis arrivé plus en retard encore.
Voilà,
la lecture c'est dangereux. J'espère que je vous ai convaincu d'arrêter de lire.
D'ailleurs, vous pouvez éteindre votre ordinateur, si ce n'est déjà fait...

Thursday, March 08, 2007

"C'est vrai que vous les mangez, vous, les chiens"

La vioque qui avait lâché ça, tenait de la bourge parisienne qui a mal tourné, la quarantaine bien entamée et mauvaise, bajoue flappie et oeil torve compris. Elle traînait dans son sillage purulent son supposé conjoint, dont le silence veule trahissait à n'en pas douter sa condition de mari battu, et le sujet qui nous intéresse tous, j'en suis sûr, son cabot.
C'était, je ne me rappelle plus, un truc rampant, petit et moche. Baveux, je sais pas, aboyeur je sais pas non plus, parce que j'ai pas eu le loisir d'en voir tellement plus.
On revenait de Paristore et Tang Frères (quand on y va, on passe toujours au deux systèmatiquement, ne serait-ce que pour voir la tête du gars à l'entrée de Tang Frères, vert, lorsqu'on se pointe avec nos sacs de la concurrence)... On revenait de ces deux magasins donc, chargés comme des mules et à la recherche d'un coin sympatoche ou se poser pour se défourmiller et boire quelque chose.
Charmant petit traiteur chinois qui nous attendait, sur le même trottoir. Avec des employés tout ce qu'il y a d'aimables et de serviables (tiens, je me croirais au travail là, en parlant comme ça...). On se pose donc, les sacs par terre à côté de la table... enfin, il y en avait une sizaine, donc, tout autour de la table, et peu de minutes s'écoulent avant que la vioque fanée, son mari battu et leur chien moche se pointent.
Ma douce et ma pomme nous regardions les sacs et le chien, alternativement, avec appréhension. Je me voyais déjà filer un coup de pompe au sale cabot, s'il s'approchait trop (je défends mon bifteck, oblige !)
L'intervention immédiate du patron fut alors vraiment vécu comme un soulagement, un don du ciel (bon, ok, j'exagère un peu).
"Non Madame, on peut pas accepter le chien dans le magasin."
La vieille peau minaude, sort une abomination :
"Mais c'est mon bébé !"
Hum !
Je coule un regard vers le bébé déjà présent en salle avec son papa et sa maman, regarde le sac à puces et autres vermines vautré sur le sol. La comparaison n'est pas heureuse. L'est trop poilu, c'mioche !
Je me pince les lèvres pour éviter de répondre à l'abomination par une énormité peu diplomatique dans cet ordre d'idée "trop poilu !!" Ma tendre et douce, en face de moi, a sûrement dû penser la même chose.
Le chinois, en maître des lieux, boute avec toute la délicatesse, le tact et la fermeté propre aux asiatiques, les colons et leur fauve.
Perfide, la vioque lance donc sa deuxième abomination, celle qui lui vaut un titre là en haut de ce billet.
Je sais pas si elle a ajouté un truc du genre "Allez, vient Choupette !!" Mais c'est fort possible !
On échange quelques mots en rigolant avec les chinois propriétaires du traiteur (père, mère, fille) et la mère de dire qu'ils n'ont pas le droit de faire entrer des animaux dans l'établissement. On peut aisément le comprendre non ?
Fin de l'épisode.
Je vais pas vous faire une thèse sur le racisme français et/ou parisien (d'aucuns disent que les provinciaux et paysans sont plus racistes que les gens de la capitale, remarquez...). Je laisse ça à ma tendre et douce Celeezer qui souhaite parler de ce même épisode dans son blog pour illustrer ce thème.
Non, moi je veux... hem... recentrer le débat. Sur le point principal, après tout. Le chien.

"C'est vrai que vous les mangez, vous, les chiens."

C'est pas faux... comme dirait Gauvain dans Kaamelott.
Mais je répondrais à la vioque, et à toutes les vioques de la Terre qui parent leurs jours décrépits de bêtes à poil : "Et alors ?"
Et alors ? ça fait quoi, diantre de bon Dieu !
En quoi est-ce anormal ou immoral ou obscène ou ce que vous voulez comme qualificatif négatif de manger du chien ?
L'européocentrisme est en train de nous bouffer la tête (normal on est en Europe).
Bon, paraît que la viande de chien c'est un peu trop gras, mais sinon...
C'est quoi ce délire de penser que les chiens et les chats sont des animaux dits "sensibles", dixit le cours de droit de ma tendre et douce et qu'ils ont donc, comme animal domestique, un statut particulier par rapport au poulet ou au boeuf ?
On s'émeut des conditions dans lesquels les chiens sont élevés pour être bouffés dans certains chenils en Chine. Et c'est vrai que c'est dégueulasse et qu'il faudrait pas faire souffrir des animaux, même si c'est pour les bouffer après. Mais et les poulets déjà mentionnés ci-dessus ? Vous croyez qu'ils ont de meilleures conditions de vie ?
Moi je bouffe du poulet quand je veux, comme des millions de français (il est vrai qu'on peut pas s'empêcher de croiser des végétariens de ci de là) et je lâche jamais une larme quand je vais chez KFC, sauf si c'est trop vraiment épicé...
Alors parce que le poulet descendrait des dinosaures (si si il paraît, les oiseaux sont des dinosaures, ou un truc dans le genre, j'ai pas fait bac S), il n'aurait pas autant de sensibilité que le chat ou le chien ?
Dans nos sociétés modernes décadentes aux forts relents de pourriture, on a anthropomorphisé les chiens et les chats, jusqu'à en faire nos semblables. A tel point qu'il y a des salles de sport pour animaux, je vous passe les toiletteries en tout genre, les pâtissiers pour animaux... Et dans le même temps on dégage des SDF de centre-ville, parce que ça fait... "sale". Aux yeux de beaucoup de gens, c'est (même) pas des chiens. On va où là ?? Et les merdes de chien qui pointent insolemment leur bout sur tous les trottoirs de la capitale, c'est pas sale ça ? Même certains parcs ou jardins publics, le bois de Vincennes par exemple, en sont souillés. Vous vous voyez jouer avec vos enfants, éclater de rire et vous roulez dans l'herbe ? Ou simplement pique-niquer ?
En Italie, vous pouvez récolter une amende si vous promenez pas votre clébard au moins deux fois par jour ? Et bientôt, une amende si vous l'emmenez pas au moins deux semaines par an en vacances ?
J'aime pas les animaux domestiques, non, je les aime pour ce qu'on a fait d'eux. Bêtes dénaturées qu'on habille, coiffe, emmène chez le psy. Et pour cause, à force de le comparer à un humain, le chat ou le chien se met à avoir les mêmes dérangements mentaux que les hommes qui les couvent d'une attention trop grande.
Les chiens c'est encore le pompon : serviles avec leur maître, baveux, puants de la gueule et potentiellement dangereux, voire très dangereux avec les autres.
Peut-être que vous aurez ou que vous avez eu l'occasion de lire ma nouvelle Chien de garde en attente chez un rédacteur en chef d'une revue. Cela retranscrit à peu près ce que je vois de pire dans le chien (il a des bons côtés aussi c'est vrai... mais attardons sur les mauvais, c'est plus drôle !)
Le chat, malgré que j'apprécie beaucoup cet animal, parce qu'il garde une certaine forme d'indépendance et de liberté, le chat ne ressemble plus vraiment à l'image que j'aimais m'en faire.
Le plus souvent, ils sont énormes et se traînent.
Paraît que le chat, ça a un goût de lapin.
Paraît...
Pendant la guerre, les gens se posaient pas de question de ce genre, et on n'en voyait pas trop des chats, dans les rues de Paris.

Si un jour on me propose un plat de chien, je dis pas que je refuserai.

Tuesday, March 06, 2007

Comme une araignée aux pattes à moitié brisées,

il se tenait là. Au milieu de la route.

C'était un parapluie, de couloir beige foncé avec des motifs, sûrement. Sa carcasse était trop défoncé pour que j'ai le loisir d'observer son plumage.
Je revenais de manger ce midi de chez moi, et voilà que je fais cette étrange rencontre, juste dans une des rues les plus biscornues de ma ville. Juste après un virage.
Cette étrange vision d'un objet familier mais détruit par le vent et potentiellement dangereux, car au milieu de la route, voire presque agressif, cette vision donc m'a fait penser le temps d'une seconde à la série que je suis en train de regarder ces temps-ci : Dead like me. On y présente les sépulcreux : des créatures genre gremlins, invisibles du commun des mortels, qui sont la cause des décès des gens victimes d'accident (et hop que je renverse un peu d'eau pour que tu glisses dessus et tu te ramasses, et v'la que je scie un peu une corde pour faire tomber un piano sur une passante).
Je me suis dit un instant que ça pourrait être un sale coup d'un Sépulcreux. La voiture arrive à toute blinde (c'est souvent le cas dans ce virage) et tout soudain sur une araignée géante en toile et métal... Et c'est le drame. Paf dans le décor. Morts et tout ce qui s'ensuit.
J'ai donc pris le parapluie et ai coincé ses pattes brisées dans une grille sur le trottoir (car il y a en plus des travaux dans le coin, encore un plaisir pour les Sépulcreux, les accidents de travail).
Et je me suis dit : dans tous les cas, j'ai fait une BA aujourd'hui.
J'ai sûrement sauvé pleins de vie et en plus, j'ai permis à un parapluie salement amoché d'éviter l'humiliation de se faire ratatiner.

Paix sur Terre aux hommes de bonne volonté, donc !

N'empêche, durant l'après-midi j'ai un peu psychoté, sueur froide et tout ça, en pensant que j'avais peut-être oublié d'éteindre la plaque chauffante de la gazinière et tout et tout, avant de partir !

Pas de rapport entre les deux, me direz-vous ?

Peut-être qu'inconsciemment, je me suis rappelé que les personnages dans Dead like me, lorsqu'ils se mettent en travers du chemin des Sépulcreux, récoltent un paquet d'emmerdes et de méchante poisse.

Mais bon, j'arrête de délirer... C'était juste un parapluie au milieu de la chaussée... Encore que... Qui sait ?

Saturday, March 03, 2007

Franc-tireur... ou tire-au-flanc... Un peu des deux, flan-tireur je dirais...

Les exams, tests, oraux, épreuves sont redoutables. Ils nous mettent face à nous-mêmes de la plus désagréable des manières qui soit (pourvu qu'on triche pas bien sûr, je l'ai vu l'autre là au fond, qui m'écoute pas mais qui louche sur sa langue pendante pour lire l'antisèche qu'il a collée dessus... allez un peu de concentration là...).
Vous trouvez dans un grand hall avec 1000 autres candidats, c'est moche... c'est très moche, ma p'tite dame. Du coup, vous vous dîtes... Euh, qu'est-ce que je fous là moi, à 9:00, à plancher sur un sujet dont je n'ai que de vagues impressions de déjà-vu concernant une très hypothétique troisième partie, une poignée d'exemples rabougris et surtout... surtout, pas la moindre idée du moindre commencement de plan ! Les rouages se mettent en marche, le bagage (intellectuel) se pose sur la feuille de brouillon, bonnant malant, à la manière d'une Samsonite boycottée et interdite de territoire, une Samsonite clandestine et sans papier en quelque sorte... Puis vous arrachez à votre matière grise ce qui vous semble être la substantifique moëlle, un jus de cerveau premier cru... ou un jus de chaussette, du pâté pour chat, de l'eau de boudin... C'est selon vos connaissances et l'inspiration du moment.
Dans les cas des concours de l'administration que j'ai pu passer c'est assez déprimant donc, surtout que c'est pas toujours ça les salaires proposés.
Mon truc, ça serait d'être bibliothécaire... Mais ça semble l'Enfer (avec un e majuscule) pour y arriver. Et même avec toutes les bonnes intentions du monde... Ce n'est pas parce que l'Enfer en est pavé (d'intentions) que je suis forcément près d'y arriver...
Pour en revenir au sujet qui nous intéresse, les exams et cette sorte d'introspection qu'ils nous forcent à faire, sur nos propres limites, faiblesses (et j'espère forces, quand même), je viens de passer récemment un test pour une grosse société... et...
la Culture G.
vous connaissez ce truc, qui sert de fourre-tout, que tout le monde est censé avoir mais qui peut en fait vouloir dire tout et n'importe quoi, selon qui en parle... Vous savez ce truc-là, dont par consensus, on s'évertue à placer dans un espace médian, à equidistance de tout le monde... Un machin supposément démocratique donc, égalitaire, masse-de-savoir-forcément-à-portée-de-tout-le-monde !!
Ouaip... Coton tout plein la Culture G. Pour quelqu'un comme moi, qui de façon plus ou moins consciente, plus ou moins artificielle, plus ou moins acharné, s'est mis en tête de cultiver sa différence comme une fleur exotique aux piquants acérés et aux couleurs charmeuses... C'est un guêpier, un piège à loup... En bref une horreur... !!!
J'essaie de m'intéresser, oui M'sieur Dame, mais j'évite d'aller m'agglutiner systématiquement au point médian dès que le consensus créé une oeuvre, un événement historique, une pensée, un courant de mode "majeurs"... Je dis pas que je vais pas jeter un coup d'oeil de temps en temps à ce baromètre du goût-des-autres et que je ne m'approprie pas moi aussi certaines de ces manifestations. Mais je me suis toujours méfié de vox populi et des appels de sirènes, voire des coups de klaxons insistants de la dictature de la norme. A l'époque de la démocratisation fanfaronnante et médiatisée des esprits... Je sens en arrière-goût des relents de nivellements par le bas. Vous voyez, ces machins remplis de paillettes qu'on agite devant nos yeux ébahis, gonflés et crevant d'images, ces bouts de fesse qui se sont mis en tête de péter... euh ! chanter et de vendre des albums sous le patronnage bienveillant d'artistes plus... confirmés... ça me donne un peu envie de vomir. La conformité engendre souvent la médiocrité, et l'iconoclastie aussi, remarquez mais bon...
La loi des 10% contre 90% : rappelez-vous Sturgeon... Allez vous me lire trois de ses nouvelles pour ce soir et vous pourrez aller en paix...
Pour recoudre mon propos un peu décousu, je reviens à ce test avec des questions de culture générale... Il y avait des questions implacables ! Implacables parce que ce sont elles qui m'ont plaqué (genre match de rugby viril) sur la table dès que je les ai parcourues, vissé au fond du siège, les miquettes à fond !!
Simples et sans appel. Et l'image qu'on à de soi dégringole comme un suicidaire qui fait le pari d'aller plus vite que l'ascenseur de la tour Eiffel et qui veut pas s'encombrer d'être serré dans une petite cage branlante. Bah ouais, il est suicidaire et claustro en plus !
Donc une image de soi en chute libre. C'est quoi ces questions, je me dis. On me sort des noms que forcément je connais, des types dont vous voyez la tronche tout les jours dans les journaux ou à la télé, on me demande le nom du prix Nobel de la Paix 2006, du Goncourt 2006... Le genre d'info qui sont passés forcément un moment par une case dans mon cerveau du genre fichier .temp avant d'être avalées par la poubelle car jugées inutiles... aaaargh !
Qu'est-ce qui est le plus important pour moi ? Lire des nouvelles de Santiago Eximeno, de Pablo Dobrinin, de Alfredo Alamo, me replonger dans Horacio Quiroga ? Ou parasiter mon esprit avec des trucs, dont à la rigueur, je me fous...
Pourtant, la logique voudrait que je sache qui est ministre en France aujourd'hui de l'Emploi ou de l'Education... La logique de la survie dans le monde du travail, passez par la case recrutement, merci.
Et en fait, c'est pas vrai, j'm'en fous pas, je cherche à m'intéresser, je le jure, mais je dois avoir un esprit trop freaky, déjà trop déformé par ce dont je me délecte au niveau écriture, lecture, traduction, matage de films et séries, parce qu'à vrai dire, je n'arrive pas à accrocher ce type d'information bien longtemps et à leur trouver une place perenne dans ma tête. Bon, en insistant, si, je dois dire que quelques unes s'accroche. Je savais bien que Luc Ferry était Ministe de l'Education... mais en fait non, l'information est déjà périmée, fallait updater, c'est tellement vieux que ça remonte presque à son parent, Jules.
C'est vous dire.
Peut-être que l'on devrait s'inquiéter de la "médiocrité de nos hommes politiques" comme disait Coluche en reprenant, selon ses dires, VGE. Moi ça m'inquiète plus, ça me désole. Du coup, j'y pense et puis j'oublie.
Voilà la cause finalement de cette incapacité à figer des souvenirs "triviaux", quotidiens et pourtant "hyper" importants, à agripper cet espace médian que d'aucun appelle culture générale. Je préfère un bon déni de réalité pas piqué des hannetons, me faire ma propre culture à moi, et fuck off starlette et paillettes, politicards en mal de mandats, de postes et d'électeurs, basta l'intelligentsia germanopratine et les atermoiements boudinés "d'auteurs" encensés par la critique.
Pas constructif sûrement, mais on se refait pas.
Du coup, je pioche les infos qui m'intéresse par ci par là et je vois ce que je peux en faire dans le cadre de mes textes, mais je ne cherche pas à me formater... Je crois que j'en crêverais tiens...
Ce qui m'amènera à parler de mon iconoclastie rampante, dans un prochain billet.
Tout ça pour dire que c'est bien vicieux les exams. Sorti de là en me disant que j'étais une nullité de l'actualité, j'ai opté pour me rassurer en me disant, bah, en bien ou en mal... Je suis... différent (vous savez, comme dans Forrest Gump : "Votre fils est différent Madame, les autres enfants sous là (montrant la moyenne) et le vôtre, là (montrant sous la moyenne)")

Friday, March 02, 2007

Pourquoi Midian ? Pourquoi Salem ?

Midian est un lieu, imaginaire (?), qui trouve sa source dans la Bible. C'est une ville contre laquelle entre en guerre le peuple hébreu. Clive Barker - auteur à l'imagination fertile et dérangée - reprend ce nom et déforme la référence biblique en en faisant une ville de monstres, dans son roman "Cabal". L'idée d'une communauté de monstres, victimes de l'homme et pourtant prédateurs, obligés de se terrer pour survivre m'avait fortement et durablement impressionné. Le roman pose la question de la limite de l'humain, certains monstres, comme certains humains sont irrécupérables, des enfants de Midian se montrent plus humains que leurs bourreaux...

Salem est le cadre d'un roman que je compte bien publier un jour, et qui met en scène différentes familles de sorciers descendants des victimes des procès de Salem. J'y traite les thèmes du bien et du mal et des choix que l'on est prêt à faire pour survivre. Jusqu'à quel point est-on prêt à se battre pour ses idéaux ? Jusqu'à quel point le fait d'y renoncer fait aussi perdre son humanité, dès lors que l'on pactise avec des forces mauvaises ?

Et le coin de ciel... C'est pour donner le change, qu'on ne pense pas que je suis juste une sorte de goth dans sa grotte, cynique et ruminant l'échec de l'homme et la hausse continuelle des impôts ! Je pars du principe que la vie n'est pas "ouééééé ! supergénialdelamortquitue " ou au contraire "dâââââârk". C'est une grosse boîte de Pandore où on peut trouver autant de choses extraordinaires qu'atroces... On pourrait même inventer un mot... Je propose comme néologisme exatrosdinaire... Voilà, mon mot de la fin pour ce billet ça serait :

"La vie est exatrosdinaire"

Après ça, je crois que je vais aller me coucher... J'ai touché le fond !